L’écrit contient souvent la mémoire de l’étymologie latine.
Le nombre « cent », le verbe « je sens », la construction pronominale où s’intercale le pronom « s’en », le substantif « le sang », et la préposition « sans », se trouvent en générale à des places différentes dans une phrase.
-> quand sans sang je me sens, il s’en sent de deux cents !
Il ne faut pas rêver, toute langue a toujours ses ambiguïtés et cela donc impose des contraintes syntaxiques pour pouvoir être compris.
Le locuteur natif est toujours plus apte à comprendre sans ambiguïté que celui qui ne l’est pas. D’où l’importance de pouvoir s’exprimer dans sa langue maternelle.
Il est néanmoins difficile d’oublier totalement l’horreur qu’a provoquée la première guerre mondiale et le rôle que cela a eu dans la genèse des évènements postérieurs.