Oui. « Né le 20 septembre 1608 à Paris, à l’hôtel de son père rue Nostre-Dame d’Argent, Jean-Jacques Olier est le fils de Jacques, seigneur de Verneuil, et de Marie Dolu, dame d’Ivoy, en Berri ».
C’est le début de la notice biographique de Marie-Claire Daveluy, la Société Notre-Dame de Montréal, Montréal, Fides, 1965, p. 108.
L’attribution des Motifs est souvent contestée, mais je crois qu’elle est juste.
Je vous remercie beaucoup de vos deux réactions à ma réponse à votre message sur mon article. Le premier surtout, auquel je réponds d’abord, parce qu’il convient à mon objectif, dénoncer le comportement immoral de l’ILDA qui nuit volontairement sans raison à un chercheur.
Je vous dirai d’abord, ce que je vous ai déjà écrit (vous m’avez lu de travers !), que vous êtes dur de comprenure. Vous me redites de contourner le refus de l’ILDA en accédant aux archives jésuites de Lyon ou à la BN. Alors, je me répète. J’ai bien écrit qu’il existe et n’existe que TROIS dictionnaires historiques de l’illinois. Ils se trouvent aux archives de Montréal, de Trinity College et de Providence. J’ai une version html de ces trois manuscrits historiques. La seule question, et je l’explique précisément, c’est que j’ai absolument besoin de la version électronique des trois dictionnaires qui se trouve dans le centre de recherche de l’ILDA. Ce n’est pas clair ? Comment chercher les occurrences d’un mot, le mot « esclave », dans les entrées et tous les exemples de ces trois dictionnaires sans utiliser leur enregistrement électronique ? C’est impossible. Et les administrateurs de l’ILDA, qui connaissent mon projet, le savent très bien. Il est donc criminel de refuser l’accès aux trois dictionnaires qu’ils ont pu scanner grâce aux archivistes qui leur ont, eux, donné librement accès à ces trois documents. Il s’agit de vol, de séquestration et d’abus de jouissance de monuments historiques qu’on doit à trois jésuites français et trois fonds d’archives d’Amérique. C’est d’autant plus inacceptable qu’il s’agit d’une décision « administrative » sans aucune explication ni justification.
Je suis heureux d’avoir l’occasion de redire et d’insister sur la question et je vous suis très reconnaissant de m’en donner, sans le vouloir (!), l’occasion. L’objectif de mon article était d’obtenir de nombreux appuis à ma protestation. Vous êtes le seul qui avez réagi. J’avais tout de même demandé aux 27 professeurs actifs de mon département des Littératures de langue française de l’Université de Montréal, et à quelques amis, soit trente universitaires, d’intervenir en ma faveur sur AgoraVox. Pour moi, le 2 décembre, c’était la bonne façon d’obtenir rapidement l’accès au dictionnaire électronique Pinet-Gravier-LeBoullenger de l’ILDA. Aucun n’a donné suite à ma demande. On pourrait croire que ces universitaires ne sont pas conscients du comportement inqualifiable de l’institut de l’Université de Miami, mais je pense plutôt qu’ils ont les deux mains dans le même gant et sont absolument incapables de s’inscrire sur AgoraVox (en cinq ou dix jours) pour y publier un commentaire (en moins de cinq minutes)...
Cela dit, je ne désespère pas. J’ai écrit au recteur de l’Université de Miami pour lui demander d’intervenir en ma faveur. Mais il faut lui laisser le temps de suivre les dédales des administrations pour se rendre jusqu’aux administrateurs de l’ILDA.
Je suis certain que vous comprendrez mieux ma situation catastrophique ou, pour le dire simplement, mon problème, maintenant.
Sur l’esclavage, je vous reviendrai plus tard, si j’en ai l’occasion, car il s’agit d’un sujet sur lequel, je pense, il sera plus difficile de s’entendre, car pour l’instant nos perspectives sont à l’inverse l’une de l’autre. Pour mon travail en cours, j’ai besoin d’une définition essentielle et, je dirais, minimaliste et catégorique de l’esclave, tandis que pour vous, on peut être plus ou moins esclave !
Encore merci de votre réaction qui, comme vous le voyez, m’est très précieuse,
Et hop !, — Vous ne présentez aucun profil et donc aucune adresse électronique où l’on pourrait vous rejoindre discrètement. Je voudrais vous signaler que j’ai commenté votre commentaire (impertinent) sur mon dernier article.
Toutes mes excuses à Sylvain Rakotoarison d’intervenir ainsi dans le déroulement des commentaires sur son article. Mais j’en profite pour lui demander une exception à sa règle absolue. — Vous ne publiez jamais aucun commentaire sur AgoraVox. Pourriez-vous faire exception, en appuyant ma protestation et ma dénonciation de l’ILDA qui nuit sans raison aucune à mon travail de recherche en cours, ce qui pourrait, non aurait, un impact important sur agoraVox, mais surtout à l’Université de Miami.
Bonjour, — Je n’ai pas répondu à votre message, avant de faire votre connaissance. Mais je viens de trouver le temps, depuis quelques jours, pour vous lire, toujours en contexte. Cela a été pour moi très agréable. Maintenant, je peux répondre à votre message surprenant. Même si ma réponse sera critique, je vous connais maintenant assez pour savoir que vous avez déjà reçu des messages beaucoup plus incriminants que celui-ci et que vous le prendrez en bonne part.
J’ai d’abord été surpris parce que votre message était tout à fait hors propos. Vous prenez prétexte de la seconde partie de mon article pour exposer des idées assez confuses sur l’esclavage (un peu partout au monde), à partir du fait tout simple que je rédige depuis quelques années un essai sur le fait assez extraordinaire qu’on ne trouve nulle part en Amérique du Nord continentale (à l’exception de la côte du Pacifique) ni esclavage, ni, bien entendu aucun esclave. Vous nous sortez l’idée qu’on ne saurait le dire des Inuits. Je vous assure, puisque c’est le sujet de mon travail depuis de nombreuses années (essai qui paraîtra ce printemps), qu’on n’a jamais vu d’esclave dans aucun iglou des Esquimaux ! (voyez l’ouvrage de Nieboer qui étudie la question dans toutes les sociétés préhistoriques, partout au monde).
Vous accumulez ensuite des opinions et informations sans aucun rapport avec le simple fait que j’étudie la question du « non-esclavage » des Indiens de toute l’Amérique du Nord continentale. Pourquoi ? Cela ne concerne nullement mon article.
Et vous finissez par écrire « j’ai peine à croire que Lahontan ait pu écrire un pamphlet contre les jésuites ». D’abord, toute personne qui a lu les trois tomes de l’ouvrage de Lahontan (1702-1703) n’aura aucune peine à le croire. Ensuite, je vous donne le titre de mon livre qui explique la découverte d’un pamphlet « anonyme » anti-jésuite qui fait la preuve qu’il est de Lahontan (livre qui étudie la question sur 220 pages). Votre fion est donc intempestif.
Or, le plus important n’est pas là. Votre commentaire ignore complètement (et je dis bien complètement) le sujet et l’objet de mon article qui est une protestation et une dénonciation du fait très simple que l’Indigenous Language Digital Archives du Myaamia Center de l’Université de Miami me refuse l’accès au dictionnaire électronique illinois rassemblant les trois dictionnaires historiques des missionnaires Pinet, Gravier et Le Boullanger, alors que j’en ai besoin pour mon travail de recherche en cours et que le fichier informatique est un instrument irremplaçable. Étant donné mon expertise, ce refus est incroyable, inacceptable, criminel. Or, de cela, le sujet et l’objet de mon article, vous ne dites pas un mot.
Je comprends qu’avec cinq mille sept cent quatre-vingt-neuf commentaires, vous vous êtes donné le défi d’être le champion d’AgoraVox à ce sujet. Mais au vu de votre commentaire de mon article, je vois que vous commentez parfois des articles que vous lisez en diagonale et donc souvent, je suppose, de travers, comme c’est le cas de mon article.
Comme vous écrivez bien et facilement, peut-être qu’en revenant à mon article vous prendrez le temps de le relire et, surtout, de le commenter à nouveau de manière pertinente. C’est simple : il s’agit de dénoncer le comportement immoral de l’ILDA qui nuit sans raison au travail d’un chercheur.
Amicalement et sans rancune, « Et hop !, qui méritez parfois trop bien votre pseudonyme, — Gl>-
Cher ZenZoe. — Oui, votre David Graeber (1961-2020) est bien le co-auteur de l’ouvrage en question. David Wengrow est beaucoup plus jeune (né en 1972). Tous les deux ont été de très efficaces activistes pour les droits de l’homme, la justice et l’égalité. D. Graeber a été un des fondateurs du fameux mouvement « Occupy Wall Street ». D’ailleurs, leur livre est une évidente manifestation de leur engagement social, puisque tout l’ouvrage milite pour un renouvellement de notre conception de l’histoire de l’humanité, afin de prouver que l’évolution ne conduisait pas forcément au monde injuste dans lequel, malheureusement, nous marinons (ce qui est parfaitement exact).
Mais malheureusement, leur point de départ est totalement faux. Et je suis de ceux qui n’acceptent pas qu’on mettent des idées fausses au service des bonnes causes. J’espère que vous serez d’accord avec moi sur ce point.
Merci de votre précision. Je n’ai pas voulu alourdir mon article, notamment en faisant un compte rendu de la réception, aveugle et toujours dithyrambique, de l’ouvrage : tant mieux pour leurs auteurs, même si D. Graeber n’a pas pu en profiter longtemps.