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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 7 décembre 2010 13:46

    Avec cette histoire de balle dans le pied, on se retrouve avcec le même discours anti révolutionnaire qu’avaient tenu les opposants à la libération des esclaves « Sans maîtres pour nous donner à manger, qu’allons-nous devenir, où irons-nous » ; les opposants à la décolonisation « Sans maître, comment allons-nous faire, qui va nous défendre contre les loups ? »....

    Fondamentalement, ça revient à dire à un adolescent qu’il ne doit pas quitter le nid parental parce qu’il en baverait.

    Des discours anti révolutionnaires, il est possible d’en tenir des milliers.

    Mais autre fondamental, l’affranchissement, la révolution, ne s’obtient qu’au prix de sacrifices.

    Oh, je ne dis pas que toutes les révolutions ont eu des conséquences positives, mais je dis que se libérer de ses dépendances (parfois uniquement psychologiques) et le faire dans la douleur fait partie de la vie (sans juger si c’est bien ou mal).

    Sans sacrifice de soi, aucun gain, aucune évolution, même les saumons savent ça.



  • easy easy 6 décembre 2010 18:58

    Ayé, je sens plus rien.

    Depuis 3 ans, j’ai entendu tellement de chiffres milliardiques, tellement de prophéties catastrograves, que je ne sens désormais plus rien.




  • easy easy 6 décembre 2010 13:12

     Madame de Fontenay est une personne et en tant que telle, elle mérite considération (d’autant que, somme toute, elle aura fait sa part d’efforts pour faire valoir la France)

    Mais son oeuvre, constituée dans le fil d’un oeuvre antérieure -le principe de l’élection de beautés nationales- si elle participait effectivement au rayonnement de la France au sein de cette opération médiatique, a pourri quelque chose dans notre relation à la beauté.
    Cette dame, ainsi que les autres organisateurs de cette compétition mondiale, a contribué au formatage de la beauté d’une part et à l’importance scopique, télégénique, du jeunisme d’autre part.

    Or, ce qui la suicide, aujourd’hui que son âge s’impose, c’est justement ce qu’elle a vendu pendant des dizaines d’années. Elle finit écrasée sous le poids d’un fantasme esthétique qu’elle a dérangé de sa position d’équilibre. Au bilan, à mes yeux, Bernard Pivot, Michel Polac, Deleuze, Ariane Mnouchkine, Michel Audiard, Gainsbourg, Gérard Lanvin, Cousteau...auront apporté plus de valeurs aux Français.



  • easy easy 6 décembre 2010 12:21

    Quand je vois les articles de notre ami Emile, je me dis que les Martiens existent. Ce sont des Terriens qui ont d’autres sujets de préoccupations que la plupart des gens.

    Merci pour ce point de vue très, très différent. 



  • easy easy 6 décembre 2010 12:15


    J’ai eu un fils atteint de leucémie et il en a été guéri grâce à l’effort collectif classique (cotisations obligatoires et dons de produits sanguins, moelle osseuse, sang de cordon...)

    Mettons donc que j’aie été tout près d’être le père d’un enfant souffrant d’une maladie éligible au téléthon.

    Et bien ce téléthon, comme tous les thons visant à récolter massivement, de façon ponctuelle et très spectaculaires des dons pour toutes sortes de drames, me met mal à l’aise. Il y a quelque chose qui pue dans cette visibilité, dans cette ostentation.

    Ca créé une théâtralisation à la fois des drames et des élans. Or dans toute théâtralisation, il y a stratégie de récupération. Pas seulement par les organisateurs et les participants visibles mais aussi par les donateurs.
    Oh ce n’est pas nouveau qu’un prince arpente la ville depuis son char de triomphe en jetant des pièces à la foule, ce n’est pas nouveau les ventes de charité, ce n’est pas nouveau l’appel de l’abbé Pierre. Mais toutes ces ponctuations collectives du pathos sont du théâtre et virent inévitablement à la farce car il n’y a plus de contradicteur possible. On ne peut pas dire du mal de ces messes de charité sans se voir opposer une aporie. Les Crozemarie ont alors les coudées libres mais les donateurs aussi qui peuvent faire dire ce qu’ils veulent à la messe à laquelle ils viennent de participer.

    Ca crée une dichotomie entre l’impôt obligatoire et le don volontaire. Une dichotomie de valeur morale qui n’est entretenue que par la théâtralisation de ces olas du pathos. A l’intérieur de l’impôt, il y a une part significative d’altruisme, au travers de sa part consacrée à la santé, au travers de sa part consacrée à l’instruction des jeunes, au travers de l’investissement pour les infrastructures. Toutes choses dont chacun peut se dire qu’il n’en profitera pas forcément lui-même, surtout s’il n’a pas d’enfant, surtout s’il vit seul. Plus il y a de théâtralisation autour de ces messes de la générosité, plus l’impôt est perçu comme sec d’altruisme, moins il porte de valeur, plus il est détesté, plus tout ce qui est fait au travers de lui est déconsidéré et méprisé. Le rejet que l’on éprouve contre l’impôt qui ne pemet pas de faire jouer les strass et le gloss, qui n’offre aucune opportunité de se faire valoir en public, aboutit à ce qu’on cherche à s’en soustraire et qu’on en fasse une règle de conduite.

    Déjà les premiers Rothschild, déjà les premiers Rockfeller, Eastman et autres Astor, avaient compris tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de ce biais de la théâtralisation de la générosité, le carrosse de BHL ne fait que suivre le mouvement des maîtres
    http://www.agoravox.tv/tribune-libre/article/didier-porte-ridiculise-bhl-devant-28622

    Les thons démocratisent ce principe de la théâtralisation en permettant à tous les Bidochons de singer les princes à l’intérieur d’un camion populiste.

    Et l’élection des Miss ? 
    Même principe.
    Alors que c’est à chacun d’élire la belle de son coeur et de sa vie, on se retrouve le plus officiellement du monde convié à participer à l’élection d’une parfaite d’entre toutes les parfaites. Et les années ont beau défiler, les belles à élire ont toujours l’éclat des 18 ans. En rapport de ce vote que chacun fait (vraiment ou implicitement ou in petto ou entre potes) que reste-t-il alors du choix que chacun fait concernant sa compagne qui ne peut être constamment aussi pomponnée et qui vieillit ? 



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