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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 4 mai 2011 19:48


    Votre sujet est le 100 ème anniversaire, en France, de la révolution Xinhai de 1911 qui avait exprimé la volonté de bien des Chinois d’ethnies différentes mais surtout Han de se rassembler pour mettre fin aux turpitudes et humiliations nées des présences autoritaires occidentales et japonaises et où il fallait aussi renverser les Manchous Qing qui n’avaient pu empêcher que ça se produise.

    Vous avez choisi de considérer que les Chinois s’étaient révoltés en 1911, mais en réalité, vous le savez, il y avait eu au moins deux grandes révoltes depuis 1850 dont celle des Boxers qui était encouragée par l’impératrice.
    Comme pour la Commune et Odessa, vous considérez que des révolutions stoppées ne comptent pas. Au sens de cet anniversaire qui va à applaudir 100 ans de république chinoise, vous avez raison de ne compter que les révolutions ayant réussi.

    Mais en fait, vous le savez, les révoltes échouées forment les braises qui couvent sous cendres et permettent plus tard un embrasement vif et plus déterminé car chacun sait alors mieux les tenants et aboutissants.


    Il avait fallu que les Occidentaux et Japonais soient particulièrement envahisseurs et arrogants (à commencer par les missionnaires qui, christianisant à tour de bras contre un peu de riz, faisaient des convertis des rejetés) pour que les différentes ethnies eussent éprouvé des velléités de se rassembler car ce n’était pas du tout leur tendance naturelle.
    Les Chinois d’avant 1850 n’imaginaient même pas le nationalisme et n’ont commencé à voir un intérêt à une union sacrée que pour essayer une solution de sortie du chaos et de la décadence par l’union (union hors Manchous)

    Avant 1911, chaque ethnie avait déjà à supporter la domination Manchou (ce qui obligeait le pouvoir manchou à garder le pied léger et à laisser faire les fonctionnaires locaux, d’où la corruption).
    Chaque ethnie ne souffrait des étrangers que dans la mesure où ces étrangers attaquaient spécifiquement leur communauté. Ce que les étrangers se sont bien gardés de faire. L’opium, les débandages des pieds, le christianisme, visaient et défaisaient toutes les communautés.

    Bien des Chinois ont donc eu l’impression que si n’y avait pas eu la somme de deux pressions (manchoue + étrangère) et la cacophonie qui en résultait, ils ne se seraient pas trouvés entre fer et enclume et auraient pu s’en sortir.

    Un maître ça va ; dix, bonjour les dégâts.

    Bien des Chinois ont donc considéré que cette révolution n’allait pas leur être ethniquement profitable et ont trouvé intéressant de partir vivre chez un de ces 10 maîtres qui occupaient la Chine.
     
    Certes, les Chinois expatriés des différents épisodes regardent avec envie la réussite foudroyante de quelques Chinois de Chine. Mais commerçants avant tout, ils ont une telle horreur du communisme, qu’ils n’ont pas trop envie de retourner en Chine où le communautarisme est placé sous tutelle, en vitrine pour touristes. (le Tibet oui mais sous tutelle et en vitrine folklorique)
     
    Nous verrons donc nos Chinois s’associer aux festivités uniquement s’ils y voient un intérêt pour leur tiroir caisse.
    S’ils observent que le pays où ils vivent s’associe aux fêtes de la Chine, ils s’y associeront. Dans le cas contraire, ils s’abstiendront sans remord

    Les Chinois expatriés sont très communautaristes. Il y a 4 quartiers chinois à Paris et il y a des Wenzhous qui ne parlent jamais à des Pekinois, Cantonais, Hakkas et Chaozhou. 

    Attendre de ces gens qu’ils fêtent de bon coeur les 100 ans d’une révolution chinoise d’abord nationaliste mais ayant ensuite versé dans ce communisme qu’ils ont fui, c’est être très optimiste.

    Idem pour les Vietnamiens de France. Ils apprécient évidemment que le Vietnam se soit libéré de toute tutelle, qu’il ait donc vécu et réussi son nationalisme mais sa version communiste est un repoussoir. Ici, on continue d’appeler Saïgon, Saïgon.



  • easy easy 4 mai 2011 17:29


    L’originalité, sa singularité, même si nous étions tous hermaphrodites, aurait tout de même pu passer par tout un tas d’autres critères plus subjectifs comme la beauté par exemple. Cela nous aurait donc conduits à nous chamailler sur les subjectivités. Ce qui aurait été très intéressant car nous en serions venus à parler de notre psychologie.

    Tandis que là, quand bien même nous serions tous du même sexe, le subjectif n’est plus discuté « Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas » et seuls les chiffres forment argument.
    Nous ne faisons plus argument ni de la personnalité, ni même du besoin de singularité, nous ne faisons argument que de masses. Nous ne considérons plus les autres qu’en tant que « susceptibles d’entrer dans notre chiffrage »

    La dépersonnalisation et la désexualisation que nous a imposées l’industrialisation de tout, nous a conduit à des chiffres de production, à des chiffres, rien que des chiffres.

    ( OK, zéro killed, a remplacé « Pas de mort » et « zéro défault » a remplacé « sans défaut »).

    Quand à l’argent, si autrefois il y avait des gens riches, on ne savait leur fortune et, ne sachant les classer par le chiffre, on les considérait selon ce qu’ils en faisaient. Alors que de nos jours, le Forbes ne vit que par le chiffrage des fortunes et nous considérons les milliardaires en fonction de leur chiffre.
    Celui qui a raison est celui qui aligne le plus gros chiffre.






  • easy easy 4 mai 2011 17:14

    Ne perdons pas de vue que cette mannie remonte au christianisme (je ne connais aucune autre religion ou croyance organisée uniquement sur le martyr d’un type)
    Et jusqu’en 1914, on en était resté à cette habitude de s’autoriser sur la mort d’un seul brave.

    Mais les curés rasant les murs depuis la Révolution, le laïc a tenu une excellente occasion de s’autoriser à son tour en brandissant des morts mais, faute de qualité, tout était dans le chiffre.

    Nous revenons, à l’occasion, au brandissement d’un mort particulier pour nous autoriser mais la plupart du temps, nous trouvons plus commode de brandir des chiffres. C’est à peine croyable la quantité de chiffres qui sont exposés en tant qu’ils font arguments depuis un siècle.

    Personne n’ast capable de citer le moindre ordre de grandeur de chiffres concernant Louis XIV ou Napoléon par contre aux côtés d’Hitler, on voit des chiffres par millions, Staline pareil, Mao pareil, Pol Pol Pot pareil, Ben Laden pareil.
    La Sécurité routière c’est des chiffres, le tabac aussi, le Sida aussi.

    Aliénés aux chiffrisme, nous ne pouvons plus discuter du fond de quoi que ce soit sans nous autoriser d’abord par des chiffres. Même pour définir le bonheur^ou la qualité de vie, ça passe par des chiffres.

    Au fait, tu mesures combien ?


     smiley







  • easy easy 4 mai 2011 16:58

    Oh oui !
    Quand j’ai proposé ce papier, Ben Laden était encore en vie.

    Depuis, nous avons appris qu’une bande d’homme a organisé et réalisé une opération meurtrièrede plus. 
    Et dans cette affaire, nous aurons vu d’un côté une blonde, seule femme guerrière parmi 10 coqs, et de l’autre côté, une femme immédiatement présentée en bouclier d’un méchant homme, donc en victime de lui. Alors qu’on aurait pu la présenter en associée combattante et combattive.
     



  • easy easy 4 mai 2011 12:09

    En effet, on vient de voir une communication de peuple à peuple, désormais très facilitée par les nouveaux outils de communication.
    Mais avec de tels outils pendant la guerre d’Espagne, on aurait également vu ces ponts supra gouvernementaux

    Dans un premier temps, quand il s’agit de défaire un tyran, ces coagulations semblent heureuses, seulement heureuses.

    Mais les coagulâts deviennent toujours une force et finissent toujours par tyraniser.

    Les rondes, les rassemblements, les gens qui se tiennent par la main, c’est aussi mimi que terrible.



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