Vous êtes de mauvaise foi, Mr Jacob : Il s’agit d’un passage extrait d’une parabole. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Jésus, étant entré dans Jéricho, traversait la ville.
19.2 Et voici, un homme riche, appelé Zachée, chef des publicains, cherchait à voir qui était Jésus ;
19.3 mais il ne pouvait y parvenir, à cause de la foule, car il était de petite taille.
19.4 Il courut en avant, et monta sur un sycomore pour le voir, parce qu’il devait passer par là.
19.5 Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux et lui dit : Zachée, hâte-toi de descendre ; car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison.
19.6 Zachée se hâta de descendre, et le reçut avec joie.
19.7 Voyant cela, tous murmuraient, et disaient : Il est allé loger chez un homme pécheur.
19.8 Mais Zachée, se tenant devant
le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de
mes biens, et, si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui
rends le quadruple.
19.9 Jésus lui dit : Le salut est entré aujourd’hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.
19.10 Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.
19.11 Ils écoutaient ces choses,
et Jésus ajouta une parabole, parce qu’il était près de Jérusalem, et
qu’on croyait qu’à l’instant le royaume de Dieu allait paraître.
19.12 Il dit donc : Un homme de haute naissance s’en alla dans un pays lointain, pour se faire investir de l’autorité royale, et revenir ensuite.
19.13 Il appela dix de ses serviteurs, leur donna dix mines, et leur dit : Faites-les valoir jusqu’à ce que je revienne.
19.14
Mais ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une ambassade
après lui, pour dire : Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.
19.15
Lorsqu’il fut de retour, après avoir été investi de l’autorité royale,
il fit appeler auprès de lui les serviteurs auxquels il avait donné
l’argent, afin de connaître comment chacun l’avait fait valoir.
19.16 Le premier vint, et dit : Seigneur, ta mine a rapporté dix mines.
19.17 Il lui dit : C’est bien, bon serviteur ; parce que tu as été fidèle en peu de chose, reçois le gouvernement de dix villes.
19.18 Le second vint, et dit : Seigneur, ta mine a produit cinq mines.
19.19 Il lui dit : Toi aussi, sois établi sur cinq villes.
19.20 Un autre vint, et dit : Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge ;
19.21
car j’avais peur de toi, parce que tu es un homme sévère ; tu prends ce
que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.
19.22
Il lui dit : Je te juge sur tes paroles, méchant serviteur ; tu savais
que je suis un homme sévère, prenant ce que je n’ai pas déposé, et
moissonnant ce que je n’ai pas semé ;
19.23 pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt ?
19.24 Puis il dit à ceux qui étaient là : Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.
19.25 Ils lui dirent : Seigneur, il a dix mines. -
19.26 Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.
19.27 Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence.
19.28 Après avoir ainsi parlé, Jésus marcha devant la foule, pour monter à Jérusalem.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Résumé : Zachée donne aux démunis, il donne plus à ceux à qui il a fait du tord. Le Christ le désigne comme « fils d’Abraham ».
Puis le Christ dresse le portrait d’un homme tyrannique. Autant il s’emparer des richesses produites par autrui ("tu prends ce
que tu n’as pas déposé, et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé« ), il vit de la rente ( »pourquoi donc n’as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu’à mon retour je le retirasse avec un intérêt ?« ), il est injuste ( »on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a« ) et il est disposé à tuer ( »Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence").
Ce tyran n’agit pas à l’image de Zachée. Ce n’est donc pas un fils d’Abraham. C’est un mauvais croyant. Il n’y a donc rien ici qui soit commandement aux croyants, mais illustration d’un type de comportement haïssable à combattre.
Cette réflexion finit de montrer (avec mon message plus bas) que vous manquez de rigueur.
Vous en manquez d’une manière qui me fait me demander si cette absence d’intégrité envers la vérité n’est pas orientée par quelque intention maladive. Pourquoi propager l’erreur ? Quel dessein poursuivez-vous ?
Personnellement, j’aimerais bien qu’on me définisse clairement le racisme, parce que ce mot est utilisé sans cesse et à tout propos, ce qui fait que l’on peut l’utiliser pour désigner n’importe quoi.
Comment l’auteur si prend-il dans sa « démonstration » ? Il définit le racisme ainsi :
Prenons un raciste citoyen. Il est blanc et déteste les noirs. S’il
dit à un noir que la race blanche est supérieure aux autres, il y a là
clairement discrimination. Si le blanc passe devant un tribunal, il sera
jugé (à raison) pour racisme.
C’est-à-dire par la croyance en une supériorité d’une race par rapport à une autre.
Comment glisse-t-il à imputer à des croyants le « crime » de racisme ?
Prenons maintenant un croyant. Il est catholique et comme tous les
croyants, est persuadé que sa religion est la meilleure, celle qui
détient l’unique vérité. S’il dit à un athée ou à un musulman qu’il va
bruler en enfer tandis que lui ira au paradis, je doute que l’athée ou
l’autre croyant, lui intente un procès et qu’il puisse le gagner.
Se croire « meilleur » qu’un autre et le déclarer est du racisme, sauf si le prétexte est religieux.
C’est-à-dire par la croyance en une supériorité d’une idée par rapport à une autre, tout en amalgamant que le fait de croire qu’une idée est meilleure revient à se croire meilleur.
Cet amalgame est douteux. Croire qu’une idée est meilleure qu’une autre revient-il vraiment à se croire meilleur que l’autre ? J’en doute car je peux discuter avec l’autre et il peut adopter mon idée. Voire c’est même moi qui peut finir par être convaincu par l’idée d’autrui. Mais supposons.
Cela revient à réduire le racisme au fait de se prétendre « meilleur que l’autre ».
Dans un tel cas, il y a beaucoup de racisme. Tout homme politique candidat voulant lui-même se faire passer pour meilleur que ses concurrents, serait-il donc raciste, selon Mr Jacob ?
Manifestement, la réflexion ne tient pas. Il y a un contresens. La définition du racisme semble avoir glissé tout au long de l’article pour s’adapter au but final de la réflexion : amalgamer le fait de croire telle idée plutôt qu’une autre à du racisme.
On ne peut évidemment délier le racisme de la croyance en l’infériorité intrinsèque et héréditaire d’un être, par nature, sous peine de raconter n’importe quoi.
Si, par exemple, je crois que la philosophie Platonicienne est meilleure que la philosophie Aristotélicienne. Face à l’Aristotélicien, je dirais ma pensée est meilleure. Mr Jacob me traiterait donc de « raciste » Aristotélicianophobe. C’est évidemment faux, puisque je peux discuter avec l’Aristotélicien qui tient ses idées, non par hérédité, mais par réflexion personnelle.
De même, si je préfère la manière d’être en société propre au Christianisme à la manière d’être en société propre à l’Islam, si je préfère la manière d’être du Christ à celle de Mahomet, il n’y a là aucun racisme. C’est juste une préférence sur ce qui me semble plus propre à créer une société libre, fraternelle et prospère. Il n’y a rien d’héréditaire en matière de croyance, tout musulman peut changer de religion, il ne s’agit pas de racisme.
Bref, en faisant l’impasse sur la croyance de l’hérédité de la vertu, qui est le propre au racisme, Mr Jacob finit par criminaliser tout expression verbale d’une préférence pour une idée sur une autre, expression verbale d’une préférence qui est pourtant au fondement même de la démocratie...
A mon avis les politiciens ne gèrent pas grand-chose. La plupart font la pause devant les caméras, et s’ingénient à multiplier les promesses à leur clientèle en vue de parvenir aux affaires.
Si par chance ils y parviennent, c’est quelques années tout au plus (un poste de ministre) et ils laissent de plus le gros du travail à leur directeurs de cabinets.
C’est intrinsèque au mécanisme de l’élection : impuissance à agir et incapacité pour le pays d’être gouverné en toute continuité.
Dire que l’élection est sensée nous permettre de choisir « le meilleur » ? Pompidou, VGE, Mitterrand, Chirac, Sarkozy... Le bilan n’est guère brillant.
Ils ont surtout chacun excellé à trahir leurs promesses.