« Même si c’est de façon indirecte, le fisc n’a-t-il pas, par nature, vocation à une telle »ingérence« ? » >> C’est une ingérence acceptée si l’on accepte le contrat social de la société française. On accepte que le fisc nous ponctionne des impôts en échange de services étatiques. Si l’on estime que les services reçus valent ce qu’on paye, ça va, si on estime qu’on se fait avoir sur la marchandise, on fraude ou on part.
« Oseriez-vous alors le qualifier d’immoral, liberticide, destructeur de lien ? » >> En théorie, pas forcément, en l’état actuel des choses, oui clairement. L’impôt est sensé financer des services que l’initiative privée ne peut pas rendre correctement. Soit. Si à la fin de l’année, l’Etat nous envoyait une facture en disant : « les routes, c’est tant, l’armée, c’est tant, etc. », et qu’on ait le choix : « si vous êtes satisfait de l’usage qui est fait par le gouvernement de votre argent, votez pour nous, sinon, votez pour d’autres », je trouverai ça tout à fait acceptable, démocratique et sous contrôle citoyen. Mais ce n’est pas ça. Aujourd’hui l’impôt sert à contrôler les masses. A forcer les gens à obéir à la tyrannie de la majorité. A dire aux gens ce qu’ils doivent penser (presse subventionnée), où ils doivent habiter (loi SRU), ce qu’ils n’ont pas le droit de dire (Loi Gayssot), et surtout à satisfaire la jalousie maladive d’une partie de la population envers ceux qui réussissent et qui gagnent de l’argent (impôts punitifs). C’est une conception inacceptable de l’impôt et du rôle de l’Etat, et c’est la raison pour laquelle je me suis expatrié, et que j’encourage tous les citoyens à se révolter contre cet autoritarisme malsain.
« Dès lors qu’un Etat fixe démocratiquement les règles du jeu de l’impôt, s’en plainde publiquement est un acte frondeur, aussi critiquable que de s’opposer à une décision de justice. » >> Les « règles du jeu » ne doivent pas exister au détriment des droits fondamentaux des individus. On a fait la révolution, c’est bien pour que les individus aient des droits inaliénables qui les protègent des abus de pouvoir, privés comme publics. Quand l’impôt devient le bras armé de la majorité pour spolier la minorité, c’est clairement un abus de pouvoir et la résistance s’impose. Ne nous y trompons pas, les politiques essaient d’opposer les gens entres eux, entre les français et les immigrés, entre les jeunes et les vieux, entre les riches et les pauvres, mais c’est n’importe quoi. Le vrai fossé, c’est entre ceux qui paient les impôts, et ceux qui les gaspillent et en abusent pour satisfaire leur soif de pouvoir et d’idéologie.
« En période électorale particulièrement, la proposition de nouvelles règles du jeu démocratique est non seulement légitime, mais elle relève même d’un devoir civique : ce qui la rend tout à fait morale ! » >> En principe oui bien sur, en pratique les « nouvelles règles du jeu » sont parfaitement illégitimes puisque contraires aux libertés fondamentales des individus. Si on est pas content on se casse, me direz-vous, bien sur, c’est ce que j’ai fait.
Par ailleurs, un économiste n’a-t-il pas dit ? : « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres » (John Stuart Mill)« >> Si précisément. Et quand la liberté des tyrans élus démocratiquement vient violer la liberté des individus de profiter librement des fruits de leur production de valeur, ce principe est foulé aux pieds, et la résistance d’autant plus légitime.
Que dit J.J. Rousseau de la liberté dans son fameux »Du contrat social« ? : „ Trouver une forme d’association qui défende et protege de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s’unissant à tous n’obéisse pourtant qu’à lui-même et reste aussi libre qu’auparavant ?” Tel est le problême fondamental dont le contract social donne la solution. » >> L’Etat actuel ne protège absolument pas les biens des personnes, ils les vole pour financer ses gabegies ! Le contrat social tient tant que l’Etat fait bon usage des sous des contribuables. Aujourd’hui non seulement le peuple est écrasé sous des impôts ridiculement élevés (dépense publique = 56 % du PIB ! En augmentation de 4% en 5 ans, bravo Sarko le socialo !) et en face l’Etat ne remplit pas son rôle puisqu’il dilapide ce fric à rembourser des banquiers corrompus, à entretenir des élus et fonctionnaires inutiles dans le luxe, etc, etc. Le contrat social, c’est l’Etat qui l’a déchiré. Le peuple n’est plus tenu de le respecter.
Bonjour, je respecte tout à fait votre point du vue, même s’il n’est pas le mien, mais je tenais à vous faire remarquer une petite erreur de raisonnement.
Vous écrivez : « Leurs rémunérations sont décidées par les actionnaires mais ceux-ci ne les paient pas avec LEUR argent. Ils les paient avec la plus-value que leur entreprise a créée avec le travail de ses salariés. Les dividendes desdits actionnaires n’en sont d’ailleurs pas diminués. »
C’est faux. Les actionnaires payent bien avec LEUR argent pour la simple raison qu’il n’y a aucune expropriation de plus-value sur le dos des salariés. Le travail des salariés est une matière première de l’entreprise, qui est achetée au prix du marché, c’est à dire à sa valeur marchande, entièrement subjective (cf mon post plus bas). La valeur créée par l’entreprise n’est pas liée au cout des salaires, contrairement à ce que raconte les délires de la théorie marxiste. Il ne peut donc y avoir une quelconque « expropriation ».
Cela n’empêche pas certains salariés d’être sous-payés par rapport à la valeur qu’ils apportent à l’entreprise, attention ! Il y a des boites qui abusent de leurs employés c’est évident, mais c’est loin d’être le cas général. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que la « valeur ajoutée » issue de l’activité d’une entreprise n’est absolument pas prise sur le dos des salariés, et elle appartient bien aux propriétaires de l’entreprise, c’est à dire les actionnaires.
Il s’ensuit que les individus étant libres d’utiliser leur propriété comme bon leur semble, s’ils ont envie de payer un patron des millions, c’est leur doit le plus inaliénable. Une ingérence étatique dans la sphère privée des échanges économiques entre deux adultes libres et responsables telle la limitation arbitraire de la valeur est donc tout à fait immorale, liberticide, et ne peut conduire qu’à la destruction du lien social, les individus se sentant menacés par la structure même qui est sensé protéger leurs libertés ! Une société qui se veut progressiste ne va pas vers moins de liberté individuelle, mais bien vers plus de liberté.
Monsieur 08 Aout, malheureusement, vous passez à côté du principal. Le salaire ne récompense rien de ce que vous évoquez (même s’il peut arbitrairement en dépendre), il récompense la valeur crée pour les clients, qui est parfaitement subjective.
Un petit exemple pour expliquer mon propos :
Pierre et Paul sont tout deux musiciens. Tout deux sont des entrepreneurs qui vendent un produit (leur musique) à un marché de clients. Tout deux composent une chanson par mois, tout deux travaillent le même nombre d’heure et tout deux vendent leurs chanson pour 1€ de bénéfice net sur Internet.
Seulement voilà, Pierre vend 1 000 000 de chansons par mois, et Paul, 100. Pierre et Paul font le même job, Pierre gagne pourtant 10 000 fois plus que Paul. Comment cela se fait-il ? Tout simplement, comme la valeur est subjective, le marché des clients estime que la production de valeur de Pierre est 10 000 fois supérieure à celle de Paul, et le rémunère donc 10 000 fois plus. Le revenu n’est absolument pas lié au « mérite », à la « responsabilité » ou au « travail » de ces deux entrepreneurs, mais uniquement à la valeur qu’ils produisent pour le marché de leurs clients, et donc pour la société. Cette inégalité de revenu n’est pas injuste, elle correspond très précisément à la différence de productivité entre nos deux travailleurs.
Donc oui, un individu peut tout à fait gagner 1000, 10 000, un million de fois plus qu’un autre, tout simplement parce que la productivité d’un travail n’est pas limitée, et n’est évaluée que subjectivement par le marché des clients.
On peut être très méritant, travailler énormément, avoir d’énormes responsabilités et pourtant ne toucher qu’un revenu somme toute modeste si ce qu’on produit n’est ni rare ni très valorisable. A l’inverse on peut être malin, ne pas trop se fatiguer, mais gagner énormément d’argent parce qu’on a une compétence très rare qui permet d’apporter énormément de valeur au marché de ses clients.
J’espère que je vous aurai aidé à y voir plus clair.
Oui, je me doute bien que tu es un vieux gauchiste attardé, à ton âge c’est trop tard pour que tu en viennes à la raison de toute façon. Continue donc de déblatérer ton bréviaire collectiviste, moi j’exerce mes libertés et je continuerai de le faire même si t’es pas content. Tu te torches avec mes droits, je me torche avec ta loi (qui n’est in fine que l’expression de la loi des plus nombreux, donc du lobby le plus fort).