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  • ffi ffi 13 septembre 2011 12:39

    C’est Asselineau - inspecteur général des finances à Bercy - qui racontait ceci.

    Il prenait en particulier l’exemple des Etats-Unis. Les Etats-Unis ont délocalisé une quantité impressionnante de leurs usines vers l’Asie, pourtant leur PIB est toujours colossal. Comment se fait-ce ? Et bien, ils font travailler des petits enfants à très bas coût à l’étranger, puis ils prennent des grosses marges à la vente à l’interne. Comment fait donc Wall-Mart ?

    En fait, si l’on exclue les services d’importations, le PIB américain n’est plus grand-chose... C’est vrai dans tous les pays occidentaux, mais à une moindre mesure, car les EU, avec le dollars, ont les moyens de tout acheter à crédit.

    C’est aussi la raison pour laquelle les prix sont si chers ici : il faut payer le salaire des ouvriers du tiers-monde, payer le transport et la marge du transporteur, payer la marge du supermarché...

    Le salaire de l’ouvrier du tiers-monde est compté dans le PIB du pays du tiers-monde. Comme le transporteur et le supermarché sont en général occidentaux, leur marge est ajouté au PIB du pays occidental qui importe.

    En fait, le recours à l’importation compté au PIB, vient masquer l’effondrement économique, industriel et agricole, de notre pays. C’est la raison pour laquelle, malgré les délocalisations, le PIB semble augmenter, alors que, dans les faits, la production diminue.

    Pourquoi croyez-vous que la Chine est devenue « l’usine » du monde et qu’elle possède des milliards de dollars en réserve ?



  • ffi ffi 13 septembre 2011 12:19

    La création monétaire ne provoque pas forcément d’inflation.

    L’inflation résulte du décalage entre la quantité d’argent en circulation et la quantité de biens disponibles à l’échange.

    Aujourd’hui, il y a une inflation considérable, sauf que l’argent est dirigée à la base vers les marchés. C’est une inflation des actifs (CDS, etc...).

    Autrement dit, la plus grande partie des valeurs monétaires créées ont été détournées de l’économie productive pour s’accumuler en valeurs boursières. Contrairement aux productions concrètes, la quantité de valeurs boursières n’est limitée que par l’imagination, elles peuvent se créer d’un claquement de doigt.

    Si l’on veut rétablir l’Etat dans ses prérogatives de création monétaire, pour ne pas créer d’inflation, il suffit qu’il porte les fonds vers des investissements rentables. Ainsi ces investissements entraîneront une hausse de production, augmentant le nombre de bien disponibles à l’échange, ce qui fera diminuer leurs prix, donc ne créera pas d’inflation.

    Il est aisé de comprendre que la hausse du nombre de biens disponible fait chuter les prix. Prenez la crises des subprimes. Toutes les banques américaines ont utilisé leur capacité de création monétaire pour financer la construction de logements. Fatalement, le prix des logements s’est effondré. Mais comme elles avaient pris en garantie une hypothèque sur le prix de vente, la crise des subprimes a eu lieu. Cela montre bien que la création monétaire, orientée à l’investissement, au lieu de créer de l’inflation, fait chuter les prix.



  • ffi ffi 13 septembre 2011 11:58

    Ce que Montagnais dit est très pertinent.

    Les services, c’est aussi l’importation. Par exemple acheter 10 000 chemise à 1 euro au Bangladesh puis les revendre 11 euros en France, ajoute 100 000 euros au PIB...
    Les services, c’est aussi la spéculation financière. Quand les banques française font 2% de gain sur leurs obligations envers l’état, disons 2% de 100 milliards, cela ajoute 2 milliards au PIB.
    Les services, c’est aussi la spéculation immobilière. Quand un agent immobilier achète un immeuble à 5 millions d’euros, puis qu’il le vent à le découpe pour 10 millions, cela ajoute 5 millions au PIB.
    Les services, c’est en particulier tous les intermédiaires, ceux qui prennent une marge à la vente.

    Une économie de service ne peut fonctionner que si il y a des productions tangibles en amont. Si il n’y a plus de production, les services s’effondrent : les intermédiaires n’ont plus rien à vendre, ils ne peuvent plus prendre de marge. Imaginez des supermarchés vides. Croyez-vous qu’il y auraient des clients ?

    Personnellement, le quart de mes dépenses concernent la nourriture. C’est la part légitime qui devrait revenir à l’agriculture.



  • ffi ffi 9 septembre 2011 14:58

    Le panthéisme est-il plus acceptable ?



  • ffi ffi 9 septembre 2011 14:54

    Bien-sûr que la science est bourrée de paradigmes.
    Toute interprétation des phénomènes expérimentaux se fait toujours selon un certain modèle, une conception « à priori » de la réalité.
    L’idée « un gêne = une fonction » est un paradigme (paradigme génétique)
    L’idée « tout objet physique est une particule dotée de propriétés » est un paradigme (paradigme atomique).
    L’idée « A toute maladie correspond une substance antidote » aussi
    ...etc

    Ce que l’on peut reprocher aux sciences contemporaines, c’est qu’elles évitent généralement d’évoquer les paradigmes auxquelles elles se réfèrent, pour les présenter comme les seuls valides, comme de pures vérités. C’est ce qui fait tout son dogmatisme.

    Mais l’histoire a amplement montré que l’on pouvait adopter plusieurs « grilles de lecture » différentes pour expliquer les mêmes faits :

    Géocentrisme / Héliocentrisme pour expliquer les mouvement planétaires.
    Variation de la vitesse de la Lumière selon le milieu par Descartes / Principe de moindre temps par Fermat pour le phénomène de réfraction.
    Mécanique de Newton / Principe de moindre action de Maupertuis.

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