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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 18 juillet 2010 11:33

    Bonjour Vivre différent,

    Dans votre nom, il y a le mot différent.
    Posons, si vous le voulez bien, qu’il soit naturel et dans le sens de la Vie, que nous soyons différents ou semblables jusqu’à un certain point seulement.

    Ansi, quand on utilise (en certaines circonstances et avec une certaine arrière pensée, l’expression du genre « Il faut savoir aimer nos semblables » on zappe carrément sur la part indispensable, vitale, des différences.

    Puissions-nous, afin de ne plus jamais nous égarer dans une des deux branches du labyrinthe qui commence sur ces deux mots semblables & différents, trouver un mot moins manichéen qui dise clairement que nous sommes à la fois semblables et différents. 



    Faute de mieux, utilisons provisoirement le mot semblifférent pour désigner ce que nous sommes les uns par rapport aux autres.

    Et bien des semblifférents ne peuvent et ne doivent, percevoir les choses que semblifféremment.

    Si je voulais démontrer que nos amis Morice et Lisa Sion accordent le même sens à décadence, j’y parviendrais. Si je voulais démontrer le contraire, j’y parviendrais aussi.
     Enfin, si je voulais démontrer qu’ils voient les choses semblifféremment, je vais me fatiguer deux fois plus mais j’y parviendrai.
    Il m’est bien plius économique de prouver qu’ils sont semblables ou différents que semblifférents car non seulement on n’a plus que la moitié de la réalité à considérer et à traiter mais de plus le manichéisme offre un boulevard de commodités et d’aisances ;

    Le manichéisme est une économie intellectuelle.

    Globalement donc, vous convenez avec moi qu’il y a convergence du langage, que sur ce forum relativement représentatif du tout venant, les décalages de langage ne sont pas énormes alors que ce processus d’homogénisation n’a démarré qu’il y a 15 ans.

    (Les Français parlent aux Français, date de 1945 mais ce n’est vrai que depuis 1995. Et la CiBi y avait joué un premier rôle)

    Pourquoi s’interdire de spéculer sur le fait que dans 15 ans les écarts de langue seront carrément difficiles à trouver et ne tiendront plus qu’à un effet de mode où pendant un moment tel cercle de dandys utilisera tel vocabulaire et tel cercle de parieurs en ligne un autre vocabulaire, une autre sémantique, une autre culture et une autre...morale.

    Je crois au mosaïquage linguistique, il perdurera mais chacun en sera l’acteur et les cercles tourneront. Les cloisonnement seront des coquetteries pas des bouderies. C’est quoi une coquetterie, c’est un paravent, un voile léger, un éventail ajouré, une dentelle, un bas résille, c’est quelque chose qui cloisonne un peu mais invite tout de même à la curiosité et à la découverte audacieuse, à l’initiation. Ahhh initier quelqu’un, quel plaisir !

    Mais s’il y a les heures de la soirée où les dentelles et les lumières tamisées sont de mise, il y a les heures matinales où il faut s’occuper des affaires du pays. Et aux heures solennelles, tous les coquets et les coquettes posent leur bulletin dans l’urne sans considération pour les maquillages, les Rolex et les boas.





    D’autre part, et partant de là, croire qu’il y a ici où là, des groupes organisés qui manipulent le langage à telle ou telle autre fin, moins coquette, plus conspirationniste, pourquoi pas. Ca peut et doit exister. mais croire que pour autant ces groupes ont plus d’effet ou d’influence que les groupes punk ou AVox, c’est leur accorder trop d’importance.

    C’est le concret, les nouilles en pot, les voitures, les casseroles, les bonbons, les chaussures, les ordinateurs que les groupes affairistes contrôlent vraiment, et encore sont-ils des millions à se chamailler entre eux (Cf Airbus et Boing). Ils ne contrôlent pas les idées, pas la langue et en tous cas pour autre chose que pour nous vendre leurs produits. Oui le Club Med, avec ses pubs ; influence notre vision des îles tropicales. Jusqu’au jour où on voit des images de cyclone et de tremblement de terre sur une île. On ne part pas tous vivre à Marrakech n’est-ce pas ?

    Oui le recours au mot décroissance, dans un contexte donné, livre une coloration et inclut une manipulation. Mais vous quand vous dites que vous avez acheté une maison au lieu d’une baraque, une voiture au lieu d’une bagnole, vous manipulez aussi n’est-ce pas ?

    Oui, à une époque expansionniste, on chantait l’expansion (des villes, des entreprises, des transports, etc) . De nos jours qu’on commence à voir le mur, on renonce, en toute semblifférence, à ces mots et ils sont progressivement remplacés par des mots comme étalement, nettement moins glorieux et plus péjoratif. Etalement dont on ne veut plus (Cf Grenelle de l’Environnement)

    Que parmi tous ceux qui se font entendre, dans le brouhaha actuel, les journamistes, les leaders politiques, les leaders d’opinion, soient en tête pour proposer de nouvelles expressions, de nouveaux regards, est-ce si illogique et renversant que ça ? C’est logique mais leur importance va en se réduisant.
    La visibilité scopique est importante. Tant que la masse ne vous a pas vu physiquement, via la télé, vous restez un obscur. Mais le nombre de gens qui ont une visibilité et qui impactent alors la masse, est énorme et extrêmement diversifié, incontrôlable.

    Britneys Spears, Michael Jackson, Giraudeau, Delon, ont autant d’impact que Castro, Chavez et Merkel. Comment, qui va contrôler toutes ces personnes à la fois ? Quel groupe affairiste va être capable d’en faire son armée ou sa tête de pont ?

    Si vous, vous résistez à l’endoctrinement, si vous, vous êtes prudent, si vous, vous êtes dubitafis, vos semblifférents le sont aussi, en toute semblifférence.



  • easy easy 18 juillet 2010 10:00

    Merci Loulou y Dom,


    Je vais vous offrir de nouvelles images à mettre sur ces mots

    En 2009, dans un château proche de Paris, j’ai assisté au tournage de « Bas les coeurs » 

    (France 2)
    Genre : Telefilm, Historique - Duree : 90’ mn
    Année de production : 2009

    Nous sommes en 1870 et la France va déclarer la guerre à la Prusse. Installé à Versailles, monsieur Barbier et sa famille attendent la guerre avec confiance, et comme la plupart des notables, ne tarissent pas d’éloges sur l’armée française. La bourgeoisie toujours assise et riche en encouragements mais jamais en actes, n’a qu’un objectif : survivre aux affrontements de la Commune. Bref survivre à n’importe quel prix ! Même celui du déshonneur.

    L’observateur qui vit et voit la lâcheté de la bourgeoisie est le jeune fils de cette famille bourgeoise, forte en plastronades tant qu’ils croient la victoire de N III évidente, mais soucieuse de séduire l’ennemi après la défaite

    Et il y a un jardinier à qui ce jeune rend régulièrement visite. Alors que ses parents composent avec l’occupant Prussien (bien élevé, comme le seront les Allemands de 39) le jardinier est révolté et le jeune ne sait plus quoi en penser mais finit par basculer lui aussi dans la dénonciation de cette collaboration. Il ne veut plus être lâche, il veut réaliser un acte d’audace.

    Un soir, que la famille dîne avec un couple d’amis et les deux officiers Prussiens qui logent chez eux ; le jeune, à qui ses parents demandent de charmer l’assistance en récitant un poème, se met debout et récite Le dormeur du val. (Autour de la table, les seules choses rouge coquelicot étaient les uniformes des Prussiens).

    A la fin, l’officier le plus intelligent comprend le reproche, se lève de table vexé et prend congé pendant que les parents se fondent en excuses et font de gros yeux à leur fils



    Vous comprendrez que votre passage quand les salons bourgeois se mirent à dévorer son miel, de toutes ses passions de tout levain de ses jeunesses, de son coeur ils firent festin, puisse autant me parler.

    Ne perdons pas de vue que tous ceux qui ont marqué l’histoire ont entraîné dans leur sillage des gens de tous âges voulant briser la cage.

    V Hugo, dont le père était impliqué dans les guerres de N I avait une position ambigüe sur la guerre (et il était colonialiste, expansionniste) alors que Rimbaud était clairement contre.
     
    Alors oui, quand on voit que ce jeune poète s’est mis, entre mille occupations possibles, à trafiquer des armes, on a de quoi méditer sur l’effet de la déception, du dépit sur une personne.


    Plus techniquement, je me demande ce que serait Rimbaud s’il vivait aujourd’hui.
    A son époque, pour s’exprimer, il fallait déjà réaliser des exploits matériels : écrire et écrire au moins aussi bien que Hugo qui faisait de l’ombre à tous, il fallait des plumes, de l’encre, du papier et surtout, il fallait diffuser ses textes en arpentant physiquement, avec ses vraies jambes en viande, les 4 coins de la France. Il fallait se constituer un minimum d’amis absolus car quand c’est aussi physique, les risques sont physiques.

    Ce qui est frappant dans Le Mal c’est que tout y est matérialité, c’est très physique et ça concerne le corps humain. Son premier souci est l’intégrité des corps. Et il refuse que des transcendance prennent la priorité sur ces corps.

    Souvent, devant un poète, on croit qu’il faut se préparer à décoller vers les nuages et les étoiles, se désincarner. Ce n’est pas du tout ce à quoi Rimbaud invitait. Non, ne métaphysiquez pas, regarder votre peau, vos os, votre sang bon sang !


    Enfin, dans Le Mal, je remarque qu’en même temps qu’il moque Dieu, il invoque Nature.
    Comme s’il nous était indispensable, quand on désespère de l’homme, de son voisin, de s’adresser à une entité supérieure. Supérieure au sens où elle, enfin, nous comprendrait (ce qui est loin d’être prouvé)



    Ahhhh, si seulement on pouvait discuter avec son chien !
    Vous voyez, cette réflexion, ce soupir, exaucez-le, offrez au désespéré un chien qui parle et vous verrez que ça ne marchera pas. On ne peut que désespérer de ceux à qui on peut parler. Plus Robinson Crusoe a pu dialoguer avec Vendredi, plus la banalité repoussait le fantasme.



  • easy easy 18 juillet 2010 00:08

    «  »«  »Concernant les plus jeunes (je n’ai pas d’enfants, donc je parle en théorie), dur de superviser leurs navigations«  »«  »"


    Oui, dur, impossible< ;

    Je ml’interroge : pour autant qu’on ait eu raison jusque là de préserver (pas forcément volontairement) les enfants du monde des adultes et que ça ait eu un bon résultat, que vont devenir les enfants actuels qui ont accès absolument à tout, voire davantage (Un parent n’a pas forcément autant de temps disponible pour se brancher au monde que ses enfants) ?
    Que vont devenir les futurs adultes s’il n’y a plus d’enfance ?
    Est-ce que les âges vont s’estomper comme s’estompent les différenciations sexuelles et sociales ?



  • easy easy 17 juillet 2010 22:45

    Ouille, il faut que je corrige ça sinon il y a un risque que tu le prennnes pour toi


    Je viens d’écrire 

    .... ça fait un drôle d’effet de voir des jeunes comme toi, ne pas parvenir à lire rapidement un texte ou ignorer la règle de trois.


    Ici le « toi » veut dire « moi » selon cette forme d’expression habituelle (mal foutue au fond)

    Ouf !



  • easy easy 17 juillet 2010 22:39


    «  »« Agoravox a ceci de formidable, c’est qu’on y rencontre des érudits prêts à se sacrifier et à témoigner afin d’éduquer ces cochons de français-français. nom-de-dieu-d’bordel-de-merde-tu-vas-l’laver-ton-cul !
     »«  »

    Gné ? J’ai l’impression que tu as raté quelque chose dans ce fil. J’étais infirmier à Mourmelon, en tant qu’appelé, tu sais, le Service National (Tu n’as peut-être pas vécu ça). J’y étais donc contraint et j’étais hygiéniste. Donc tu vois, ya pas de érudit, pas de sacrifice pas de cochons. Mais il y avait donc beaucoup de problèmes dus à l’hygiène dont la gale, les verrues, les mycoses et tout ce qui a déjà été décrit ici.

    Et puisqu’on y est, autant ajouter que lors des test qu’on faisait passer (ou subir plutôt) aux appelés, j’ai découvert avec effarement la France en sa représentation totale et ça fait un drôle d’effet de voir des jeunes comme toi, ne pas parvenir à lire rapidement un texte ou ignorer la règle de trois. C’est sans doute en raison de cette expérience que je répète ici qu’Internet a très heureusement contribué à niveler nos niveaux de connaissance.

    Si cet article est là, c’est que malgré tout, il reste encore des gens qui ne savent pas ce qu’ils devraient savoir et qui en souffrent.

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