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  • ffi ffi 12 octobre 2010 22:48

    Il me semble que, par définition, les politiques sont légèrement au-dessus des lois, puisqu’ils ont la capacité de légiférer.



  • ffi ffi 8 octobre 2010 18:00

    Tu n’est pas cohérent. Tu dis il faut imposer par les citoyens.
    Puis tu cites l’action du président argentin Kirchner...

    Pour décider de cela, il faut le pouvoir.

    Si tu n’as pas le pouvoir de décider, tu ne peux rien faire. A part casser du CRS... qui se défendront. C’est les phrases toutes faites de gauche (il faut lutter, faire grêve, ...). Pour une augmentation de salaire, ça passe, mais pour mettre en place une stratégie aussi compliquée que remettre sur pied des institutions monétaires, quitter le FMI, ... C’est pas une simple loi à voter. De plus, je n’ai jamais entendu de slogan venant des syndicats sur ce sujet dans les manifs. Moi je parle de ce problème très souvent (je l’ai évoqué à un ancien ministre des finances, à des députés, à un proche de Royal), à tous les gens autour de moi, mais ça ne bouge pas, les médias font le blocus sur le sujet et les gens sont désunis.

    Le seul moyen, c’est de mettre au pouvoir en 2012 quelqu’un qui ait la volonté affirmée de recouvrer la souveraineté monétaire (que cela soit presque son mandat exclusif en fait).

    Et si le seul moyen pour l’accomplir, c’est de quitter l’UE, alors il faut quitter l’UE.

    La liberté, ça se prend.



  • ffi ffi 8 octobre 2010 17:41

    Quand Morin parle de « méta-point de vue », que cherche-t-il ? Quelle est donc cette spiritualité supérieure, nécessaire selon lui, qui devrait pouvoir relier tout ensemble ? Pourquoi cherche-t-il à « prendre de la hauteur » ?



  • ffi ffi 8 octobre 2010 17:06

    En fait, il me semble qu’il y a une omission dans votre représentation :
    - l’homme n’est pas un automate déterminé.
    - l’homme est un être vivant, toujours subjectif, qui perçoit des choses désirables, et met en place des stratégies pour les saisir.
    - Bref, la cause des actions humaine est son but, son intention, sa fin, ce n’est pas son passé.
    Autant la cause d’un phénomène physique est son origine (cause efficiente), autant la cause de l’action pour un être vivant est son but (cause finale).

    La divinité, historiquement, n’est que l’idée (idea), cette étrange sensation en notre esprit qui nous indique que le monde nous appelle à réaliser un but. Avoir une idée, c’est partir d’une intention, puis chercher les moyens pour y parvenir.

    La science des buts, historiquement, consistait à imaginer un Dieu pour chaque but (commerce, guerre, musique, arts...), en l’habillant d’attributs spécifiques aux moyens d’y parvenir. Les Dieux étaient alors des raisons d’agir.
     
    Ainsi, poursuivre une idée, aller à l’idéal, se battre pour une cause, historiquement, c’est vénérer une divinité. C’est donc une idolâtrie. D’où que tous les mot suffixés en -isme (qui signifie tendre vers) sont en fait la marque de l’idolâtrie.

    La création d’un Dieu unique permet d’unifier tous les buts dans un seul ensemble, qui est une pluralité, ce qui permet d’éviter les idées fixes et les obsessions. C’est prendre en compte toute la variété des buts possibles simultanément. Il y a évidemment des buts nocifs socialement, et le concept du vice issu de la tentation par le démon a été inventé. Le Christianisme semble regrouper les buts dans un ordre particulier, le vrai, le bien, le beau et aussi privilégier le moyen de la vertu pour y parvenir. Je ne vais pas me lancer dans une étude de la théologie chrétienne, car je n’en ai pas les compétences.

    Dieu représente la totalité des idées potentielle en nous. S’il nous est demandé de interroger Dieu, cela signifie en fait nous interroger nous-même, donc d’utiliser notre conscience. Dieu, n’est rien autre que la conscience en chacun de nous : cette conscience a effrayé les hommes de tout temps, et ils ont eu besoin, pour l’apprivoiser, de l’extérioriser en divinités. Il est vrai que la conscience, qui est en chacun de nous, nous donne cette curieuse impression de nous envelopper totalement.

    Que les mots de Dieu et de divinités soient aujourd’hui désuets ne change rien au phénomène ni à cette sensation spécifiquement humaine... Apprivoiser sa propre conscience est toujours nécessaire, en particulier aux âges extrêmes de la vie. De plus, abolir le nom de Dieu, ne change rien au fait qu’il y a des causes à nos action.

    Il ne faut donc pas négliger ces connaissances liée à Dieu, car si elles sont antiques, elles sont le fruit d’une intuition qui pourrait avoir quelques qualités. Elles nous indiquent une expérience au sujet des buts corrects à poursuivre pour une société florissante :
    - le vrai : la science
    - le beau : l’art
    - le bien : la charité
    et son moyen : la vertu.

    En mettant dans l’esprit de la jeunesse tant des buts saints que des moyens saints pour les accomplir (l’esprit-saint), la religion chrétienne fut optimale pour permettre une pacification des sociétés et le progrès.

    Le Christ à qui l’on reprochait de ne pas faire le Sabbat répondit : « mon Père est le créateur mais sa création n’est pas achevée, il y travaille encore, et donc j’y participe moi-même activement ». Ainsi les moines se mirent à propager les connaissances pratiques (Soc de charrue, techniques de fermentation - fromage, bière, vin, pain, saint-patron pour tous les métiers) et donnaient l’exemple (création des bocages et assèchement de marais). Ainsi s’est fondée la société Européenne, chacun participait à l’oeuvre de Dieu par son travail, au rythme des cloches. Participer à l’oeuvre créative de Dieu était le but à atteindre.

    L’imposture fut quand, à la révolution, la bourgeoisie s’est accaparée de cette société chrétienne, les gens ayant pris l’habitude du travail, pour faire travailler les gens pour eux ! Au lieu d’oeuvrer pour Dieu, les gens se sont mis à oeuvrer pour les bourgeois... Les bourgeois ont trouvé le moyen de se faire servir comme des Dieux... Et après, l’on s’étonne que les inégalités croissent ? Mais puisque tout le monde travaille pour les plus riches... C’est tellement logique.

    Voilà pourquoi les choses n’ont plus de sens, puisqu’elles ont été détournées.
    Cela n’a rien de complexe, si l’on sait le voir et l’entendre.

    Mais, explique-moi donc comment une « pensée universelle » pourrait découler du « libre arbitre », comment un logique universelle, pourrait-elle découler d’une logique « librement arbitrée » ? N’est-ce pas plutôt le risque de libérer l’arbitraire ? J’arbitre librement que ma volonté est universelle... Pas très cohérent. La pensée pourrait sembler universelle parce qu’il y a une société qui t’entoure et qui partage tes moeurs (du genre société de consommation), mais cela n’est en fait qu’uniformité.

    L’universel, c’est la pluralité dans l’unité. Du point de vue social, c’est une pluralité d’opinions, autant que d’Êtres particulier, face à une seule vérité. Et ce n’est pas moi qui détermine librement et arbitrairement quelle est cette vérité...

    On peut se battre pour son propre -isme, idolâtrer l’idée que l’on veut imposer uniformément, mais une idée n’est qu’une, elle n’est pas plurielle, par définition, elle exclue l’autre.

    Pour qu’il y ait un universel, au point de vue social, il faut concorder sur un but commun, puis que chacun, porteur de sa subjectivité particulière, puisse la clamer librement avec le désir de s’accorder, en toute bonne foi et avec honnêteté intellectuelle, sur ce qu’il faut faire en vérité pour parvenir à ce but. S’il n’y a pas de but commun, il n’y a pas vraiment de société mais uniquement coexistence. L’on obtiendra alors particularisme, diversification, fragmentation voire discorde.

    Il nous faut donc penser la vie en société comme fait de 2 buts : le but commun, lié à l’avenir de tous, sur lequel chacun peut s’exprimer, et les buts privés, liés l’avenir de chacun, où chacun est souverain pour soi-même.



  • ffi ffi 8 octobre 2010 13:33

    Pour le NPA, j’avais déjà lu cette analyse. C’est une bonne analyse, mais ce n’est pas un engagement solennel à faire une réforme monétaire.

    Bon, vous dites qu’il n’est pas possible de changer au niveau français parce que le monde serait mondialisé, etc...

    Par des élections en France, l’on ne peut s’engager que pour la France... Car les démocraties sont nationales. Si l’on élisait un gouvernement pour faire la réforme monétaire, selon notre désir de peuple souverain, faudrait-il donc qu’il ait ensuite la permission du monde entier pour agir ?
    Je te signale que la France possède 10% des voix au parlement Européen, donc 5% pour la gauche, 5% pour la droite, et que de toute façon le parlement Européen n’a pas son mot à dire dans ces choses-là. Et après certains nous parlent de démocratie...

    Si le Monde voulait agir, il l’aurait déjà fait : le G20 est passé par là. Mais rien n’a eu lieu. On ne peut pas demander au peuple souverain d’attendre que le monde veuille bien changer les choses pour lui. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit justement de recouvrer une souveraineté. Et la souveraineté, cela se proclame !

    Le monde en a rien à faire du poids que tu peux avoir « par les élections », tu affirmes toi-même que la France ne fait pas le poids. Pour le Monde, tant c’est légal, et que tu t’écrases, ça lui va. Il n’y a pas d’état mondial pour dire ce qui est bien ou pas.

    Là où ton raisonnement ne tient pas, c’est que tu invoques le problème des agences de notations... Or en recouvrant la souveraineté monétaire, il n’y a plus de problème d’agences de notation, puisque la dette ne dépend que de l’Etat seul... Bon il reste l’ancienne dette à payer, mais si les agences font trop monter les taux, il suffit de le dénoncer et menacer de faire défection sur la dette : entre quelque chose et rien, les gens choisiront. C’est pas les banques qui vont envoyer des armées contre la France.

    Là où ton raisonnement ne tient pas non plus, c’est que tu attends une réforme monétaire qui déclare que la monnaie dépend de l’Etat seul. Or, je te signale que les Etats sont nationaux, donc que l’Euro n’est pas compatible avec la réforme que tu appelles de tes voeux puisqu’il n’y a pas d’état Européen...

    La liberté, ça se proclame, ça se prend. Tu semble trop craintif pour l’envisager.
    Comme si la France avait besoin d’une permission ? Il y a des gens en France qui ont la capacité d’organiser cela. Ce ne sera pas facile, mais ce ne sera pas pire qu’aujourd’hui.

    Ton raisonnement semble être celui de l’esclave qui va demander la permission à son maître de bien vouloir, éventuellement, s’il lui plaît, le libérer...

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