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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 6 décembre 2012 14:49


    Tourlou : N’est-ce pas là le mot fondateur, la racine indo-européenne et peut-être sanskrite qui a donné le substantif entourloupe (préposition agglutinée « en » -avec- du latin) et son déverbal entourlouper ? Si ce mot désigne un mélange et l’incertitude qui l’accompagne, l’usage millénaire de ce mot a traversé bien des lieux et des époques. Il a donc normalement muté selon des lois phonétiques bien connues. 

    Il est naturel qu’à l’arrivée il désigne une tromperie bien ficelée. Je ne vois là qu’une circonstance tout à fait fortuite à ce qu’il ait si bien survécu en Grèce. Il est accompagné du mot imbroglio (déverbal de « imbrogliare » embrouiller), qui lui, serait d’origine italienne depuis le XIVème siècle.

    Qui a besoin de la politique, quand on est si bien servi par la linguistique ?.



  • Jason Jason 5 décembre 2012 19:00

    En supplément au lien de tf1 à 18:31

    On est mal partis. Qu’a-t-on fait depuis 2009 ?

    Le Monde.fr avec AFP | 16.12.2009 à 19h29 :

    « ...la progression de l’emploi public résulte essentiellement des collectivités territoriales (+71 %) et, dans une moindre mesure, des hôpitaux (+ 54 %). »

    « Les dépenses de personnel (pensions civiles et militaires comprises) ont représenté près de 300 milliards d’euros en 2007. Des dépenses de personnel qui représentent pour l’Etat près de la moitié des dépenses nettes de son budget, a souligné le premier président de la Cour. Lorsqu’il titularise un agent, l’Etat s’engage en moyenne à le rémunérer durant cinquante ans (salaires et retraites). Le coût moyen pour l’Etat d’un fonctionnaire tout au long de sa vie est estimé à environ 3,5 millions d’euros, selon la Cour des comptes. »



  • Jason Jason 5 décembre 2012 16:02

    Bonjour,

    Entièrement d’accord avec votre description de la sitution, très claire au demeurant. Mais, s’agit-il vraiment d’une révolution ? Cette situation remonte à l’aube de la révolution industrielle avec le fameux « Messieurs les banquiers, enrichissez-vous » (de Thiers ou Guizot ?). Là-dessus, le Capital a pris inexorablement le dessus, et aucun gouvernement malgré l’épisode du Front Populaire n’a pu y mettre un frein.

    Le problême fondamental (et aujourd’hui plus qu’hier) est que le travail est sédentaire, tandis que le capital est mobile, prédateur, volatile. Un exemple concret : je vois mal les syndicats demandant aux 630 salariés de Florange d’aller travailler ailleurs. Ce serait le tollé. Et pourtant, je comprends leur enracinement et je partage leur désarroi.

    Il y a une internationale du capital qui n’a pas besoin de proclamer le fait d’être extrêmement mobile dans un programme défini, alors qu’il n’y a pas d’internationale du travail ou de restrictions au caractère essentiellement opportuniste et au nomadisme du capital. Mittal en est un très bon exemple.

    Essaierait-on même de vouloir mettre un frein à cette machine aveugle, qu’on n’y parviendrait pas dans les circonstances actuelles. La démocratie consumériste s’y opposerait par tous les moyens, et ils sont nombreux.

    Je suis pessimiste, je le sais, mais je n’ai pas de solution face à cette défaite historique sur le long terme.



  • Jason Jason 4 décembre 2012 17:16

    Ce ne sont pas 600 jobs qui vont sauver la France. Une France qui se désindustrialise depuis plus de 30 ans et où le PIB du secteur marchand est supérieur à celui du secteur industriel. Et Dieu sait si on a glosé sur l’économie marchande et des services qui remplacerait la manufacture, grâce au FMI, à l’OMC, à Bruxelles, et autres gourous en chambre.

    Montebourg ou pas, ce n’est pas en 5 ans qu’on va reconstruire une industrie très mal en point quand la culture, le savoir faire, les dégâts sociaux ont été ignorés au profit de la financiarisation à tous crins.

    L’histoire de Florange a été très mal gérée politiquement et cela est dû à la hâte, à la médiatisation et aux reproches faits à un gouvernement qui a un peu plus de 6 mois.

    Soyez réaliste et moins partisan et excité (comme les médias).



  • Jason Jason 3 décembre 2012 17:42

    @ Romain des Bois 9:21

    Votre engouement pour le peuple et sa sagesse intrinsèque et naturelle, tout cela débouche sur une impasse. Le peuple, force vaeugle, a été, et est encore utilisé pour renverser les gouvernements. La fin de la révolte, la sortie de crise, ont des résultats opposés à ce qui a entraîné la vague de mécontentements. On le voit aujourd’hui, et le passé l’atteste.

    Même dans les masses en mouvement, ce sont les élites (quelles que soient leurs origines sociales) qui cristallisent les idées, et donnent les impulsions, et résolvent les « que faire ? ».

    Les sots forment un groupe qui n’est pas plus respectable pour être plus nombreux.

    Ce qui me gêne, c’est l’articulation entre les gens, les populations, les groupes d’intérêts, et ceux qui prennent des décisions en leur nom. Ajoutons à cela le manque de sanctions exemplaires contre ceux qui trahissent leur mandat.

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