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Joe Chip

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  • Joe Chip 13 janvier 2015 11:01

    C’est vous qui êtes un mouton complaisant. Un slogan est un slogan, on n’adhère pas à une vision fasciste et autoritaire du monde sous prétexte que l’on adhère temporairement à quelques mots qui ont synthétisé une émotion collective. Il n’ y a pas lieu de fétichiser à outrance ce slogan, mais à l’inverse, il ne faut pas croire que le fait de mettre à distance tout sentiment populaire ou toute valeur consensuelle est une preuve en soi d’autonomie ou de pensée critique.



  • Joe Chip 13 janvier 2015 03:23

    Nombre d’hypocrites avaient sans doute tablé sur un échec de cette manifestation, s’attendant sans doute à voir un bordel sans nom et le peuple français vociférer contre le gouvernement ou les islamistes. Au lieu de ça on a eu le droit à quelques heures de communion républicaine, ce que, bien entendu, les blasés de service, les commentateurs stériles et les éternels pétainistes ne peuvent pas supporter, cherchant à se distancier à tout prix des évènements et de ce peuple uni sous prétexte de ne pas tomber dans « l’émotionnel », comme s’il était raisonnable de s’inscrire systématiquement en rupture de la majorité et de refuser toute émotion « populaire ».

    A force de ne pas vouloir être « récupéré » ou manipulé, on prend le risque de ne plus rien faire.
    Il n’y a pas à exagérer le sens de cette manifestation, mais je me refuse à tomber dans le trop grand confort du cynisme, surtout quand je lis les commentaires admiratifs sur les sites étrangers.



  • Joe Chip 28 décembre 2014 21:34

    Je ne comprends rien à ce charabia moralisant. Moi je n’ai pas honte, je ne vous ai rien fait. Mes ancêtres travaillaient modestement la terre pour en extraire leur subsistance, je n’ai pas de leçon à recevoir de votre part.



  • Joe Chip 28 décembre 2014 14:55

    Il y a aussi des choses factuellement fausses dans cet exposé :

    Le National socialisme était lui basé sur les rancœurs et la volonté de revanche dues aux remboursements extrêmement lourds auxquels avait été condamnée l’Allemagne à la suite de la 1ère guerre mondiale. La montée du national socialisme s’est faite sur ces bases, amplifiée par la montée des mouvements socialistes qui ont accru les peurs d’une partie de la population et de la droite.

    Le national-socialisme a habilement su manipuler l’opinion publique allemande, dans le contexte de la crise économique, en l’amenant à croire que l’Allemagne avait réglé des « remboursements extrêmement lourds » qui en réalité n’ont jamais été appliqués ni même réclamés. Les Américains et les Anglais ont fait pression sur la France pour l’amener à renoncer à toutes ses « exigences » tant sur le plan financier que territorial... en revanche, les Américains n’ont jamais renoncé à nous faire payer notre dette de guerre à leur égard. Tandis que l’Allemagne nazie, couvée par les anglo-américains, pouvaient se redresser, la France devait faire face aux spéculations sur sa monnaie et aux troubles politiques entraînés par la crise économique. Mais ça n’empêche pas nos clercs, encore à l’heure actuelle, de répéter la bouche en cœur la propagande nazie selon laquelle l’Allemagne aurait été « saignée » par le traité de Versailles, ce qui est une vue de l’esprit. CQFD. Les Anglais ont encouragé cette vision des choses qui avait l’avantage de dissimuler leur responsabilité directe dans l’ascension d’Hitler : l’histoire est écrite par les vainqueurs, comme chacun le sait.

    J’incite monsieur Dahan à s’édifier sur le sujet au lieu de répéter des opinions triviales : 

    http://www.iast.fr/sites/default/files/Documents/Press%20articles/seabright_lemonde_140620.pdf

    (universitaire et économiste anglais, donc peu soupçonnable de chauvinisme franchouillard...)

    Le quatrième mythe est que le traité de Versailles fut la cause d e l’extrémisme politique dans lequel l’Allemagne fut plongée après 1933. Cette idée, développée initialement par John Maynard Keynes, est restée très courante encore aujourd’hui . Harrison démontre que le fardeau des réparation s demandées à Versailles fut bien plus léger que nous ne le pensons habituellement (...) Ce qui plonge a l’Allemagne dans l’extrémisme fut la Grande Dépression des années 1930.



  • Joe Chip 28 décembre 2014 13:46

    Bravo Gérard Dahan. Personne avant lui n’avait osé une telle analogie. Et personne n’avait osé le dire. Quelle audace. Quelle clairvoyance. 

    Ces invariants sont des circonstances qui amènent leur montée et leur succès. Ce sont des principes, des valeurs, des thèmes qu’on retrouve aujourd’hui actualisés. Ce sont enfin des processus psychologiques utilisant les peurs de chacun, le repli identitaire, l’exclusion de l’autre et qui débouchent sur des attentes en réassurance et en sécurisation.

    Ah ! La psychologie des masses ! Qu’est-ce qu’on peut pas lui mettre sur le dos, au peuple, en utilisant les raccourcis de la psychologie collective : « besoin en réassurance et en sécurisation », que l’on vous dit, exactement comme un nourrissons chétif et dépendant qui réclament protection et soin à ses parents. Le peuple-bébé veut téter le sein et s’endormir en absorbant le lait nourricier des aides sociales tandis que le personnel politique lui glissera des mots rassurants dans le creux de l’oreille : ’tout va bien, tout va bien". Le peuple veut faire son rot ! Filez la métaphore. 

    Le peuple qui cherche à défendre son pouvoir d’achat et ses emplois ne comprend pas que les souffleurs de verre et les ramasseurs de crottins ont disparu au XIXème siècle ?

    Cette mondialisation conduit inexorablement à un changement de l’hégémonie mondiale et à une perte d’influence des USA.
    Le transfert de cette hégémonie du continent américain vers l’Asie ne se fera pas sans heurts violents. Et les 50 prochaines années en seront peut-être le témoignage.

    Affirmations totalement gratuites. La mondialisation est un cadre forgé par les Etats-Unis et structuré aussi bien économiquement que culturellement par l’hégémonie américaine. Bien que les USA soient endettés à mort vis à vis de l’étranger, on a vu les monnaies des BRICS être attaquées sur le marché et dévaluées les unes après les autres, situation totalement artificielle qui témoigne en réalité de la domination outrancière du dollar dans le système financier mondialisé. Seul le yen y a réchappé pour le moment, mais le message est clair : « le dollar, c’est notre monnaie et votre problème ». Le budget de défense américain dépasse l’ensemble des budgets additionnés des autres pays. Les USA commencent à appliquer arbitrairement le droit américain dans le cadre de transactions internationales, n’hésitant pas à mettre à l’amende des banques ou des entreprises de pays dits « alliés » (comme la France) quand les intérêts américains sont en jeu. A l’inverse, les institutions financières américaines, pourtant lourdement impliquées dans les mécanismes de la crise, n’ont pratiquement pas été inquiétées et à vrai dire exonérées de toute forme de responsabilité. La société américaine est en proie à la domination des lobbies et à une militarisation croissante (police, autodéfense, etc.) sans même parler de l’aspect froidement darwiniste du système divisé entre « winners » et « losers ». Le puritanisme des Américains reste un instrument puissant qui permet d’imposer à l’extérieur des valeurs que l’on ne fait pas respecter chez soi. Le tout baignant dans un rapport messianique à l’histoire entre « peuple élu » et autre exceptionnalisme liée à une « destinée manifeste ».
    Les Américains sont un empire en tout sauf par le nom, le nier relève soit d’un aveuglement conscient, soit d’un utopisme douteux en faveur d’un libéralisme théorique qui mettrait tout le monde sur un pied d’égalité.

    En ce qui concerne l’immigration, le racisme, etc., il me paraît utile de rappeler, avant de vouer le peuple français aux gémonies coutumières, que la population française est, avec les Etats-Unis, la plus « diverse » du monde, avec les plus grandes communautés arabo-musulmane, juive et noire subsaharienne d’Europe. Forcément, cette situation créé un « racisme » de frottement qui est inscrit, pour une large part, dans l’anthropologie. Bien entendu, on entendra moins parler du racisme des Japonais puisqu’ils refusent totalement l’immigration. Ou de celui des Australiens, qui refoulent carrément les immigrés illégaux vers des pays tiers qu’ils préfèrent subventionner et qui appliquent pour tous les autres une politique de quota par régions déterminée selon des critères de pur utilitarisme, comme la plupart des pays anglo-saxons, qui feraient hurler en France nos « consciences ». Or, on entend jamais parler de racisme ou de fascisme au sujet de ces pays... en revanche, la France, elle, dans une confusion totale de ce qu’est ou devrait être son « universalisme », ne cesse d’être fustigée et de se morigéner d’antiracisme dans son traitement des flux migratoires. J’aimerais que l’on m’explique pourquoi ce qui passe ailleurs pour une politique rationnelle d’ouverture devient chez nous un obscurcissement fasciste et nationaliste, sans avoir recours à des justifications historiques douteuses ou à une notion fallacieuse de culpabilité collective. 

    Les Français ne sont pas racistes, ils sont même sans doute moins racistes que nombre de donneurs de leçons en Europe et ailleurs qui ferment presque totalement leur territoire. Ils souhaitent simplement passer d’un modèle jugé trop laxiste et trop « généreux » à une politique claire d’immigration choisie, en fonction des besoins du pays. 

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