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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 4 février 2012 16:05


    @ épicure,

    Vous évoquez le despotisme. Celui-ci peut revêtir divers aspects. Dans nos démocraties, on constate l’évasion constante de la responsabilité nominale. Elle se dissout dans des systèmes (le mot « systémique » est très à la mode), des groupes d’intérêts puissants et discrets, etc.

     Le despotisme a aussi une caractéristique, celle d’être voilé. Ne parle-t-on pas de régimes, d’institutions tyranniques, d’organisations dominatrices ? Qui se servent des procédures et des pratiques courantes (et légales ou bénéficiant des vides juridiques) pour arriver à leurs fins.



  • Jason Jason 4 février 2012 15:56


    Easy,

    Je suis parfaitement votre raisonnement. Mais il y a des moments où il faut absolument abandonner les attitudes « diogènistes ». Les croyances diverses, les religions, les dissertations philosophiques ne peuvent rien face à la souffrance, ici et maintenant.

    Alexandre le Grand n’a pas disserté pendant 3 jours avant de couper le noeud gordien. Il a agi.

    Beaucoup de gens sur Avox s’indignent parce qu’il existe des riches. Ce qui m’horrifie, c’est qu’il y ait tant de pauvres.

    Je ne saisis pasce que vous voulez dire avec les « 36 mois ». Et aussi le fait que vous évoquiez la créance subie. Une créance, ça s’ignore. A moins que l’huissier frappe à votre porte. Et encore... De plus, on peut honorer certaines créances morales.



  • Jason Jason 4 février 2012 08:38

    @ easy,

    « Les SDF qui sont en train de se les peler sont aussi libres et égaux que n’importe lequel d’entre nous. »

    Désolé de vous contredire. Ils n’ont pas les mêmes moyens. Cela relève du même sophisme que de dire que l’homme en prison est parfaitement libre.

    Il ne faut pas confondre liberté et égalié « métaphysiques » et liberté d’agir. Je ne glorifierai jamais les clochards, comme dans « Boudu sauvé des eaux ».



  • Jason Jason 3 février 2012 18:40

    Il est possible de construire des logements légers, mais dont la durée de vie serait inférieure à 100 ans, et esthétiquement acceptables. Mais il faudra convaincre la puissante Fédération Française du Bâtiment qui veille au grain, et l’AFNOR (ou ceux qui pondent les DTU) qui reste assise bien au chaud sur les normes qui enrichissent les précédents.

    En d’autres termes, tout baigne.

    Changer ça ? Bon courage, car même des députés en ont la trouille.

    Pour les terrains au COS (ou POS, je ne sais plus) augmenté de 30%, si le nombre de terrains constructibles offerts s’accroit, les prix vont tomber. Mais, le clientélisme des maires tout puissants (leur autorité est dans la constitution) ne le permettra pas.

    La solution ? Retirer aux maires leur droit quasi absolu de décider de l’urbanisme. La situation nationale l’exige.

    Retour à des problêmes qui durent depuis 50 ans.



  • Jason Jason 3 février 2012 18:22


    Vous dites :

    Il [de Tocqueville] constate que nous sommes dans une société marquée par l’Égalité des conditions.

    Il fait là une grossière erreur, qui dure encore aujourd’hui. Car la Révolution française (je doute que la révolution américaine parle d’autre chose) parle d’égalité devant la loi. Si la loi est faussée ou favorise grossièrement un certain groupe, l’égalité de condition n’existe plus dans ce cas. Par ailleurs, il faudrait définir ce qu’on entend par condition dans nos sociétés modernes. Grand sujet de sociologie.

    De plus, l’égalité de condition n’est qu’un voeu pieux. Quand on proclame que les individus naissent et demeurent libres et égaux entre eux, il faut souligner avec force que c’est seulement devant la loi. La naissance (le milieu social et économique) influe grandement sur ce qu’on appelle la condition. Les sociologues débattent encore avec les biologistes pour savoir si le 50% de traits naturels et 50% d’influence sociale constitue le « bon » mélange. Lire le texte de Marshall Sahlins :« La nature humaine, une illusion occidentale », par exemple, qui traite de l’individualisme.

    Ceci étant dit, il importe de façon urgente au corps politique d’une société de faire en sorte que les lois compensent les inégalités de condition. Cela est le but des démocraties dignes de ce nom. C’est ce qu’elles tentent de faire avec un succès très inégal dans pas mal de domaines. Ce que les lois ne font jamais, c’est de contrôler efficacement le détournement de richesses, de surplus, fournies par le travail, et donc par l’activité du plus grand nombre. 

    Certains argumentent que cela est fait par la redistribution que constitue la protection sociale ainsi que l’accès libre (très théoriquement) aux services offerts par l’Etat. Mais, cette protection sociale est toujours battue en brêche par les acteurs du Capital pour qui le pillage des populations par Etat interposé est un droit intangible. Et cela au nom du principe général de la propriété légale, et de la liberté d’en jouir, mais sans aucune considération de l’origine de cette propriété.

    On retrouve là le détournement du pouvoir dont parle De Tocqueville. Il suffit d’élaborer des lois favorisant quelques minorités discrètes (car ignorées des majorités « raisonnables »), sous la forme de lobbyisme par exemple, et le tour est joué.

    Enfin, dans votre conclusion, votre notion de médiocrité universelle est un sentiment bien personnel.

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