Si l’on regarde attentivement, le procédé à la base du Laser vient d’une découverte d’Alfred Kastler, le pompage optique. Alfred Kastler a fait sa thèse initialement sur la fluorescence, fut prof de physique moléculaire, puis a travaillé sur la spectroscopie Hertzienne.
De fait, le premier Laser utilisait du ruby (une variété de corindon). Or le corindon est connu pour ses propriétés de fluorescence. Ce qui fait que la Laser est directement issu de l’étude de la fluorescence : il est en fait une fluorescence réalisée sur commande, par illumination d’une matière douée de cette propriété avec une lumière polarisée (phénomène de résonance Hertzienne des atomes découvert par Kastler), cette fluorescence étant canalisée vers une direction particulière.
Nous sommes donc ici bien loin de la métaphysique Quantique de Copenhague, avec ses chats morts-vivants...
Je m’étonne du manque de précision de wikipédia, qui se contente d’un sommaire « grâce aux lois de la mécanique quantique ».
Mais si, effectivement, tel était le cas, n’aurions-nous pas une chose du genre : « la résolution de telle équation dans ce cas précis, montre clairement la possibilité de maîtriser une émission stimulée » ?
D’autre part, si cette possibilité découlait logiquement d’une résolution théorique, pourquoi qualifier cette idée de « un peu folle » ?
Mais pourquoi pas, après tout. Indiquez-moi donc précisément la résolution de cette équation théorique qui a permis de construire le premier Laser... Après, je vous promets de vous croire.
Ne confondez pas, s’il vous plaît, entre la découverte empirique : - Toute substance absorbe ou émet de la lumière dans des longueurs d’onde qui lui sont propres. Et sa justification théorique : - Les électrons passent d’un niveau d’énergie à un autre par absorption ou émission d’un photon.
La découverte empirique est à l’origine à la fois de l’idée du Laser et de la justification théorique.
Quand Wikipédia affirme qu’il faut passer par la quantique pour comprendre le Laser... Mais qui comprend la quantique ? En revanche, comprendre le phénomène de base, à savoir que les substances absorbent / émettent de la lumière dans des longueurs d’onde qui leurs sont propres, à suffit à justifier les recherches empiriques menées sur le sujet, à partir de 1917, comme le principe de son fonctionnement.
Nul n’est besoin des équations postérieures, qui de toute façon, sont d’une part incompréhensibles, et d’autre part, impossibles à résoudre pour des substances autres que l’hydrogène.
La Laser est ainsi une découverte faite à tâtons à partir de découvertes expérimentales initiales. La justification théorique s’est faite à postériori. Le Laser n’est pas un fruit de la théorie quantique, mais un fruit des constats empiriques initiaux, de même que l’est la quantique, la forme de leur justification théorique.
@Herbe, L’effet laser est analogue à l’effet Larsen. Il suffit d’un amplificateur de lumière et d’une cavité résonnante. La quantique n’est pas nécessaire pour l’expliquer, ni pour en établir l’idée : c’est avant la création de la Quantique que le principe fut envisagé (en 1917).
@Kali : vous inversez les choses. La métaphysique, c’est une réflexion antérieure à la science, celle qui concerne l’ingénierie des hypothèses. On ne peut pas suivre une démarche physique empirique, puis en déduire une métaphysique, c’est un contresens. On mène d’abord une réflexion métaphysique, puis on en déduit les hypothèse, puis la démarche expérimentale.
Quand vous évoquez que la quantique mettrait en déroute notre esprit linéaire, vous vous trompez. Les équations de la Quantique sont linéaires...
De même, il est démontrable, en reprenant les écrits de Poincaré, que les transformations de Lorents sont également une linéarisation des Equations d’Euler (c’est toujours ce terme d’advection qui n’est pas linéaire) et donc que la relativité elle-aussi a tout à voir avec un effet hydrodynamique dans l’éther. Il y a également de nombreuses analogies entre hydrodynamique et électrodynamique.
Ces quelques constatations suffisent à montrer l’hydrodynamique comme le lieu vers lequel toute la physique moderne converge (relativité, quantique, électromagnétisme, physique des plasmas, magnétohydrodynamique,... etc). Il s’agit donc de repartir sur ces bases. Mais parler d’hydrodynamique du vide n’aurait pas de sens. Il faut donc parler de l’hydrodynamique de l’éther.
Malheureusement, ceci n’est que légende. Le phénomène transistor n’est pas du tout une prédiction de la quantique mise en application. C’est issu d’une mesure « anormale » à une jonction de deux matériaux. Le transistor est une découverte empirique.
On peut certes tenter d’utiliser la quantique pour justifier ce comportement, mais la théorie qui a été utilisée pour le décrire, c’est celle des paires « électrons-trous ».
Quant à la dilatation des matériaux, c’est modélisé depuis toujours selon la mécanique des milieux continus (tenseurs des déformations et des dilatations).
Quant au corps noir : ce n’est pas le même phénomène. Il correspond à la quantification du rayonnement thermique d’un corps chaud. La quantique correspond à la quantification des niveaux d’énergie de l’électron autour de l’atome, envisagé selon le modèle de Bohr.
Vraiment, j’attends toujours d’avoir le détail des expérimentations qui ne peuvent être expliquées par la Quantique. Or cette liste ne me semble pas exister. C’est un peu gênant, non ?