Je parle ici du Coran « sunnite », car le chiisme permet, au moins dans une certaine mesure, l’interprétation par des personnes soigneusement sélectionnées, certes, il n’en demeure pas moins que cette ouverture est suffisante pour provoquer des débats, parfois à couteaux tirés, entre ces « élus » d’un genre un peu spécial.
Comme on l’a vu en Iran au cours des dernières élections présidentielles !
« Page 17 : »La loi en tant qu’émanation de la divinité.
Cette dernière conception prévaut chez les juifs et les musulmans, mais presque pas chez les chrétiens. De ce fait, il est faux de parler de culture judéo-chrétienne, mais plutôt de CULTURE JUDEO-MUSULMANE.«
......................
Cette interprétation ne parait pas si fausse.
Cependant, on doit aussi remarquer que la Thora peut être interprétée par les fidèles, tandis que le Coran est immuable.
C’est ce qui fait toute la différence entre les deux textes.
La conséquence est que le Coran est un texte politique, qui déroule un programme politique totalitaire et définitif, tandis que la Thora demeure un texte religieux qui n’est immuable que pour la tradition »orthodoxe« , et encore.
La Thora laisse donc un espace à la Démocratie (cf Israël), tandis qu’il n’y aura jamais d’Etat musulman démocratique et encore moins laïc (à moins d’abandonner des pans entiers de l’Islam !). C’est une situation de blocage total.
Le Coran est un texte politique profondément et radicalement antidémocratique, puisque la loi est une révélation divine transmise par »dieu« à son »prophète« par l’intermédiaire de »l’ange Gabriel". Cette loi ne peut par conséquent pas être modifiée.
Tandis que la loi démocratique est une création du Peuple, par l’intermédiaire de ses représentants et cette loi peut être adaptée au cours du temps.
Il a donc une incompatibilité fondamentale entre l’Islam et la Démocratie, qu’on aurait sans doute du relever plus tôt.
Le referendum d’initiative populaire est une tradition incontestablement démocratique. Si cette tradition était transférée en France cela donnerait surement d’intéressant résultats.
Pourquoi la société civile ne pourrait-elle pas choisir elle-même de mettre en débat les sujets qui la préoccupe ?
Pourquoi la classe politique devrait-elle être la seule maitresse de l’agenda politique ?
Il est toutefois plus difficile de répondre à ces questions qu’il n’y parait au premier abord.
Il est certain cependant que si on mettait aux voix toutes les questions que posent l’immigration, les immigrants musulmans pourraient faire leurs valises !