Une pensée autonome c’est une pensée dont la norme est soi même, définition même du mot. Mais ce n’est pas une pensée isolée de la réalité.
La pensée autonome se nourrit de la réalité, mais la traite en fonction de ses normes intérieures.
Pour savoir ce qui est bon pour soi, la pensée autonome réfléchit en fonction de ses normes intérieures pour savoir si une chose peut être désignée comme bonne pour soi, cela peut être selon le critère de goût, le critère de bien être, le critère de santé, etc.... La pensée autonome ne se réfère pas à un agent extérieur à soi pour ses décisions. Par contre la pensée autonome est ouverte aux informations qu’il n’a pas pour se faire une opinion, tant qu’il n’y a pas de tentative de manipulation (faire faire à l’Autre ce qu’il ne ferait pas de lui même). Plus la pensée autonome dispose d’informations plus elle peut remplir ses objectifs d’autonomie. Un outil important pour la pensée autonome c’est l’esprit critique, c’est à dire de pouvoir traiter les informations selon des normes rationnelles, bien établies pour maintenir l’autonomie, et refuser notamment la manipulation. Elle nécessite de la logique, alors que la pensée non autonome n’est pas rationnelle.
La pensée autonome n’est pas une capacité donnée à la naissance, mais qui se développe avec l’éducation. D’ailleurs les spécialistes considèrent que le cerveau humain n’est pas mature avant 12 ans. L’âge de la majorité, c’est l’âge où les gens sont sensés avoir acquis une pensée plus ou moins autonome, au lieu d’être comme des enfants pour qui les parents décideraient tout pour eux.
Une bonne éducation favorise la pensée autonome, la mauvaise éducation fabrique des gens incapables de penser par soi même, qui ont besoin d’une autorité extérieure à eux pour savoir quoi penser, comment agir, ce que c’est que la morale, etc... On en reconnait certains par leur propension à mettre dans les discutions des extraits de versets religieux.
Le développement de la pensée autonome passe dans l’enfance à l’exposition d’interdits rationnels, qui peuvent se justifier en termes de références autonomes de soi ou des autres. « Il ne faut pas faire ceci parce que les conséquence peuvent être nuisibles pour soi ou pour les autres. » par exemple, en comprenant les raisons de cet interdit, il favorise le processus de pensée autonome, faire des choix en fonction de critères bien déterminés.
Par contre une éducation faite d’interdits arbitraires ne favorise pas la pensée autonome. « il ne faut pas faire ceci parce que X l’a dit », il n’y a rien à comprendre, l’enfant n’apprend pas à penser par lui même, il est mit en dépendance de décisions extérieures à lui.
Oui les deux font partie de la pulsion du lien social, comme dit dans une théorie sur les 4 pulsions animant les êtres humains, mais en fait chacun des deux liens représente une dimension séparée avec son opposé, car chacun est l’application du lien social combiné avec autre chose ( suivant l’approche, ces autres choses vont être nommées différemment ). Tous les conflits idéologiques, les oppositions entre modèles de société, etc.... mettent en jeu ces deux oppositions d’une façon ou d’une autre. Être dans un groupe qui repose sur le lien horizontal, et dans un groupe qui repose sur un lien vertical, ce n’est pas la même chose. Le premier sera plus souple, plus tolérant que le second, puisque l’un favorise l’expression du Je et réprime le « Moi haïssable », alors que l’autre favorise l’expression du Moi et réprime le Je.
Les thèmes de la liberté et de l’égalité, par exemple , et de leur contraires, sont chacun reliés à l’une de ces deux dimensions.
Mais oui on s’y retrouve sur de nombreux points.
La différence c’est que je suis parti de l’analyse politique, avec une conclusion qui s’est imposée de plus en plus c’est à dire que la psychologie et l’organisation politique ou sociale, sont intriquées. Certaines attitudes, pratiques politiques ou sociales demandent une certaine psychologie, surtout les plus extrêmes.
Attention MOI surdimensionné, risque d’explosion ! Ce n’est pas avec les propos vaporeux de dugué que tu vas vraiment te rendre crédible.
Le Moi ne vient pas de la connaissance, mais des peurs, des conflits, avec le monde. C’est le Je qui est porteur de la connaissance de soi même, car il n’est relié qu’à soi même. Le soi est le moteur du Je, pour résumer.
C’est un bon début. Par contre la différence pratique entre le wahabisme et le hanbalisme c’est quoi ? Le hanbalisme est reconnu, alors qu’il est la base du wahabisme et du salafisme. Amputations, coups de fouets, voile intégral, punition du blasphème et de l’apostasie etc... Cela reste les bases de l’islam le plus intolérant.
Oui, j’ai trouvé quelque chose comme ça à partir des différents types de relation politico- sociales, sur un schéma quadripolaire.
Il y a un antagonisme classique entre l’égoïsme et le lien social. L’égoïsme pur étant donc l’attitude dégagée de toute considération de lien social,les autres en comptent pas du tout. L’égoïsme est centré sur sa personne, sur ses préoccupations , ses attentes. De l’autre côté la pensée lien social pure est donc dégagée de toute forme d’égo, sa propre personne ne compte pas. On retrouve ce type de pensée chez les religieux mystiques notamment.
Il existe deux types de liens sociaux : le lien vertical hiérarchique, et le lien horizontal (entre pairs, individus égaux), et leurs rejets respectifs.
L’addition des deux types de liens donnent le Lien Social « complet », et l’addition des deux rejets de liens donne l’égoïsme.
L’égoïsme peut être formulé comme l’égale expression entre l’égo vertical et l’égo horizontal, selon les situations, à l’exclusion de tout lien social. Possédant à la fois les caractéristiques des deux sous types.
En considérant égo opposé à lien et horizontal opposé à vertical, les deux rejets peuvent être nommés respectivement :
rejet du lien horizontal = égo vertical rejet du lien vertical = ego horizontal
L’égo vertical refuse d’être égal avec les autre égos, et il est compatible avec le lien vertical c’est à dire la possibilité de supériorité par rapport aux autres.
L’égo horizontal, lui s’oppose au lien vertical, il refuse un lien imposé d’en haut,, mais est compatible avec un lien d’égal à égal. L’égo horizontal est indépendant, autonome vis à vis de toute autorité. Il se contente de vivre, ni comme les autre, ni contre les autres.
L’égo vertical a d’autres caractéristiques : il ne pense les rapports aux autres que de manière conflictuelle, en terme de rapport de force, il faut qu’il se distingue. Sa vision n’est pas autonome, elle se fait toujours en référence à quelque chose extérieur à lui. Dans le lien vertical, il y a un égo vertical qui s’impose aux autres. Il est égocentrique.
L’égo horizontal s’autorise à vivre et laisser vivre les autres. Les égos horizontaux n’entrant pas en conflit. Il ne s’occupe que de ses références internes. Le lien horizontal a lieu quand l’égo horizontal se préoccupe des références internes des autres. Il est individualiste.
Quand l’égo horizontal s’exprime sans composante verticale, donc uniquement avec le lien horizontal, nous sommes dans une logique horizontale, où les égos horizontaux sont égaux.
Son antagonisme c’est quand l’égo vertical s’exprime sans composante horizontale, on a une logique verticale, avec une hiérarchie des égo verticaux. Cette logique favorise les comportements égocentriques.
Ainsi le « Moi » correspond à l’égo vertical, et le « Je » à l’égo horizontal.
Ce qui implique que les société, selon leur principes, leur mentalité, etc... vont favoriser ou au contraire interdire l’un ou les deux types d’égo. Les idéologies jouent avec les types d’égo et de lien sociaux, favorisant certains au détriments d’autres. Par exemple les discours sur la concurrence, la compétition, ne favorisent pas vraiment le lien horizontal, mais l’égo vertical.
Et c’est vrai que l’égo vertical, tendance pure, c’est un « gros con », les personnes
présentant ce profil sont souvent détestées, sauf s’ils sont
charismatiques et là ils trouvent des petits égo verticaux pour les
admirer. Ce sont des personnes autoritaires, manipulatrices, agressives, menteuses etc.... Toute ressemblance avec un ancien président, qui a plein d’admirateurs, mais encore plus de personnes qui le détestent, n’est pas fortuite, ni même qu’il soit associé au bling bling.