Aurais-je touchée une corde sensible ? Vous avez pris en effet soigneusement la partie qui contredit mon affirmation. Il est vrai que vous avez écrit beaucoup. Je vous cite. -------------------------------------------
Hontede voir un système qui aggrave les inégalités, honte de voir
des centaines de millions de gens qui ne peuvent pas manger à leur faim,
quand une toute petite minorité se gave, honte d’un monde entièrement
aux mains des prédateurs de la finance, des banksters qui imposent leur
loi mafieuse, qui volent leurs richesses aux gens qui les produisent,
qui mettent les états à genoux, pour mieux asseoir leur domination
mondialisée,
honte de voir les états rembourser (avec l’argent des citoyens, dont
on démantèle le système social, l’école, l’hôpital, la justice) .les
sommes astronomiques perdues par les banques dans leur jeu de
boursicotage et de spéculations,
honte d’assister, presque impuissant, à la privatisation du monde, au
règne d’un système où l’homme n’est plus qu’une « variable d’ajustement »
d’intérêts financiers qui s’imposent comme LA valeur centrale d’une
planète exsangue, extorquée, pillée, souillée, livrée aux prédateurs...
Dieu sait qu’il y en a des raisons d’avoir honte, mais on a compris,
depuis longtemps, que ces hontes là te sont étrangères, à toi, le moi-je
qui, du haut de son petit confort personnel, philosophe à la petite
semaine de Suzette, et du chacun-sa-merde, et après-moi le déluge.
C’est vrai que toi, à aucun moment, nulle honte ne doit t’effleurer ;
formaté, rigidifié dans son assurance de "moi j’en ai chié, je m’en
suis sorti ; sauve-qui-peut-chacun-pour-soi"...
Tiens cadeau, ton portrait par un homme qui portait en lui cette
révolte que toute honte légitime des injustices finit par produire, chez
un être humain normal, épris de justice, pour qui les humains sont des
semblables ...
Ce qui vous déshonore C’est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil Dans vos salles de bains climatisées Dans vos bidets déserts En vos miroirs menteurs... Vous faites mentir les miroirs Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes Cravatés Envisonnés Empapaoutés de morgue et d’ennui dans l’eau verte qui descend des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre A un point donné A heure fixe Pour vos narcissiques partouzes. Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître Tellement vous êtes beaux Et vous comptez vos sous En long En large En marge De ces salaires que vous lâchez avec précision Avec parcimonie J’allais
dire « en douce » comme ces aquilons avant-coureurs et qui racontent les
exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur et nivellateur qui
empêche toute identification... Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les champions de l’anonymat. --------------------------------------------------------------------- Tout le monde a bien compris que vous honnissiez les financiers, les bankster, le système, la privatisation des états...etc Et, en fait, je le partage. Mais, une fois cela dit, que faire ?
La solution la plus simple, c’est de recouvrer la souveraineté monétaire (abolir la loi 73-7) et de remettre en place le système des 30 glorieuses, sortir de l’Euro.
Or qui propose ceci actuellement ? Dupont-Aignan, l’UPR (Asselineau), le FN... 3 partis de droite que vous honnissez. Certes, Il y a S&P (traités de « fascistes » régulièrement, bien que plutôt à gauche) et je crois avoir entendu Mélenchon l’évoquer (mais pas très clairement). Le PS, PC, et Europe écologie sont chacun pour une monnaie mondiale avec l’UMP et l’UDF. Quant au NPA, allez savoir ce qu’il propose, puisqu’en général il s’oppose.
Maintenant, la résolution de ce problème devient urgente, je me sens de gauche, mais si ça continue... Je voterais à droite.
@sysiphe : rocla évoquait la honte envers soi-même. Or votre honte s’applique aux autres. Ce qui fait qu’en fait vous honnissez autrui...
Je rappelle la définition de honnir : vouer à l’exécration et au mépris public en couvrant de honte.
C’est amusant de constater que vous confondiez avoir honte de soi avec le fait de honnir autrui.
En effet, je constate la grande proximité de honte (francique haunitha) et honnir (francique haunjan) avec haine (francique hatina) et haïr (francique hatjan).
En quelque sorte la honte est haine de soi et honnir révèle la haine d’un autre. Manifestement, vous résolvez votre haine de vous-même en la reportant sur les autres.
En effet, j’avais ouï-dire que De Gaule avait eu le culot d’envoyer la Marine Française aux USA pour échanger les dollars de la Banque de France contre de l’Or... Il avait d’ailleurs dénoncé publiquement le privilège incroyable des USA, qui, possédant la monnaie de référence mondiale, pouvait se permettre d’acheter à tout le monde, par simple émission monétaire, tout en se garantissant malgré cela une stabilité monétaire. De Gaule avait bien compris que le système de Bretton Woods ne pouvait pas tenir longtemps et que la parité du dollars avec l’or était à brève échéance compromise. Les accords de Bretton Woods furent torpillés en 1974.
Il me semble qu’il faut rattacher mai 68 à la situation de l’époque (avec les réseaux secrets de l’OTAN de type stay-behind), dans le contexte de la guerre froide. Parallèlement au printemps de Prague dans l’empire communiste, l’empire capitaliste devait « normaliser » les pays de son orbite.
Réduire cela à un complot juif est excessif. Historiquement, une partie de la diaspora juive a été utilisée par les élites anglo-saxones comme agent d’influence dans les autres pays. Cela a commencé dès Cromwell qui promettait un état juif en Palestine. Puis il y a la déclaration de Balfour en 1917, qui promettait de même. Les britanniques, après 14-18, ont donc pris mandat sur la Palestine et ont y laissé s’organiser une migration juive, ce qui provoqua quelques heurts avec les arabes entre les deux guerres (Voir l’histoire de la Haganah). Israël ne put être proclamé qu’en 1948, profitant de la fin du conflit mondial (compagne d’attentat + proclamation d’indépendance).
Il m’apparaît donc assez clairement que 68 n’a rien de spontané, et ne correspond pas à une aspiration politique de la population et donc à aucune vision politique clairement établie. L’idéologie ressemble plutôt à un patchwork sophistiqué, reprenant toutes les idées à la mode, mais sans cohérence logique. Il est par conséquent peu étonnant que les anciens 68ards se soient assis sur leurs convictions de jeunesse entre-temps.
68 me semble un coup politique pour « normaliser » la France. Les USA nous ont certes libérés du Nazisme, mais il ne fallait pas rêver être indépendant... L’idéologie de bric et de broc de 68 ne peut engendrer rien de bon, puisqu’elle ne fut qu’une suite d’arguments flatteurs pour faire adhérer la jeunesse à un dessein qu’elle ignorait. La flatterie des orgueils, ça marche toujours...