« ce genre d’a priori témoigne plus de l’état d’esprit de ceux qui les profèrent qu’ils n’informent sur l’état (supposé) de ceux qui en sont la cible » >> C’est trop facile et simpliste. La réciprocité implique le respect de la sphère privée d’autrui.
« ceci n’est pas un argument mais un poncif. ( Qu’est-ce qui permet à cet échange de se faire de façon civilisée ...) » >> Faux. Ce qui le permet, ce sont des services qui ont déjà été payés, et le libre-arbitre des individus. Vous en venez à nier le droit à la vie privée, c’est grave. Si Pierre le musicien a envie de vendre ses chansons, ça ne regarde personne d’autre.
« N.B _ Baltazar y Morales disait :
»Le premier signe de l’ignorance, c’est de présumer que l’on sait « » >> Précisément, ce qui se passe entre 2 individus reste ignoré d’autrui, et a fortiori de l’Etat. La légitimité d’un gouvernement à venir réglementer ce qui se passe entre 2 adultes consentants est donc nulle.
« la force de cet argument est limitée à sa valeur de témoignage personnel ... mais j’y ajouterai le mien en incluant dans ce »choix d’achat« , celui de ne pas acheter, c’est à dire celui du boycott » >> Boycottez tant que vous voulez, c’est votre liberté. Je suis aussi libre de boycotter un régime politique illégitime quand j’en vois un.
« Peut-on considérer comme adultes consentants des êtres qui ne consentiraient pas à respecter la volonté générale, et les règles du jeu qu’elle impose au vivre ensemble ? » >> On n’impose pas le vivre ensemble à coup de matraques de CRS ou d’inspecteur du fisc. Les relations entres individus sont libres et volontaires, toute tentative de les forcer ne peut que les détruire. Ceci étant dit, la « volonté générale » ne peut que se constater, certainement pas se décréter. Votre question est donc caduque.
« la fraude, et, pire, le chantage à la fraude, ne sauraient en aucun cas devenir un argument recevable ! » >> Non, mais la réalité que le dirigisme économique fait bien plus de mal aux pauvres qu’autre chose, si.
« Il est bien plus désespérant de voir l’inverse : une majorité (les 99%) obéissant à la tyranie d’une minorité ! » >> Soit, mais ça ne change rien au problème, la tyrannie est et reste inacceptable, quand bien même elle serait démocratiquement choisie.
« la confusion entre un salutaire ressort d’élan vital poussant des populations paupérisées à analyser les causes profondes de leurs difficultés et ... une »jalousie maladive« risquerait bien de poser problème à l’ordre public ... » >> Les causes profondes de leurs difficultés sont très bien identifiées, c’est l’étatisme forcené qui permet à une minorité de plier les lois en leur faveur. La solution, c’est le respect des droits individuels, dans l’esprit de 1789.
« Pour pour que vous n’ayez pas emporté avec vous une part excessive de richesse susceptible de faire défaut à la France et aux Français, qui pourrait vous en tenir rigueur ? » >> Il n’est pas normal que je sois forcé de m’expatrier pour pouvoir jouir librement de mes droits.
« S’appuyer sur la complicité des gendarmes et des juges pour forcer vos clients à s’acqutter des dettes qu’ils pourront contracter envers vous pourrait aussi être considéré par beaucoup comme de l’autoritarisme malsain ... » >> Absolument pas, parce que personne ne force mes clients à s’endetter. S’ils signent un contrat, il s’engage, et il n’est que justice d’honorer sa parole.
« Le droit de vivre des plus démunis doit d’abord être protégé pour respecter les droits fondamentaux des individus » >> Personne ne parle d’empêcher le droit de vivre ! Le seul qui empêche les démunis de s’en sortir par eux-même, c’est l’Etat, certainement pas le libéralisme. Et par ailleurs ce n’est là que votre avis parfaitement subjectif, qui n’a pas plus de valeur que celui de quelqu’un qui penserait le contraire.
« Entre les »1%« et les »99%« qui »spolie« les autres ? !!! » >> Fausse question. Parmi les 1% il y a des tas d’honnêtes entrepreneurs, de médecins, de sportifs ou d’artistes qui ne spolient personne, bien au contraire. A l’inverse il y a aussi de sacré salauds dans les 99%. Celui qui spolie, c’est celui qui a le monopole de la violence : l’Etat.
« voir plus haut ... l’argument »contraires aux libertés fondamentales des individus« est tout sauf consensuel, il n’est étayé que par votre opinion arbitraire. » >> Renseignez vous sur le droit naturel et vous comprendrez.
« on a le droit de faire à titre personnel des contresens sur le mot liberté. On n’a pas (moralement) le droit de le faire sur le plan citoyen ! » >> La liberté c’est le droit d’agir sans contraintes dans la limite des droits légitimes des autres. Il n’y a pas d’ambiguïté là-dedans.
« Tout le monde ne pense pas nécessairement que ce mode de rémunération par un pourcentage gagné sur chaque chanson »consommée« doive être considéré comme juste et immuable ... » >> Ce qui se passe dans le lit conjugal ne regarde que les conjoints, ce qui se passe entre le musicien et son client c’est pareil. Les musiciens ne forcent personne à acheter leur musique. Si le marché en achète, c’est bien qu’il y trouve son compte. L’échange économique entre un vendeur et un acheteur est une interaction privée, si certains aigris ne sont pas d’accord on se contrefout de leur avis. Qu’ils s’occupent de leurs oignons, le musicien et son client s’occupent des leurs.
« Or, justement, la productivité (pécuniaitre) du travail est pourtant bel et bien limitée par le marché. » >> Uniquement par sa capacité d’achat, il n’y a pas de limite théorique ou philosophique. C’est ce qu’il faut bien comprendre.
« Cela pose la question du pouvoir des »clients« à limiter ce marché et cette productivité. La conscience plus ou moins développée par les »clients« de leur pouvoir de boycott participe d’un pouvoir complémentaire au pouvoir étatique (fisc) à réguler cette productivité. » >> Clairement, le choix d’achat est le plus efficace des droits de vote, j’en suis convaincu.
« On peut alors voir sur ce point un lien indirect entre le pouvoir du fisc à établir un revenu maximum et ce pouvoir individuel du »client« : un revenu maximum officiel favorisant la prise en compte , la conscience collective, culturelle, du surplus d’équilibre et de liberté (au sens démocratique) induit par une consommation responsable et civique. » >> Le fisc peut établir un revenu maximum s’il le veut, mais ça fera beaucoup plus de mal à l’économie qu’autre chose, c’est une évidence, sans compter que c’est une violation évident de la liberté d’échange entre deux adultes consentants. On ne change pas la société par décret (Michel Crozier). Et outre la fraude et la réduction de rentrées fiscale que cela engendrerait ( et donc la ruine à court-moyen terme), vous pouvez comptez sur moi pour drainer les meilleurs éléments vers des pays libres en leur proposant des opportunités qu’ils n’auraient jamais eu dans un pays totalitaire qui limite les revenus au mépris de toutes les libertés fondamentales.