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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Derniers commentaires



  • eric 17 avril 2010 17:29

    Et enfin, je vous renvoie au dernier article de Julliard dans le nouve obs ou il constate la mort de la deuxième gauche, ce qui est sans intérêt mais remarque au passage que la première chose qui soit morte est l’autogestion et donc l’idée de se prendre en main soi même, pour faire place à une régression césaro papiste, on demande à l’etat de nous sauver avec plus d’imp$ots plus de fonctionnaires plus de crédits.
    Pour faire suite à votre article, il aurait ceux qui face à la hausse du prix du gaz, qui en passant est une excellente chose pour l’écologie en poussant à économiser l’énergie s’indignent que l’état ne bloque pas les tarifs ou ne finance pas la différence par des impôts, et ceux qui isolerons leur maison et fermeront leur fenêtre. La gauche en ce moment s’oriente vers une politique de la fenêtre ouverte avec des prix administrés du gaz...



  • eric 17 avril 2010 16:10

    toujours pour votre article, un texte qui prévoyait comment avec un système trop déresponsabilisant on en arriverait à plus payer de contrôleurs que distribuer des aides à ceux qui en ont besoin

    Frédéric Bastiat

    « Les Harmonies Économiques » - 1850

    [...] J’ai vu surgir spontanément des sociétés de secours mutuel, il y a plus de vingt-cinq ans, parmi les ouvriers et les artisans les plus dénués, dans les villages les plus pauvres du département des Landes [...] Dans toutes les localités où elles existent, elles ont fait un bien immense [...] Leur écueil naturel est dans le déplacement de la Responsabilité. Ce n’est jamais sans créer pour l’avenir de grands dangers et de grandes difficultés qu’on soustrait l’individu aux conséquences de ses propres actes. Le jour où tous les citoyens diraient : « Nous nous cotisons pour venir en aide à ceux qui ne peuvent travailler ou ne trouvent pas d’ouvrages », il serait à craindre [...] que bientôt les laborieux ne fussent réduits à être les dupes des paresseux. Les secours mutuels impliquent donc une mutuelle surveillance, sans laquelle le fonds des secours serait bientôt épuisé. Cette surveillance réciproque [...] fait la vraie moralité de l’institution. C’est cette surveillance qui rétablit la Responsabilité [...] Or, pour que cette surveillance ait lieu et porte ses fruits, il faut que les sociétés de secours soient libres, circonscrites, maîtresses de leurs statuts comme de leurs fonds. [...] Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu’il s’attribuera. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser ; et pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable [...] Ensuite, sous prétexte d’unité, de solidarité (que sais-je ?), il s’avisera de fondre toutes les associations en une seule soumise à un règlement uniforme.

    Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt ; quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle, et que feindre une maladie ne sera autre chose que jouer un bon tour au gouvernement ?

    Le gouvernement, il faut lui rendre cette justice, est enclin à se défendre ; mais, ne pouvant plus compter sur l’action privée, il faudra bien qu’il y substitue l’action officielle. Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs. On verra des formalités sans nombre s’interposer entre le besoin et le secours [...] [...] Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d’un fond limité, préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la Société. Ils n’admettront pas pour elle l’impossibilité de payer, et ne seront jamais contents des répartitions. L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissants et on en recalculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors, on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice.

    Frédéric Bastiat (1801-1850), 1850



  • eric 17 avril 2010 12:32

    Je vous conseille la lecture de« les associations lucratives sans but » sur ce sujet, je crois même qu’il est en téléchargement gratuit quelque part sur le net



  • eric 17 avril 2010 12:14

    A l’auteur, vous avez raison, c’est même un de leur problème. Elles n’ont plus d’associatif que le nom. Il n’y a plus guère de bénévoles. Ce sont des entreprises, avec des professionnels. Elles n’ont souvent plus guère de légitimité « citoyenne ». D’autre part, bien que financées sur fond publics, elles ne font pas l’objet des mêmes contrôles que les services publiques à proprement parlé (cas des salaires plus élevés noté par la CdC à l’Unaf, hors grille fonction publique) Peu ou pas de contrôle des élus du peuple sur les buts moyens et résultats etc.... Mais elles ne bénéficient ni de la stabilité statutaire pour leurs personnel, garantie de l’emploi etc... ni de la stabilité budgétaire pour leur subventions. C’est sans doute sur elles que l’on va le plus tenter de faire des économies. C’est pourquoi la situation peut devenir explosive.



  • eric 17 avril 2010 09:38

    J’ajoute pour ceux qui pourraient s’indigner et parler de cynisme qu’il ne s’agît que de poursuivre dans un sens qui prévault déjà aujourd’hui. C’est ce qui se passe dans la réalité. D’aprés les statistiques officielles, notre systèrme de redistribution est un des plus « inefficace » du monde développé. Redistribuer un euro a un cout de un euro. (Etude Unesco citée par Emmanuel todd dans un de ses bouquins) Comme dans ce domaine il y a peu d’investissements, ce sont des couts de fonctionnement. Des salaires de « redistributeurs ». Donc, la moitié du budget consacré au social est en pratique consommé par les redistributeurs. En terme de résultat, les mêmes études montrent que tous cela se termine par un vaste brassage d’argent au sein de la classe moyenne, les « pauvres » ne récupérant que des miettes.
    Ainsi, le seul déficit du budget des intermittent ( 100 000 personnes environ) représente 2 fois plus que le budget de la politique de la ville pour les 8 millions de « pauvres » concernés. et encore ce budget est une vaste cuterie. Les crédit de fonctionnement sont utilisés à 100 % , les salaires de ceux qui mettent en œuvre, les crédits d’intervention entre 40 et 60 % suivant les années ; l’argent utilisé pour faire quelque chose. Et si on repeint un commisariat dans un quartier chaud, c’est considéré comme de la politique de la ville...Ainsi, je n’ai pas les chiffres exacts sous la main, on dépense en gros sur les budgets sociaux de l’ordre de 6000 euro par intermittent pour animer les rues des citées et de l’ordre de, virtuellement, 37 euro par « pauvre » pendant que je cite « de nouveaux demandeurs entrant dans la précarité pour la première fois se présentent pour recevoir un colis alimentaire...
    Cela prend encore plus de sel encore quand on sait que par définition, les fonctionnaires ne participent pas à ce »remarquable effort de développement culturel« puisqu’ils ne payent pas de cotisation chômage.
     »Mais les intermittents sont plus doué que les « pauvres » pour obtenir la satisfaction de leur revendications. Et ici, nous parlons de plus d’un million et demi d’apparentés intermittent bien organisés, syndiqués et politisés du social. Non, décidément, pas le choix il va falloir que les pauvres payent plus...

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