« Repli sur la nation » : expression stéréotypée. Je n’aime guère les expressions stéréotypées. Cela montre un propos cité de mémoire, non fondé sur l’intelligence.
Pour pouvoir réguler les interactions entre les divers systèmes économiques, il est utile d’avoir des frontières. Chaque lieu a, en effet, du fait de l’histoire, ou de ses ressources, des capacités de production propre.
Par exemple, on peut comparer les capacités productives d’une exploitation agricole située dans la Beauce, et les capacités productives d’une exploitation agricole située dans zone de montagne.
Il est évident que la simple mise en concurrence de ces deux zones va concentrer toute la production dans les zones hyper-productives, tandis que les zones hypo-productives seront désertées.
Or, il peut être pertinent, pour des critères non purement économiques, c’est-à-dire sociaux ou politiques, de permettre à une population de se maintenir dans une zone hypo-productive, et d’y vivre de son travail.
C’est-à-dire que, pour faire face aux inégalités naturelles des diverses zones économiques, il est légitime de protéger les zones les moins productives face aux zones les plus productives.
Nous voyons bien que ce modèle, protectionniste, n’a rien à voir avec le « repli sur soi », mais avec la protection des faibles face aux forts, ceci pour compenser les inégalités naturelles (c’est une sorte d’impôt progressif, si vous voulez).
Pour prendre une image : imaginez que vous ayez trois récipients, l’un est en sous-pression, l’autre en surpression, le troisième en pression normale. Comment égaliser les pressions sans provoquer un phénomène destructif ? Et bien, il faut appuyer sur les valves par petits à coup, jusqu’à la situation s’harmonise.
Si vous ouvrez les vannes soudainement, les gaz du récipient en surpression vont se précipiter violemment dans les autres récipients, détruisant toutes les structures un peu trop fragiles qui s’y trouvent.
il est illusoire de croire que jouer sur le seul paramètre de la valeur de la monnaie puisse répondre simultanément à toute les filières d’un système économique, lequel produit nécessairement tant des biens de haute valeur ajoutée, que des biens de basse valeur ajoutée.
Il s’agit d’avoir une valeur de la monnaie intermédiaire, et de compléter le dispositif par un protectionnisme ciblé, filières par filières, produits par produits.
Ainsi, tous les pays européens, dont les niveaux de développement sont tous différents (y compris en regardant plus finement, filière par filière), doivent pouvoir et régler la valeur de leur monnaie et protéger leur marché à leur frontières.
Il s’agit d’admettre que la lubie du « grand marché » de libre-échange à l’échelle du continent et la monnaie unique sont des échecs, il suffit donc de revenir à la situation économique antérieure.
Commando Pernod : Je crois comprendre la source de votre confusion. Vous vous croyez en démocratie et donc vous faites porter la situation actuelle sur les épaules de la génération antérieure. Or, la génération antérieure s’est faite totalement manipuler, sur tous les plans, et de toute façon, ce n’est pas elle qui a déterminé la politique suivie... Il n’y a aucune raison de penser que notre génération ne soit pas moins manipulée, pas plus de penser qu’elle ne pourra déterminer la politique à suivre.
Il faut donc, plutôt que d’accuser nos pères et mères, les aimer, car ils nous ont aimé et sont bien désolés de la situation actuelle, et comprendre en quoi et comment ont-ils été manipulés à ce point, pour ne pas se faire avoir à l’identique, ce qui serait un drame pour nos enfants (si jamais on peut en avoir...).
L’amour est un soleil. Mieux encore, le sexe est un soleil, surtout le
sexe de la femme ! Tout homme qui regarde de près la vulve d’une femme
se dit, à un moment ou l’autre, que cette vulve, par son pouvoir
d’éblouissement et de fascination, par cet échauffement qu’il suscite en
l’homme, est un soleil
Indigeste ? pas vraiment (je ne suis pas vous). Dieu a créé la terre, le ciel, les hommes et toutes les espèces. Mais je ne vois pas ce que cela vient faire dans l’histoire du réchauffement climatique....