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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 23 juin 2019 09:33
    « Au Sud, l’ajustement a emprunté les chemins de l’esclavage, de la colonisation, du nationalisme-clientéliste, du néolibéralisme… »

    N’oubliez pas le rôle déterminant des missionnaires, encore aujourd’hui.

    Vous vous attelez à une tâche très longue et très difficile qui nécessitera la consultation de nombreux textes. J’irai vous lire en faisant attention à la mise en place des pouvoirs, des pratiques et des échanges.

    Cordialement


  • Jason Jason 22 juin 2019 13:18
    Vous passez à côté de plusieurs choses : le fait que A.Smith n’a pas inventé le concept de main invisible ; il se trouve chez Bernard Mandeville (fin XVIIème) dans sa fable des abeilles. Deuxièmement Smith ne fait que décrire un état de choses et non ce qui pourrait être. Il n’est pas utopiste, loin de là.

    Par exemple il ne parle jamais de la spéculation ou appropriation par le fabricant/fournisseur de la richesse d’autrui lors de la transaction commerciale. En vertu de quelle éthique le brasseur ou le boulanger et plus tard le patron d’industrie s’approprient une partie de la richesse ou des revenus des consommateurs, au delà des coûts réels ? Cette richesse excédant (et souvent de beaucoup) les besoins fondamentaux et même nécessaires à une vie très confortable du producteur et plus encore de l’intermédiaire du commerce. On invoque alors le principe flou à souhait de la concurrence, de la rareté ou de l’acheteur parfaitement rationnel, etc. Psychologie de bazar à l’oeuvre chez la plupart des économistes.

    Le problème chez Smith c’est qu’il n’y a pas d’éthique (malgré son ouvrage « la théorie des des sentiments moraux » ou « Theory of moral sentiments, de 20 ans avant » La richesse...") dans sa représentation du monde économique à la Leibnitz où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les choses sont ainsi, et la providence divine règne sur la marche du monde. C’est un peu la pensée générale des moralistes écossais dont il fait partie, avec la morale des bons sentiments. Ses successeurs lui ont emboîté le pas jusqu’à aujourd’hui. Avec comme avatars le Nudge et le Care...

    C’est ainsi que la main invisible se trouve nonchalamment posée sur le tiroir-caisse et qu’elle y reste. La suite n’est qu’une question d’endoctrinement ou de propagande à une échelle planétaire ; mondialisation oblige...


  • Jason Jason 20 juin 2019 19:48

    @ZenZoe

    Le bonheur à peu de prix : aucun, aucun, fabricant n’indiquera la provenance de tous les ingrédients de ses produits sur une étiquette. Les composants (et encore souvent codés), oui, la provenance, jamais.

    Méfiez vous des haricots, ils produisent du méthane, réchauffeur climatique ...



  • Jason Jason 20 juin 2019 19:40

    @foufouille

    Il est tout à fait légal d’injecter une certaine quantité d’eau (combien ?) dans le jambon.

    J’apporterai une nuance à ce que j’ai dit pour le boeuf américain. Dans ce pays on n’élève qu’une seule espèce de boeuf : l’Angus. Or, il a un goût assez peu prononcé comparé aux espèces européennes, aux saveurs plus marquées.


  • Jason Jason 20 juin 2019 18:20
    Bonjour,

    Si je me fie à mon expérience récente (et je cuisine depuis 50 ans), les viandes françaises ou soi-disant telles proviennent de bêtes élevées aux hormones de croissance.

    Expérience de ces deux dernières semaines : deux achats en boucherie théoriquement « artisanale ». Une livre et demie de veau et de boeuf destinés à être détaillés et à faire sauter dans une cocotte pour un plat mijoté. La viande a rendu jusqu’à une louche et demie d’eau dans les deux cas.

    J’en ai parlé au boucher. Il m’a dit ne pas pouvoir contrôler si la viande a été produite aux hormones de croissance. Les carcasses achetées en abattoir et livrées dans son magasin ne portent qu’une indication de provenance. Le boeuf et le veau fermiers (théoriquement sans hormones) ne font pas l’objet d’un étiquetage particulier.

    Même chose au supermarché pour des lardons. Ils rendent systématiquement de l’eau avant de commencer à dorer.

    Conclusion : Puisqu’aucun étiquetage ne permet de repérer les viandes sans hormones ou d’origine fermière, autant aller acheter sa viande au supermarché, c’est aussi mauvais, mais c’est moins cher. Les bouchers, dans ce cas, par leur complicité et leur cupidité, poussent leurs clients vers les grandes surfaces ou les importations... c’est moins cher !

    Pour moi, boeuf français ou boeuf américain, c’est kif kif...
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