Le Méluche ne rate pas une seule occasion pour mentir effrontément :
« C’est nous qui sommes agressés ! » : attaqués de toutes parts après la mort de Quentin, les Insoumis cherchent à inverser l’accusation ... « Ces gens (Némésis) se vantent d’être venus à une de nos réunions pour l’empêcher de fonctionner. Et c’est eux qui vont d’un plateau de télé à l’autre en disant : “C’est odieux, on nous a assassinés !” »
Alors que les Némésis ne sont pas entrées dans l’université ... Contrairement aux gauchistes qui entrent partout même en défonçant les portes, détruisent le mobilier, saccagent les locaux et agressent physiquement les gens qui s’y trouvent.
Le Méluche fait sa chochotte ( il tournerait LBBTQR+ ? ) en se sentant agressé par quelques filles qui déploient une banderole sur un trottoir ...
@jakem ( suite 7 et fin ) Olivier Vial : Le problème est que la violence politique, aujourd’hui, provient essentiellement d’un camp, celui de l’ultragauche. Leur objectif n’est pas de recadrer leurs militants mais plutôt de les orienter vers un objectif politique : la conflictualisation. De ce point de vue, il y a peu d’espoir d’évolution.
En revanche, les pouvoirs publics devraient se montrer beaucoup plus fermes face à la violence politique. Cela vaut pour les violences contre les personnes commises par les antifas, mais aussi pour les sabotages et les actions menées par certains militants écologistes radicaux. Très souvent, dès lors qu’un acte revêt une connotation politique, la justice tend à le considérer comme moins grave.
Je me souviens d’une interview, il y a quelques mois, du procureur de la République Eric Vaillant, ancien procureur de Grenoble. Avant de quitter son poste, il avait souligné avoir été régulièrement confronté à des violences d’ultragauche, voire à ce qu’il qualifiait lui-même d’attentats d’ultragauche. Il regrettait que sa hiérarchie ne prenne pas ces faits suffisamment au sérieux, notamment en ne les classant pas systématiquement dans la catégorie du terrorisme ou de la violence politique, les considérant plutôt comme des faits de droit commun.
Au sein des instances politiques et des autorités policières et judiciaires, la violence politique doit être traitée pour ce qu’elle est. Il ne s’agit pas simplement de faits divers : il existe une intention politique, une organisation et une idéologie sous-jacentes. Cela nécessite un traitement plus rigoureux et plus systématique.
@jakem ( suite 6 ) La complaisance des autorités face à la violence politique n’est-elle pas un poison démocratique extrêmement dangereux ? Les leaders politiques ne devraient-ils pas incarner une position digne et recadrer leurs sympathisants ou militants afin qu’ils ne sombrent pas dans la violence politique ?
Aurélien Marq : Oui, la complaisance d’une part non négligeable des autorités face à la violence venue de la gauche est un poison pour la démocratie. En juillet 2023, Jean-Luc Mélenchon prenait prétexte des évolutions climatiques pour proclamer : « Maintenant, camarades, nous n’avons plus le temps. (....) seule l’action révolutionnaire et subversive, qui assure la rupture avec le capitalisme, peut nous permettre de tirer l’humanité de l’impasse. » Imagine-t-on les réactions, y compris judiciaires, si quelqu’un à droite déclarait par exemple que « face au grand remplacement, nous n’avons plus le temps et seule l’action révolutionnaire et subversive peut nous permettre de tirer la France de l’impasse » ? Mais comme Mélenchon est de gauche, ça passe, et un an plus tard presque jour pour jour, en juillet 2024, le premier ministre Gabriel Attal appelait à voter LFI pour « faire barrage au RN ». Entre ces deux moments, il y eut l’horreur du 7 octobre 2023, les prises de position que l’on sait de nombreuses figures de LFI, et cela non plus n’empêcha pas le « front républicain contre l’extrême-droite », c’est-à-dire le ralliement de la gauche et du centre à Raphaël Arnault et à Rima Hassan. Or, après un tel ralliement, comment prétendre encore à une « position digne » ?
Sans une véritable alternance démocratique, qui arrachera les institutions à l’emprise du « cercle de la Raison » pour les remettre au service de la France, nous ne sortirons pas de la crise.
Aurélien Marq : Les propos d’Eric Coquerel sont indécents au moment où un jeune militant de droite vient d’être assassiné par des militants de gauche (sous réserve des conclusions de l’enquête, évidemment). Quant à la partialité de l’institution judiciaire, on sait depuis Oswald Baudot qu’elle serait plutôt en faveur de la gauche ! Par exemple, ainsi que l’a récemment fait remarquer Gérard Larcher, qui est tout de même le deuxième personnage de l’état, on ne peut que s’étonner de la très faible réaction des tribunaux suite aux nombreuses plaintes déposées contre Rima Hassan. Ou encore, on note que le Syndicat de la magistrature fait partie des « organisations et structures amies du film » du long-métrage « Soulèvements » à la gloire des Soulèvements de la Terre !
Ceci étant, il serait très hypocrite d’oublier que la crise de confiance envers les institutions vient d’abord des défaillances des institutions elles-mêmes, et non des discours de tel ou tel personnage politique. La première cause du ressentiment, je pense notamment au mouvement des Gilets Jaunes, c’est que les citoyens constatent que l’état n’assume plus comme il le devrait ses obligations vis-à-vis de la Nation.
@jakem ( suite 4 ) De la même manière, à l’université, des activistes d’extrême gauche qui saccagent un amphithéâtre, bloquent une université, ne commettent pas le même type d’actes que des militants de l’UNI qui débloquent une université en retirant des obstacles et en rangeant les poubelles qui avaient été installées pour constituer des barrages. Débloquer une université en la nettoyant ou mener des actions visant à la dégrader sont des actions diamétralement opposées. Pourtant, dans le discours médiatique et dans celui d’une partie de la gauche, il y a une volonté de tout renvoyer dos à dos afin de présenter les exactions comme des faits ordinaires.
Aurélien Marq : Je refuse de renvoyer dos-à-dos la gauche et la droite, tout particulièrement au sujet de la violence, et tout particulièrement aujourd’hui. D’après les témoignages rendus publics, Quentin appartenait à la droite nationale, mais rien ne peut permettre de le rattacher à un hypothétique équivalent de droite d’Andreas Malm – voilà un exemple de référence idéologique de la violence. Entre gauche radicale et droite nationale, il n’y a aucun signe égal, aucun effet miroir, et aucune position surplombante prétendument neutre qui tienne. Votre deuxième question en est la clef : il n’y a qu’à gauche que la société est perçue comme structurellement illégitime. Et au-delà même de la société : la civilisation occidentale, helléno-judéo-chrétienne (chacun de ces trois termes est important), qualifiée d’ordre bourgeois, patriarcal, fémonationaliste, Blanc, néo-colonial, ethnocentriste, cis-hétéro-normé, capitaliste, ou que sais-je encore.
Quant à savoir à quoi peut mener un rejet radical de la seule civilisation au monde à avoir de sa propre initiative aboli l’esclavage....