Voter vient du verbe latin vovere qui signifie « faire un vœu, promettre par un vœu, vouer », par son supin votum qui signifie voeu. C’est probablement passé par l’intermédiaire du latin médiéval de même formation votare « vouer, consacrer à un saint » et « faire vœu, s’engager »
voter, c’est émettre un voeu, c’est se vouer.
Il faut beaucoup d’imagination pour voir dans ce fonctionnement quelque chose en rapport avec la démocratie.
Les français ne savent plus à quel saint se vouer. Le peuple des élus nous trahit.
Glisser un bulletin/billet dans l’urne/caisse pour désigner/acheter le candidat/produit parmi les partis/marques qui concurrent au suffrage/marché...
Tout ce commerce politique n’a rien à voir avec la démocratie. Si au moins cela aboutissait à un bon gouvernement ? Même pas !
Non, un bien économique est un bien qui peut faire l’objet d’une propriété exclusive. Or l’eau, en tant que bien commun, ne peut faire l’objet d’une propriété exclusive, mais uniquement d’une concession : sinon, il faudrait pouvoir condamner le soleil qui la fait évaporer pour vol...
En revanche, les installations de captage, de stockage, d’acheminement et de traitement de l’eau sont en effet des biens économiques.
Logan, « Quand on est 65 millions on ne peut pas éviter d’avoir recours à la représentation » C’est parce que vous êtes Jacobin : une petite oligarchie de 500 parlementaires à Paris devrait décider de tout dans le pays. Mais c’est une erreur. La démocratie implique que tout ceux qui sont concernés et qualifiés par un sujet décident ensemble sur ce sujet. Vous persistez à croire que le fonctionnement actuel est démocratique. Or il ne l’est pas : dans l’unique parlement de Paris, ceux qui légifèrent ne sont pas concernés par les sujets qu’ils traitent, et qui plus est, ils sont rarement qualifiés pour en parler.
« La représentation aussi peut être démocratique si elle suit certains principes » Oui, parmi ces principes, il y a le fait que celui qui est représentant, soit directement concerné par le sujet qu’il traite, et qu’il ait des compétences à ce sujet.
Or ce n’est pas le cas actuellement. Un député enseignant s’exprimera sur la sidérurgie. Un député banquier s’exprimera sur la protection des oiseaux. Un député agriculteur s’exprimera sur la sécurité routière...
Il est évident que tout ceci n’a aucun sens.
De plus, un parlement crée une micro-société, ou microcosme, ce qui surajoute à la gestion des intérêts du peuple un nouvel intérêt, issu de ce microcosme. Ce nouvel intérêt se constate lorsque les députés doivent légiférer sur leurs avantages et indemnités - retraite, frais professionnels -, ou encore défendre leur institution. Là, c’est l’unanimité qui est de mise, la sauvegarde de leur gagne-pain nécessite l’union sacrée, au-delà des divergences partisanes.
En l’occurrence il y a plus de chance qu’un milieu de gouvernants non
élus + diplomates non élus + technocrates non élus tourne à l’oligarchie
qu’un parlement où ses membres sont directement élus.
Vous omettez juste que se présenter au suffrage universel coûte très cher. Il faut donc, ou de forts appuis dans le monde économique, ou obtenir le soutien d’un parti puissant. Comme tous les partis puissants sont eux-mêmes noyautés par l’oligarchie, celui qui veut être désigné par son parti devra montrer patte blanche, et, au résultat, 80% des parlementaires élus sont des clients de l’oligarchie. De plus, les sociétés secrètes sont largement utilisées pour « sélectionner » les bons clients, ceux qui auront du soutien, quand les autres seront empêchés.
Historique, le parlement, c’est la bourgeoise parisienne qui veut se mêler de tout, y compris de ce qui ne la concerne pas...
Vos conceptions n’ont donc en fait rien à voir avec la mise en place de la démocratie. C’est parce que vous restez dans l’abstraction. Il vous faudrait préciser, un parlement, mais pour parler de quoi ? Sur quels sujets ? Qu’est-ce qui concerne tous les pays européens, quels sont les inter-Êtres européens qui nécessitent gestion concertée ?
Il vous faut donc préciser sur quels sujets une représentation parlementaire est pertinente à ce niveau. Cela permettra de cibler les compétences qui lui sont nécessaires. Cela permettra de cerner les contours de son action légitime.
Donc il me semble que vous devez clarifier votre position. Un parlement pour faire un parlement n’a aucun intérêt. Il vous s’agit de discerner entre ce qui relève de l’interdépendance et ce qui n’en relève pas.
Un indice pour vous : le mot intérêt. Son étymologie revient à inter-Être. L’inter-Être est, par définition, entre deux êtres. Il n’est la propriété de personne. il s’agit d’un bien commun.
Face à un inter-Être, il y a nécessité d’une gestion concertée entre les concernés.
Quels sont les « inter-Êtres » européens qui nécessitent une gestion concertée, selon vous ?