Mais, relisez-vous, vous partez bien de la conception manichéenne (le bien en lutte contre le mal), pour continuer ainsi « Ce schéma est propre au christianisme depuis les premiers siècles, les »Pères de l’Eglise« ... Ce qui est preuve d’une certaine largesse avec les faits comme je vous l’ai démontré par l’extrait de Saint-Augustin (un des pères de l’église).
Je ne doute pas que votre réflexion vous plait, mais je la trouvai erronée au point où je l’ai mentionné.
Votre conception de l’église »opium du peuple« semble guider votre plume ; lisez-donc le mythe d’Er le pamphylien pour voir que le christianisme est directement inspiré de la solution offerte par Socrate selon ce que rapporte Platon, pour tenter de rendre la République plus juste. Le christianisme est la mise en application de la République de Platon ; lisez les 10 tomes de celle-ci pour me dire où est l’erreur. de conception.
Puisque les idées existent, le diable existe...
La condition humaine (mortalité, vie en société) implique justement des situations qui ou bien nous attire (le bien) ou bien nous repousse (le mal) d’instinct. Face à ces sentiments, l’homme tend à projeter ces idées (internes à lui-même, mais communes à tous, donc universelles), vers des figures familières (animaux, hommes, chimères) pour les mettre à distance et les rationaliser. Cette rationalisation s’enracinant dans la culture, il y a donc autant de figure du mal que de religions et de civilisations. Cette pluralité dans l’unité, marque de l’universel, évoque est une constante anthropologique.
Hier, le diable, en occident, c’était Hitler. Demain, ce sera peut-être Amandinejad ou Chavez.
L’absence de réflexion sur ce sentiment du mal, permet de contrôler d’autant mieux la population, c’est un effet pervers de la régression des spiritualités. Les »peurs ancestrales« ne se sont pas effacées, elles se portent sur des êtres de chair et de sang (racisme, diabolisation, ...) plutôt que sur des êtres imaginaires, servent de caution à une politique répressive (guerre, loi anti-terrorisme, vidéo-surveillance) et sont »soignées" à coup de neuroleptiques qui détruisent les cerveaux.
Vous semblez croire à une évolution automatique vers le plus de rationnel. Pour moi tout démontre le contraire : déclin spirituel, déclin économique, fuite en avant dans l’irrationnel.
Parfois certains, qui n’écoutent pas les idées d’autrui, ne s’empêchent malgré tout pas de contredire à priori, selon leurs idées préconçues de celles-ci.
Ne pas se renseigner sur les idées de quelqu’un et les critiquer, c’est assez infantile et surtout inefficace, puisque la somme d’énormité que l’on raconte ne rend pas crédible.
- Le Diable
et le Bon Dieu : deux principes antagonistes qui se partageaient le
monde, les coeurs, la prime du pouvoir étant l’apanage du dernier, le
premier, « ange déchu », prince de l’enfer, des ténèbres, cherchant à piéger les âmes - Dans ce contexte, la vie était vécue sous le signe de la lutte entre deux puissances plus ou moins antagonistes
Vous nous faites part de vos conceptions manichéennes. Voici ce qu’en disait Saint-Augustin, père de l’église :
Les manichéens posent deux substances opposées, le Bien et le Mal, et
les font se combattre. Or, si Dieu est incorruptible (au sens
métaphysique du terme, pur de tout mélange, et incapable d’être mêlé à
une autre substance), le Mal n’a aucun moyen de le combattre. Donc, soit
les Manichéens conçoivent que Dieu est imparfait (ce qui va contre la
définition de Dieu), soit Dieu est bien incorruptible pour les
manichéens, mais il a alors engagé de lui-même un combat gagné d’avance
contre le Mal. Que Dieu soit l’auteur d’une agression gratuite est aussi
inacceptable que son imperfection. La conclusion est que le manichéisme
est inapte à donner une bonne conception de Dieu.
Et là je souscris à la remarque de Samir : Peut être qu’il faudrait que vous abandonniez l’image du Dieu bon mais y substituiez à la place l’image du Dieu JUSTE, non ?
Tout est justement dans la conception de Dieu, vue comme manière de parvenir à la meilleure civilisation possible (la plus juste possible).