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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 17 décembre 2010 12:02

    A la « fille à la perle » proposée par Rakosky pour soutenir son thème, j’oppose une autre image 
    http://sandstead.com/images/metropolitan/GEROME_Pygmalion_and_Galatea_ca_18 90_.jpg




    La puissante émotion que procure la beauté ne conduit pas forcément au libertinage. Elle peut conduire au contraire à la fixation sur une seule personne réelle (comme par exemple pour le garçon du film Malena) ou sur une personne fantasmée pas encore rencontrée (comme par exemple pour Pygmalion).

    Pygmalion était uniciste, il n’envisageait qu’une seule beauté incarnée et se concevait aliéné ou entièrement dévoué à cette unique érigée en déesse, alpha et oméga de tout.

    Il y a probablement un lien entre la fascination pour la beauté et le libertinage mais ce lien est ténu. Dans le libertinage, il y a davantage la soif de consommer, de jouir pleinement de la vie de manière somme toute assez simple et sans tourments (si l’on n’est pas marié) avec tout ce qui passe à sa portée et cela sans prise de risque (surtout quand on s’affiche carrément libertin).
    Dans le libertinage, il y a du butinage sans que ressorte spécialement le goût pour la grande beauté (qui doit obligatoirement inclure la notion de rareté), sans que ressorte la souffrance de la quête impossible ou l’angoisse devant l’extrême fragilité de la beauté absolue (beauté surtous les plans) qu’on aurait trouvée ou qu’on serait sur le point de toucher.

    Le libertinage semble inclure d’emblée la solution. Se voir et s’accepter libertin, c’est déjà sortir du tourment de fond car il n’y a aucune difficulté majeure à butiner d’une femme ordinaire à une autre femme ordinaire. Le libertinage serait alors bien grec.

    Alors que le pygmalisme, grec aussi mais en sa marge, inclut une souffrance puisque tous les Pygmalion ne rencontrent pas une Aphrodite qui exauce leur voeu. Du coup, le pygmalisme serait la source du concept chrétien où tout s’entend au travers de la douleur et de la passion de la quête de l’Unique.


    Le libertinage bien assumé ne désocialise pas (les célibataires) et peut être assez facilement heureux alors que le pygmalisme conduit assez sûrement au désespoir si la rencontre avec la Parfaite, l’Irremplaçable ne se produit pas ou si elle disparaît.



  • easy easy 10 décembre 2010 16:42

    Sans juger ici de la qualité ou de la partialité des notations qu’accordent ces agences à tous les emprunteurs institutionnels, j’estime qu’elles ont toute légitimité pour le faire tant qu’il existe des gens qui se fient à leurs notations pour engager leur argent.

    Quand une banque évalue si elle peut prêter 100 M€ à une entreprise d’hôtellerie, elle va chercher s’il existe quelque part un organisme qui a évalué la situation de cette entreprise et qui l’a notée. Cette entreprise d’hôtellerie ne sera pas cliente de cet organisme mais sera notée par lui et la banque s’y fiera. Il n’y a rien d’anormal à ça.

    L’Etat emprunte sur les marchés privés et ceux qui lui prêtent sont très heureux qu’il y ait des agences de notation qui passent leur temps à analyser les risques relatifs et absolus des uns et des autres.

    Ca n’existerait pas, il faudrait les inventer.



  • easy easy 9 décembre 2010 12:38

    @ Kiouty,

    Nous sommes d’accord, Cantona n’est responsable de rien (et n’est pas non plus irresponsable).

    Il me semble qu’en tous cas ici, nous avons tous découvert la vidéo de Cantona en rouge et nous avons tous très bien compris qu’il répétait une idée déjà en l’air depuis des années, rien de plus.
    Mais voilà, cette fois, l’idée était reprise par une célébrité, par une personne se situant quelque part entre nous les quidams et le sommet de la pyramide du pouvoir. Et ça nous a marqué un peu plus. Quand nous en avons parlé entre nous, icin au travail ou à la maison (pour ou contre peu importe), nous avons cité Cantona histoire de donner quelque importance à nos paroles-infos.

    Quant aux medias et Netomedias, ils ont fait comme nous. Eux aussi avaient déjà entendu parler de cette idée de bank run depuis des lustres mais là, d’une part elle était évoquée par une célébrité parfaitement bankable en termes de buzz et d’autre part, ça se produisait à un moment très intéressant qui permettait de rebondir après l’échec des manifs contre la réforme de la retraite.

    Pour un media professionnel, faire savoir que Duchmol ( un Sarfati par exemple) a relancé l’idée d’un bankrun, n’a aucun intérêt. Idem s’il s’agit de faire savoir que ma concierge a dit de Sarko qu’il était un dictateur. Pour les médias, les mots qu’ils rapportent ne valent leur pesant de croustillant que s’ils peuvent être attribués à une célébrité. 

    L’occasion était donc trop belle pour les medias, comme pour nous autres, de faire des paroles de Cantona, un « Appel de Cantona »



  • easy easy 9 décembre 2010 11:11

    Ces mots n’ont pas été tellement prononcés dans les commentaires mais ils y sont présents en filigrane et surtout, ils ont été souvent prononcés dans les vidéos traitant du problème économique : les mots « responsable » & « irresponsable »

    Leur cas me fait penser au mot amateur qui peut vouloir dire tantôt « peu crédible », tantôt « fin connaisseur ».

    Je vois deux champs sémantiques principaux au mot « responsable ».

    Quand on dit à un employé qu’il sera désormais responsable d’un groupe de travail, le mot « responsable » a une connotation titrante ou diplomante (celui qui est nommé responsable en fera étalage dans ses prochain CV) . En ce sens, devenir responsable vaut souvent une promotion et une gratification salariale. C’est plutôt une reconnaissance valorisante et le titulaire arbore la banane. Sa nomination ressort comme la sanction positive d’un mérite et il n’est pas d’usage d’en discuter (aux jalousies près). En ce sens, si l’action du nommé responsable virait à une catastrophe, ses détracteurs chercheront à établir que sur ce plan formel, valant juridique, il était bien le responsable de l’action menée et qu’à ce titre, il sera celui qui devra repondre des conséquences fâcheuses de sa direction. Il subira une sanction proportionnelle aux gratifications ou primes de risque que lui avaient values sa nommination.

    Et puis il y a un autre champ sémantique où l’on utilise le mot « responsable » pour dire qu’une personne, même non officiellement titrée ou mandatée, devra être sanctionnée ou rejetée en raison de ses responsabilités, sans s’appesantir sur le fait qu’elles ne sont en rien officielles, qu’elles n’ont en rien été payées par un sursalaire. On a alors une personne accablée qui va se défendre en commençant par dire qu’elle n’est en rien responsable de la catastrophe pour n’avoir même pas été responsable de quoi que ce soit avant.

    Dans ce second champ sémantique, plus informel mais aux conséquences souvent très graves pour l’accusé, on retrouve systématiquement un mêli-mêlo des deux mots « responsable » et « irresponsable ». Du même mis en cause, on dira qu’il est le responsable de la cata et qu’il s’est comporté en irresponsable. Ce qui est pour le moins bizarre

    La langue française, peut-être depuis que la Sorbonne existe, est le meilleur outil du diable qui peut faire qu’une même personne peut être traitée à la fois de responsable et d« irresponsable lorsque les autres sont mécontents de leur sort et cherchent un bouc émissaire. 

    Lorsqu’on se retrouve à être traité en un même moment cathartique, de responsable et d’irresponsable, on peut être sûr qu’on ne nous veut pas du bien et qu’on risque sa peau, au moins au sens de la porte ouverte au suicide. Sucide car, pour l’accusé qui risque le lynchage, plus rien n’est clair, tout devient ambivalent, schizophrénique (au sens commun). Quoi qu’il puisse dire pour sauver sa peau, il sera balloté entre les Charybde et Scylla que representent ces deux qualificatifs

    Parce que je tiens à ce que mon sujet reste centré sur le cas de Cantona-bank-run que j’érige en paradigme du genre, je souligne donc que l’on a clairement entendu les deux qualifiations à son sujet. Pas toujours, mais parfois prononcées par les mêmes accusateurs. 
     »Il est responsable du bank run et il s’est comporté en irresponsable"


    Mon propos était de faire ressortir (peu importe la question de fond, si c’était judicieux ou pas de faire un bank run) que cette double étiquette, dangereuse pour Cantona, n’est pas juste et que nous devrions, dès lors que nous aurions un tant soit peu buzzé sur ce bankrun (en pour ou en contre, peu importe) reconnaître le partage des responsabilités éventuelles et des irresponsabilités tout aussi éventuelles entre nous.

    L’idée étant de ne pas le laisser assumer seul les coups et les insultes (comme nous l’avons trop souvent fait au sujet de Bové).

    Dans un pays où l’on sait tous utiliser les terribles ciseaux que représente cette double et dangereuse étiquette de responsable et d’irresponsable, il serait bon que par moments, nous nous rassemblions, ne serait-ce que par principe voltairien, autour de celui qui risque ce mauvais sort (Bové, Assange, Cantona...)



  • easy easy 8 décembre 2010 19:34

     Vous allez à Rome, à Naples, Ariane ?

    Je vous confierais bien une tite mission.
    Tâchez de comprendre comment font les millionnaires qui habitent les somptueuses villas en retrait de la Via Appa, bien planquées derrière des cyprès, pour rouler sur cette voie pavée très irrégulière avec leurs sportives surbaissées sans perdre une ligne d’échappement tous les 2 kms.

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