Seul ce qui est mesurable est réel. —> faux : Certaines choses ne se mesurent pas, mais ont une existence réelle
: une idée, par exemple, n’est connue que par celui qui pense et ne
peut donc se mesurer. Or c’est une réalité que les gens aient des
idées.
1) Par définition, une idée n’est pas le réel. 2) Le fait que les gens aient des idées est parfaitement mesurable, il suffit de leur demander de les exprimer. 3)
Le fait qu’on puisse pas accéder directement aux pensées des gens ne
signifie que ce ne sera pas possible un jour, et je crois même qu’on
n’est pas très loin d’y arriver
»
1) Kelvin ne parle pas du Réel, mais évoque ce qui fait partie du réel.
2) Les gens n’expriment pas nécessairement leurs idées, mais dans ce cas elles existent pourtant. Si quelqu’un ment, n’est-il pas logique de s’interroger sur ce qu’il pense réellement ?
3) Big brother en action. Je ne crois pas que les images scannées d’un cerveau en marche puissent permettre de connaître les pensées. L’idée ne fait sens qu’en celui qui la vit. Le chemin qu’elle emprunte est propre à l’histoire de l’être et à sa mémoire personnelle. Nous ne sommes pas là dans le cadre de « particules élémentaires » indifférenciables et indifférenciées.
« Seul ce qui est objectif est scientifique. —> faux,
les hypothèse pour interpréter une mesure sont subjectives et elles font
partie de la science (démarche hypothético-déductive)
Une hypothèse ne prend le statut de résultat scientifique que lorsque est validée. »
Dans ce cas, le réchauffement climatique, le big-bang, les trous noirs,... ne sont pas scientifiques... puisqu’ils ne sont pas validés. D’ailleurs, il n’y a que réfutations.
Si vous réduisez la science à ses résultats objectifs, comment faites-vous pour discuter des hypothèses ? Ne parle-t-on pas parfois « d’hypothèses scientifiques » ?
La science est une fusée à deux étages. Le premier consiste à émettre des hypothèses subjectives, le second consiste à les tester (par la logique et l’expérience) pour les faire parvenir au rang d’objectivité. C’est pour cela que l’histoire et la philosophie des sciences ne sont pas si inutiles.
« Agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être
érigée par ta volonté en une loi universelle et non individuelle ou
personnelle » (Kant)
Pourquoi devrais-je vouloir imposer aux autres la maxime de mon action ? Pourquoi devrais-je estimer que toute action de ma part devienne la loi pour autrui et pour l’éternité ?
Je ne suis responsable que de ma propre action, car elle ne découle que de mon choix personnel, dans la situation particulière où je me trouve, que se soit dans le temps, dans l’espace et dans la société.
C’est un détour inutile que de devoir imaginer ce que les autres auraient fait à ma place, car, manifestement, il n’y sont pas. Agir ainsi ne serait rien d’autre qu’une méthode d’aliénation de ma propre volonté, par un autre de toute façon virtuel car idéalisé par moi-même. Cela revient à m’aliénier moi-même par idéal. Un idéal Kantien. Donc m’aliénier par Kant.
Ma maxime d’action est simplement de savoir m’interroger correctement, en conscience, selon ce que je sais, en tentant de deviner ce que je ne sais pas encore, en évitant de me tromper, en prenant compte autrui, pour agir de la meilleure manière possible dans la situation présente. C’est vrai que cela ne marche pas à tout les coups, mais je ne le regrette jamais !
La politique, une méthode pour former des moeurs communes ? Je crois que c’est une confusion, le but de la politique n’est pas d’endoctriner ses citoyens. La politique me semble plutôt une méthode pour gouverner les hommes.
Toute méthode est fonction du but.
La science est une méthode pour établir des vérités objectives. Je le crois. Mais comment établir des vérités objectives ? Vaste problème. Est-ce possible si les gens sont de mauvaise foi ? Est-ce possible si d’un concept scientifique dépend la survie de quelques hommes ? Est-ce possible si le monde est en pleine discorde ?
Il est manifeste que certaines civilisation n’ont pu développer la science. Celles qui vouent leur môme à l’obéissance, ou à la crainte. Une civilisation, pour développer des sciences, doit se vouer à : - développer l’intelligence de sa jeunesse, - éveiller en elle la curiosité. - lui donner le goût du beau. - lui savoir faire respecter les arguments d’autrui. - lui savoir faire se respecter lui-même.
Autant de choses qui furent présentes dans l’Europe, il y a quelques siècles.
En fait, la capacité même de parvenir à des vérités objectives dépend des moeurs sociales...
Il y a donc une bonne foi, une foi qui est vraie, qui permet effectivement le progrès, du fait qu’elle sème en l’esprit de sa jeunesse toutes manière utiles à cette fin. Et ces manières utiles, ce ne sont ni la crainte de Dieu, ni la soumission à Dieu, mais, de mon point de vue, c’est l’amour de Dieu !
Ainsi, aller vers Dieu, c’est progresser vers l’amour. Puisque le but final de notre vie est la mort. En définissant une mort qui consiste à tomber entre les bras de Dieu selon l’amour que l’on aura transmis, c’est toute la société qui tend à l’Amour. Dieu est donc le seul but. En cela tout dépend de comment est défini Dieu, et comment est défini notre rapport avec lui.
De la religion dépend la civilisation adoptée, son but, son progrès. En définissant à la jeunesse Dieu comme Amour, que l’on peut interroger par sa conscience, le christianisme fut l’élément déclencheur d’un progrès inouï pour l’humanité. Il faut dire que christianisme a emprunté beaucoup à Platon, à son système philosophique, le plus complet pour l’époque. C’est une sorte de syncrétisme judéo-platonicien, en fait.
Bref, la religion est donc une méthode pour créer les subjectivités. Comme de la subjectivité créée en les hommes dépend leur capacité à établir des vérités objectives, la religion est première, car celle-ci doit permettre aux hommes d’être de bonne foi.
Le but ne peut être les hommes (car les hommes au final dépendent d’une foule de choses qui sont distinctes de lui). Tout but est une idolâtrie, une idée fixe. Pour éviter l’idée fixe, il faut faire reposer sa foi sur une entité purement invisible, interrogeable en son fort intérieur, un pur esprit, qui répond chaque fois de manière appropriée au contexte, c’est à dire Dieu.
L’humanisme est une idolâtrie. Il en connaît donc les dérives et son invocation permet à certains de s’aveugler. Le scientisme n’y échappe pas non plus.
L’intérêt est que la compression peut se faire dans des centrales spéciales au plus haut rendement possible. Si la compression est réalisée lentement, le rendement peut monter à plus de 90% (voir ici, mais c’est écrit en petit, donc l’étude semble assez orientée, il y a une correction ici, de la part du constructeur). En revanche, il faut parvenir à faire la décompression en plusieurs étapes, mdi assure la faire en 2 étapes, soit un rendement de 49%. Pour compression/décompression, cela ferait environ 45%. La puissance en mono-énergie est faible (25 CV), mais cela semble un peu mieux en bi-énergie (50 CV).
Bon, ce sont des problèmes assez complexes, c’est difficile d’y voir clair : il faudrait décrypter toute une chaîne industrielle... Le concept me semble quand même assez solide (au moins en hybride) parce que assez simple et polyvalent. Surtout il n’est pas limité par la rareté d’un minerai comme le lithium, ni le poids des batteries, ni le temps de charge. La simplicité de la motorisation semble aussi permettre de gagner du poids sur le véhicule et pourrait considérablement rallonger le temps de vie.
Ce n’est peut-être pas une solution idéale, mais il n’y a pas de solution idéale... L’usage décidera.
Il faut aussi noter que certains hydrures métalliques dégazent leur hydrogène lorsque la pression diminue, d’où, pour une voiture contenant de l’air comprimé, la possibilité d’embarquer une pile à combustible auxiliaire.
De plus, comme l’hydrure de magnésium MgH₂ absorbe de la chaleur en relâchant l’hydrogène, cela ferait un parfait moyen de s’approcher au plus près des conditions isothermes et maximiserait le rendement du moteur à air comprimé, pendant que la pile à combustible rechargerait le réservoir.
Nous aurions ainsi des véhicules emportant de la haute pression, un carburant haute énergie, et aussi avec un effet frigorifique ce qui est la solution optimale en matière de rendement.