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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 31 janvier 2012 18:05

    C’est parce qu’on a laissé aux maires la haute main sur le développement urbain que la côte atlantique entre Nantes et La Rochelle a été terriblement défigurée.

    Pourquoi ne pas tenir compte de ces leçons ? L’urbanisme est un domaine trop sérieux pour être soumis à des intérêts locaux et privés.

    Et ce n’est pas en légiférant depuis Paris que les choses s’arangeront. A cela s’ajoute que dans une période (très longue) de crise du logement, la TVA à 19,6% et bientôt à 21,2% n’arrange pas la situation. Cette taxe ne s’applique pas aux logements sociaux.

    Je trouve odieux que le jeune couple qui vient de s’installer à côté de chez moi doive payer au moins 30.000€ de TVA pour s’offrir un toit (en zone rurale, ils n’ont pas le choix). Avec un emprunt sur 20 ans ils vont galérer toute leur vie.



  • Jason Jason 31 janvier 2012 15:43

    Dans ma petite commune il n’y a pas de PLU (compliqué à établir et coûteux) mais une carte communale, plus simple à établir et facile à gérer. Cependant, cette carte a été établie dans le plus grand secret, le maire usant des vides juridiques pour interdire l’accès au dossier pendant l’élaboration. Il en résulte une restriction arbitraire des surfaces constructibles par crainte de voir baisser les prix si l’offre était plus importante. Et le clientélisme et le copinage sont à l’oeuvre. Sans compter l’absence totale de projections des coûts pour les nouveaux réseaux.

    Le maire se rengorge. C’est son succès, la gloire des copains, et l’argent des habitants via les taxes locales. Edifiant !

    Démocratie, oui, mais on ne peut laisser la gestion de l’urbanisme à des incompétents et des prévaricateurs.

    Plans et législations à revoir entièrement. Les 30% en question ne serviront à rien dans les petites communes. Il serait souhaitable de faire des plans par régions (mer, montagne, campagne, etc) et de retirer à certains maires une autorité qui permet toutes les dérives. Qu’en est-il d’une vraie décentralisation ?



  • Jason Jason 31 janvier 2012 13:53


    Les idées, c’est comme les clous. Plus on tape dessus, plus on les enfonce. C’est tout simplement de la propagande, dans toute sa simplicité, et ça marche. Le travail, vieil ennemi héréditaire du capital.

    Je partage entièrement votre point de vue. Mais, pourquoi tout le temps les entreprises parlent uniquement (ou presque) du travail quand il s’agit de réajuster leurs coûts ? Parce que c’est la variable d’ajustement la plus facile à repérer. La masse salariale, mot magique et qui se signale tout de suite.

    On imagine mal un directeur financier, un comptable qui fonctionne avec des tableaux bien établis et réglementés par les associations nationales et internationales des comptables, on imagine mal ces experts tailler dans les frais généraux. Car l’habitude mentale est prise. Réduire les frais de téléphone, d’informatique, de machines, d’énergie, etc. Il n’y a pas beaucoup à grappiller là-dedans. Imagine-t-on jeter à la rue une machine, un bureau ou un ordinateur parce que le carnet de commandes est en berne ou que les actionnaires exigent entre 15 et 20% de rendement sur le capital ?

    Alors, le travail, pensez-donc ! Que du plaisir. Et ils ne s’en privent pas. Tout le libéralisme est là.

    Sans oublier la compétitivité qui va avec. Mot valise qui ressort de temps en temps. Mots jetables, concepts creux, vocables incertains, pirouettes idéologiques, le tout dans les paillettes du vite-dit, vite-fait des médias. C’est merveilleux la facilité avec laquelle les cerveaux se lavent pour pas cher aujourd’hui.

    Et dans tout cela les syndicats et leurs 8% d’abonnés font figure d’aimables spectateurs.



  • Jason Jason 30 janvier 2012 18:40

    Laissons les coûts de côté pour un moment. Vous parlez des comportements humains qui ne se mathématisent pas. C’est vrai ; d’autant plus que par là on arrive à la notion de culture d’entreprise, ou de culture du monde du travail, et des relations employeurs-salariés. Et c’est là que l’Allemagne (tant enviée en ce moment) diffère fondamentalement de la France.

    Ce ne sont pas des économistes, des comptables ou des directeurs financiers qu’on devrait convoquer mais des anthropologues.



  • Jason Jason 30 janvier 2012 17:49

    Ma dernière remarque. Les rendements exigés des actifs ont beaucoup augmenté ces 20 ou 30 dernières années. Je n’ai pas de chiffres, mais j’en ai fait l’expérience au cours de réunions dans les années 90. Grande pression du Capital sur les rendements financiers des entreprises. Tout le monde s’en plaint.

    J’insiste sur le fait qu’au lieu d’aller au plus facile (compresser les salaires), certains (qui ?) feraient mieux d’aller voir ce qui rend les frais généraux toujours plus importants. C’est tout, mais c’est la face cachée des coûts. Cela éviterait de toujours accuser le travail.

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