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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 2 décembre 2010 22:33

    Pi-Pi
    Pilon pour le papier
    Pilori pour son auteur

    Nan je rigole ohhhh

    En fait on s’en fout. Quand on n’est pas concerné par une maladie éligible au Téléthon.

    Quand on l’est, c’est autre chose.
    On est alors prêt à croire en n’importe quoi. Le moindre prétexte, la moindre planche pourrie produit de l’espoir et un peu de joie. On nous dit que les banquiers offrent 10 €, on est content. On nous dit que Sarko nous offre un bonbon dédicacé par Carla, on est content.



  • easy easy 2 décembre 2010 21:35
    Peuples d’Europe, soulevez-vous !

    Il ya toujours eu des exhortations au soulèvement. C’était toujours contre un tyran ou un groupe de tyran. Donc contre des personnes physiques.

    Et voilà que depuis l’Acropole des acropoles, on lance aujourd’hui une exhortation à se lever, à s’insurger contre...non pas une personne physique...non pas une personne morale...mais contre un système bancaire tentaculaire, abusif mais indissociable de chacun de nous, du plus riche au plus pauvre. 




    Il y a 60 ans, en pleine Glorieuses, tous les Bidochons d’Europe et d’Amérique réclamaient de pouvoir eux aussi voyager comme les charmantes hôtesses de l’air et prendre, comme elles, leur pied autour de toutes les piscines du Monde.
    « Yen a marre de moisir sous les guitounes Trigano, passons au Club Med du même vacanciste »

    Bidochon, pour la première fois de l’humanité, devenait assez riche pour se payer du superflu, des congés payés et surtout des voyages.

    Dans sa cité, Bidochon était respecté, chacun savait que Bidochon avait la considération de son banquier et quelques avoirs.

    Le problème, quand Bidochon a commencé à voyager et à sortir un peu le nez du Club Med, c’est que personne ne reconnaissait sa valeur faciale, pécuniaire, son crédit. « Franc ? pas connét missié »

    Tous les Bidochons d’Europe avaient donc réclamé à leur banque de mettre rapidement en place un réseau international avec des guichets partout, des DAB partout et des lecteurs de carte bancaire partout.


    Ah ces pubs, rappelez-vous, où l’on voit un aventurier en sueur au fin fond de l’Atacama, obtenir de la part d’un hôtelier, la meilleure de ses chambre rien qu’en posant sur le comptoir une carte plastifiée. Même pas de photo sur la carte, carrément. 


     

    En quelques années, les banques ont réalisé une toile géante et ont permis que n’importe où dans le Monde, Bidochon puisse se faire ouvrir n’importe quel entrepôt, n’importe quelle échoppe et n’importe quelle chambre.

    Ici et là, on croyait depuis l’aube des temps, aux colliers de coquillages, aux colliers de fleurs, aux griffes de lion, aux briques de thé, au corail et aux turquoises.
     
    Mais Bidochon voulait que partout on se mette à croire au drachme, à la lire, à la livre, au mark, au franc, au dollar, à l’euro. Du papier imprimé en Europe par des Blancs devait devenir la contrevaleur de toutes les valeurs existant au Monde.

    Quand une marchandise traverse les océans, qu’elle soit constituée de téléviseurs ou de canard laqués, de Rolex ou de statuettes de jade, elle devait se règler en monnaie occidentale, aujourd’hui en dollar ou en euro.

    De plus, Bidochon voulait que la reconnaissance de ses avoirs soit effective en permanence, décalages horaires obligent. N’importe où et n’importe quand, sans délai ni tergiversation, un restaurateur servant du nid d’hirondelle à Bidochon dans la baie d’Halong, devait accepter d’être payé en papier imprimé quelque part en Occident.

    Mais ce n’est pas tout. Bidochon considérait qu’il n’était pas normal qu’un tapis nécessitant 100 jours de travail d’un Indien lui soit cédé contre l’équivalent de 100 jours de son travail de garagiste, à lui, Bidochon.

    En aucun cas, son morceau de papier gribouillé d’encre indiquant 100 F ne devait valoir moins que 10 000 piastres.

    Le monde entier s’est incliné devant le marketing des banques qui ont fait la tournée de tous les hôtels lointains « Si vous acceptez la carte plastique marquée Visa, vous aurez des clients, sinon rien... »

    Les hôteliers étaient payés en dollars reconnus partout et payaient leur personnels en dirhams de plus en plus méprisés. Bidochon le savait et trouvait ça très bon pour lui donc très juste. Ca faisait de lui un prince quand il sortait de sa cité, quand il flambait à Bangkok ou Médine. Il trouvait ça normal.

    Bidochon avait fantasmé d’un réseau bancaire colossal faisant de lui un homme crédible partout sur la planète, et même plus crédible que dans sa propre cité. Les banquiers ont réalisé ce fantasme.


    50 ans plus tard, partout dans le monde on ne marchande plus qu’en monnaies occidentales. Tout s’est aligné dessus. Le moindre coquillage vaut désormais plusieurs billets américains, le moindre service de pute vaut plusieurs billets européens et Bidochon se sent rabaissé au niveau où il avait laissé les autres croupir quelques décennies plus tôt

    Plus exactement, sur 50 ans, ce n’est pas vraiment le même Bidochon qui vit les deux situations. C’est Bidochon senior qui avait vécu l’heureuse première période. Et c’est Bidochon junior qui subit maintenant la pénible seconde période, sans comprendre ce qui lui arrive ni pourquoi c’est ainsi.




    Oui peuples d’Europe, levez-vous. Tuez ce tyran qui désormais vous opresse. Tuez ce monstre dont vous êtes le carburant et le comburant, l’arbre et le fruit, le sang et la moelle, le père, le fils et le saint esprit !




  • easy easy 2 décembre 2010 20:25

    «  »«  »la nécessité de se nourrir elle est transcendantale.«  »"


    Whatchhhh !

    S’il vous plaît Ddacoudre, expliquez-moi ça.



  • easy easy 2 décembre 2010 20:04

    L’histoire de la blanche hermine à laquelle j’ai fait référence est celle que les Bretons racontent pour expliquer leur drapeau à canton blanc frappé de mouchetures d’hermine (la pointe noire de sa queue)

    Soit Anne de Bretagne, soit son grand-père, lors d’une chasse, aurait remarqué qu’une hermine en pelage d’hiver avait fait le choix d’affronter la meute quand elle s’est retrouvée acculée à un passage boueux.
    D’où la devise de nos fiers Bretons « Plutôt la mort que la souillure » 

    C’est moins vrai de nos jours où tout est bitumé, mais autrefois les gens devaient faire des efforts constants pour éviter la boue. Tout ce qui est de l’ordre du carrosse, de la chaise à porteurs, du palanquin, des chaussures surélevées, des gants, des chapeaux, des voiles, des parasols, des ombrelles, de la poudre de riz, des escaliers, des parquets, représentait, surtout pour les femmes, la panoplie des moyens développés pour préserver leur beauté de la souillure qu’infligeait la nature sauvage.

    Lorsqu’un homme porte une femme dans ses bras, que ce soit comme dans cette histoire racontée par Ariane ou dans un ballet russe, ils participent tous les deux à ce jeu de l’affranchissement de la fange, du sauvetage à grand prix de la beauté ciselée.


    Dans Shakespeare in love, vers la fin du film, il y a une séquence où la reine Elisabeth 1ère se retrouve face à une flaque boueuse. Des lords hésitent, palabrent. Elle marche alors carrément dans la boue sous les yeux effarés des barons qui ont certes fini par étaler leur cape à terre mais... « Trop tard » dit la reine. 



  • easy easy 2 décembre 2010 16:09

    Et voilà, c’est toujours le truc que je n’ai pas qu’elles préfèrent.

    Bon, à partir de demain, je mangerai 500 grammes de saucisse par jour.

    Je l’aurai un jour, je l’aurai ma squaw des îles du Levant.



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