Vous dites : "On le voit, les banques, qui il est vrai ont aussi un comportement
pervers, font un bouc emissaire commode pour tout ce beau monde, qui
souvent se dit « de gauche » et qui profite confortablement de la manne
étatique et de ses déficits.«
C’est exact mais vous vous arrêtez en chemin.
Le système financier et monétaire actuel n’est que l’outil de ce qui est de fait le plus gros empire qui ait jamais existé à la surface de cette planète pour réduire la population mondiale.
En effet, la brique fondamentale d’un développement westphalien selon les principes hamiltoniens d’émission de crédit productif public est l’Etat-nation, définit comme une langue-culture qui s’enrichit pour et par la coopération westphalienne - d’aucuns dirait »à la Bretton Woods" - avec les autres Etat-nations définis comme tout autant d’autres langues-cultures différentes.
Alors oui, les banques sont un bouc émissaire... pour cet empire, historiquement l’empire britannique de Lord Parlmeston. Mais du point de vue du citoyen et a fortiori des Etats-nations, elles sont clairement et explicitement le réel ennemi à abattre, en tant que violatrices du standard bancaire Glass-Steagall, qui fut instauré par Roosevelt en 1933 comme un principe politique fondamental, et non comme une simple mesure technique.
Depuis 2 ans, la Chine, la Russie et l’Inde sont revenus au système économique hamiltonien basé sur une coopération politique westphalienne, se séparant du système de libre-échange britannique.
Cette coopération ne pourra fonctionner sur le long-terme si et seulement si les Etats-Unis réinstaurent le Glass-Steagall - ce qui sera un phénoménal signal politique puisque c’est la fin de Wall Street, et non une mesure technique. Sans ça, la Chine, la Russie et l’Inde s’effondrent.
Dans ce contexte, c’est la zone euro qui menace très immédiatement le système financier et monétaire international. Ce n’est pas tant qu’il soit dans l’intérêt de la Chine d’acheter nos dettes, mais il est dans son intérêt que nous, européens qui nous démobilisons dans la guerre contre l’empire financier du groupe Inter-Alpha de La City de Londres, ne sombrions pas. D’où ce « soutien » aux dettes.
Vous dites : "Nous allons devoir nous battre — le mot n’est pas trop fort — non pas
pour encenser le capitalisme mais pour assurer nos indépendances et nos
souverainetés....«
Tout comme dans les années 30 où, si vous avez lu le travail d’Annie Lacroix-Ritz intitulé »Le choix de la défaite", il est question de résistance ou de collaboration avec l’ennemi, voici les armes que nous héritons du combat que nous menons depuis 2.500 ans.