Tu veux donc remplacer toute domination par celle de la loi.
Mais qui détermine la loi ? Qui applique la loi ? Comment être sûr que la loi ne soit pas détournée de ses buts ?
Tu vois, c’est le même problème que celui tu soulèves.
Pour les coopératives qui délocalisent, il y a de multiples exemples. Tu peux prendre celui de Mondragon, par exemple.
Une coopérative est certes une entreprise qui ne fonctionne pas sur le mode capitalisme (c’est-à-dire avec une hiérarchie de type militaire), mais il n’empêche : elle agit pour fait des profits, comme toute entreprise, son intérêt est donc du genre « intérêt particulier ».
Parmi les coopératives, il y a un grand nombre de banques : crédit mutuel, crédit agricole, banques populaires... Et bien figure-toi, leurs intérêts dans la conjecture actuelle ne sont pas nécessairement conformes au Bien Commun... Ce qui illustre mon affirmation précédente.
Celui qui arbitre au nom du Bien Commun doit être sans aucun lien avec le système économique (sinon, son arbitrage sera corrompu par ses liens avec celui-ci).
Car si tu bourres le mou depuis sa plus tendre enfance au détenteur de la Force qu’il risque un châtiment impitoyable s’il n’agit pas de manière juste, alors il se tient à carreau...
Je sais, cela semble incroyable, mais c’est simple et ça fonctionne.