@anti-oligarchie. Lit-donc la page sur Voltaire de Wikipédia : Bourgeois, courtisant, il considère mahomet comme un imposteur, antisémite, promouvant l’esclavage, fervent adepte du libéralisme et du libre-échange... Les « lumières » n’ont rien des inventeurs et artistes qui on fait progresser l’humanité : une frénésie de blabla qui n’avait qu’un seul but, faire entrer la France dans le capitalisme mondialisé, pour maximiser le profit. S’il avait été dans pays boudhiste, il aurait critiqué le boudhisme... Voltaire n’était probablement qu’un agent d’influence au service de l’empire Britannique qui voulait étendre ses débouchés à l’époque (voire qui avait quelques rancune contre la France pour sa participation à la révolution Américaine). Voltaire est un promoteur des oligarchies à venir, celles qui vont faire des ravages après le XVIIIème siècle.
Le christianisme, ennemi de la science ? A mon avis, les choses sont un peu plus complexes... Pascal -> hydraulique Leibniz -> énergie, action, calcul différentiel, intégrale Kepler -> gravitation Lavoisier -> chimie. Je ne vais pas refaire la liste... Tous chrétiens. Je redis il y a eu deux camps : les Jésuites, aux idées bornées, aristotéliciennes (le monde en catégories) les Augustinistes, platoniciens. (voir la querelle des jansénistes). Deux tendances intellectuelles qui date de l’Antiquité, l’église ayant penché vers Platon à l’origine. Je te propose de lire Platon et Aristote : le premier est intemporel, le second, dépassé...
Mais, bon, l’église, comme toute institution, n’est pas parfaite. Si tu compiles toutes ses erreurs en 1500 années, cela fait certes impression, mais moins que le XXème à lui tout seul.
Après si tu veux croire que l’absence d’intermédiaire est un atout, pourquoi pas. Je doute qu’il y ait des sociétés sans intermédiaires (peu savent lire l’arabe classique). Le problème que je vois, c’est qu’un mythe des origines trop conflictuel, comme dans le Coran, rend les sociétés dures, ce qui ne favorise pas la science. Platon avait critiqué les mythes guerriers pour cela, dans son ouvrage « la République ». C’est pour cela que le nouveau testament propose un mythe uniquement d’Amour. Le catholicisme n’utilise pas l’ancien testament pour sa violence et aussi parce que l’idée de prédestination juive lui est étrangère (ce n’est pas le cas des judéo-chrétiens (protestants))
Si tu as l’occasion de lire l’ouvrage « La Banquet de Platon », qui est en ligne, je te le conseille : c’est une des réflexions les plus aboutie sur l’Amour. Le lien avec l’église est manifeste.
Bref, le catholicisme est une religion simple : une métaphore d’Amour pour éduquer la jeunesse, un mythe de jugement des âmes pour inciter les adultes à être juste, un mythe de la vie éternelle pour rassurer la vieillesse. Pas de lois tatillonnes ni d’élection divine comme dans le judaïsme. Pas de tentative d’imposer une vérité révélée sur tout un tas d’aspects scientifiques comme dans le Coran. Le Coran était certes très avancé à l’époque, mais il a pris de l’âge sur beaucoup d’aspect à mesure que les connaissances avançaient.
Je ne vois rien dans le catholicisme qui empêche la science, au contraire, il la favorise puisqu’il pousse à l’honnêteté intellectuelle. Mais bon, dans toute société il y a des conservatismes. Ils ont été forts en Europe par le passé. Mais pas trop pour que l’Europe puisse avancer. Aujourd’hui encore, alors que le catholicisme est plutôt absent, il y a encore beaucoup de conservatisme.
Parler de libéralisme, capitalisme, socialisme, communisme, c’est déjà donner un tour idéologique à des questions qui devraient être abordées concrètement.
A mon avis réduire le mouvement de Tea party à « l’extrême-droite » est un peu sommaire. L’explication du nom, inspiré du « Boston Tea Party », est tronquée : il faut se mettre dans le contexte politique américain.
La boston Tea party, c’est historiquement le soulèvement contre l’empire Britannique et sa politique coloniale. C’est donc le symbole du peuple américain qui prend sa liberté, se délie de l’impérialisme et fonde la république. Une fois la république fondée, les US vont adopter tout le XIXème siècle une politique de type protectionniste, en opposition au libre-échange promu par l’Empire Britannique. La révolution américaine fut une réaction à la première vague de mondialisation libérale et financière de l’histoire. D’autres suivront, comme la révolution française par exemple.
Ceci posé, l’on peut interpréter les tea party. Ils symbolisent, pour les états-uniens fortement éprouvé par la crise, un mouvement de lutte contre le libre-échange, la mondialisation et l’impérialisme. D’où le coté patriote. Ces états-uniens pensent (à raison, je le crois), que leur patrie est en danger. Wall-Street est renflouée au-delà de toute raison, des gens sont virés de leurs habitations, les infrastructures se délabrent, les Etats sont quasiment en faillite et licencient massivement, Obama a remis leur santé au mains des assurances privées...
Un des thèmes préféré est la Fed. Beaucoup d’Etats-uniens pensent (à raison, je le crois) qu’il est anormal qu’une banque privée ait la haute main sur le dollars et en particulier qu’elle le vendent contre intérêt à l’Etat, ce qui augmente fortement les impôts. Le problème est le même en France. Pourquoi donc les Etats occidentaux s’obligent-ils à emprunter sur les marchés financiers, alors que ces marchés financiers sèment chaos et désolation ???
C’est là que Krugman ment. Il n’y a pas besoin d’emprunter 1 centime aux banques centrales pour éponger la dette : il suffit à l’Etat d’imprimer la monnaie lui-même, comme Lincoln l’a fait (green back) ou bien comme Kenedy avait commencé à le faire. Evidemment, ce genre de position ne plaît pas à tout le monde. D’où ces calomnies que colporte l’auteur, en référence comme d’habitude, selon la tactique de diabolisation éprouvée, à l’extrême-droite.
Mais, en vérité, le mouvement des tea party est massif. Des gens très variés s’y côtoient, simples citoyens, de droite ou de gauche. Ce qui les rassemble est le désir de ne pas voir mourir leur pays, mis à mal par le système, d’où ce ciment patriotique, reliant une alliance hétéroclite.
Dans un mouvement populaire, il est fort aisé de prendre des petits bouts de phrases par-ci, par-là, ou de braquer le projecteur sur quelques politiciens qui tente de le récupérer. C’est ce que fait l’auteur, qui tronque la réalité avec des concepts simplistes.
Ce qu’il faut voir, c’est donc qu’il existe un soulèvement populaire d’une ampleur considérable aux Etats-unis. Les républicains essayent de le récupérer, mais n’en sont pas à l’origine. Il y a une colère énorme contre la mondialisation, Wall Street et les banques.
Maintenant, bien malin celui qui saura ce qui va en sortir. Cela dit, les américains étant armés, une guerre civile n’est pas à exclure.