@épicure : je ne répondrais qu’à ceci (pour éviter l’éparpillement) : Par contre en quoi ne croire en aucun dieu est mortifère ?
Croire en Dieu, consiste à considérer qu’un Être vivant éternel est l’origine du Tout. Ne pas croire en Dieu, consiste à considérer qu’un monde inerte est l’origine de Tout (matérialisme).
Nous découlons, en tant qu’êtres humains, soit d’une vie, soit de choses mortes.
Ca n’a l’air de rien, mais dans la manière de considérer ce qui nous entoure, ça change tout.
En cela, l’abandon de la croyance en Dieu, correspond à une mortification de notre manière de percevoir le monde.
Vous feriez mieux de dissocier rejet de l’immigration et xénophobie.
C’est là votre amalgame, qui n’est pas le votre en propre, mais le stéréotype issu d’une tactique politicienne de Mitterrand.
Tout état est souverain, et sa mission, au service du bien commun, est de ne pas mettre sa population dans des situations impossibles.
Ce que vous ne parvenez pas à comprendre, c’est que les gens se ghettoïsent par eux-même, car ils préfèrent vivre dans un environnement qui leur sied (= les petites bulles de l’émulsion), que c’est la raison du communautarisme, que ça se fait tout seul. Pour exemple, prenez les « China Towns » aux US, ou dans le 13ème à Paris. Dans chacun de ces cas, personne n’a ghettoïsé les asiatiques, ils se sont ghettoïsés tous seuls !
Que les migrants souhaitent venir en France pour leur raisons personnelles (s’enrichir), c’est une chose. Mais si, pour autoriser ces ambitions personnelles, il faut mettre les français dans des situations difficiles, ça n’en vaut pas la peine... D’autant que la source des migrations est intarissable : l’Afrique va sur son milliard d’habitant et comme l’imaginaire collectif africain tient qu’en France chacun a son domestique car l’argent y coule à flot...
Il y a les ambitions personnelles de certains et le Bien commun du pays. Or, les deux ne sont pas toujours compatibles. S’il faut parquer les arrivants dans du béton, les laisser se traîner sans travail donc leur fournir des revenus par la charité socialisée, par une ponction sur les salaires, ceci pour en obtenir une hausse de la criminalité, de même qu’une déstabilisation des normes de vie en commun au final, cela n’a pas d’intérêt. Ce n’est bon pour personne. Ni pour ceux qui migrent, ni pour ceux qui subissent le phénomène.
D’autre part, qui êtes-vous pour savoir ce qu’ont les gens ont en tête ?
Enfin, vous venez mêler dans votre paquet cadeau l’Affaire Dreyfus. Mais quel rapport avec l’immigration ? L’affaire Dreyfus date de 1900, nous sommes en 2012... Y avait-il une immigration de 200 000 personnes par an en 1900 ?
Ce que vous présentez comme réflexion intellectuelle ressemble un petit peu plus à une bouillie qu’à autre chose.
Si c’était en effet normal. Cela le sera de même dans l’autre.
Sachant que les réseaux qui ont organisé la colonisation ont été les mêmes que ceux qui ont organisé l’immigration, il y a manifestement un déni commun entre les deux entreprises.
Les mêmes causes produiront donc sans doutes les même effets.
Certes, l’homme n’est pas une molécule inerte. Pourtant, dans le cas de l’émulsion, chaque molécule « aspire » à vivre dans l’environnement qui lui sied, d’où qu’elle se comporte un peu comme si elle avait une fin, une aspiration particulière, ce qui est le propre de l’être vivant. C’est la raison pour laquelle cette analogie a une certaine pertinence. Mais j’admets en effet qu’il ne faut pas confondre une théorie sur le réel, qui en est une vue imagée, et le réel lui-même.
Ensuite vous mettez sur le tapis les lois de Mendel et la théorie de l’évolution. Quel est la rapport ? Votre multiculturalisme consisterait-il donc en une « concurrence des cultures » comme l’évolution consisterait en une « concurrence des espèces » ? C’est fort étonnant, surtout que la théorie Darwinienne est exactement ce qui a légitimé le racisme scientifique, à la fois celui d’un Jules Ferry, pour légitimer la colonisation des races inférieures, ou encore celui d’un Adolf Hitler pour justifier l’élimination des races inférieures...
C’est bien là le noeud des contradictions de la gauche scientiste, matérialiste et athée. Fervants adorateurs du Darwinisme, théorie qui fait se hiérarchiser les races par la sélection naturelle...
Ensuite vous réduisez le racisme au fait de la « race » blanche. C’est assez paradoxal. Ou le racisme est une tendance générale chez l’homme, c’est-à-dire universelle, ou bien il est le propre d’une race particulière... Vous nous faites une définition raciste du racisme, en quelque sorte.
Le racisme est évidemment une tendance générale, qui montre le caractère ethnocentrique des peuples dans leur manière de se comporter face à l’altérité. C’est-à-dire que des élites d’un peuple vont formuler le malaise ressenti par son peuple face à un autre pour mettre des mots sur le désaccord ressenti face à certaines normes de vie qui semblent incompatibles avec les siennes.
Chaque peuple a sa définition normative de ce qui est bien. Or personne n’aime ce qui est mauvais et les gens fuient ou haïssent ce qui est mauvais. Il est donc normal et naturel que des définitions normatives du bien qui diffèrent de la sienne soient rejetées. Il est donc naturel que les différences culturelles produisent des antagonismes. On ne va pas aimer ce qui semble mauvais pour ne pas paraître raciste...
Vous-même, par exemple, n’abhorrez-vous pas les définitions normatives du bien d’origine chrétienne ? Ce refus de votre part n’est-il pas naturel, selon vous ? Pourtant, cette haine, fait de vous un raciste anti-chrétien...
De plus, vous faites des distinctions qui n’ont pas lieu d’être. Le tribalisme et l’ethnicisme sont parfaitement similaires au racisme, ce sont les mêmes phénomènes sociaux (ethnos en grec signifie race et chez les grecs, il est toujours conjugué à l’ethos = toute ethnie a son ethique -> us, coutume,... = définition normative du bien).
Quant à votre savoir si ma phrase "Un
homme politique disposant d’un
minimum de sagesse devrait être prudent. Mettre le pays dans une
situation explosive n’est pas nécessaire" est une condamnation de la dirigeante du FN... Bien, en démocratie, la politique ne se fonde-t-elle pas sur l’exposition publique des problèmes puis sur l’exposition publique des solutions à apporter ?
Dans ce cas, pour exposer les problèmes que peuvent poser à terme l’immigration, ne faut-il pas parler ... de l’immigration ? Or il y a un dispositif rhétorique médiatique bien huilé, mis en place par Mitterrand, qui consiste à faire l’amalgame suivant : parler des problèmes que peut poser l’immigration à terme = stigmatisation des immigrés = racisme et xénophobie (chose très classique à laquelle votre article se livre).
Donc, non, ma phrase n’est pas une condamnation de la dirigeante du FN, car d’une part, la démocratie est légitime à aborder tous les sujets, d’autre part, la situation explosive du pays n’est pas due à des phrase faites pour formuler les problèmes, mais à des situations concrètes vécues au quotidien par les gens sur le terrain. Ma phrase condamne donc plutôt ceux qui font tout pour laisser la situation se dégrader en prônant l’inaction, le laisser-faire.
Plus la situation actuelle prospèrera, plus le racisme explosera. L’ONU, à son fondement, avait la sagesse de prescrire le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.