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  • John_John John_John 16 août 2012 17:24

    Tout à fait, la « droite » et la « gauche » ne représentent pas autre chose que le côté de l’assemblée où l’on s’assoit, des idées classées à gauche dans un pays ou à une époque pouvant être classées à droite dans un(e) autre, et vice versa. Et on retrouve d’ailleurs des idées communes à ce qui devrait être de parfaits opposés : l’extrême gauche et l’extrême droite se retrouvaient sur la lutte contre l’immigration sous Georges Marchais, ils se retrouvent sur la haine des « riches » aujourd’hui, et qui sait, peut-être sur la haine des Juifs demain, ça ne serait pas une première dans l’Histoire !

    Après, que les élus des deux bords adaptent leur discours en fonction de l’électorat visé, c’est une constante historique : les membres de l’Etat cherchant comme tout le monde à maximiser leur intérêt vont faire du « marketing » pour gagner des « parts de marché » dans leur segment de population cible, afin de gagner les élections et ainsi avoir encore plus de pouvoir, au prix d’une démagogie éhontée (langue de bois, pensée unique) et d’une extension sans limite de leur action coercitive dans la sphère privée des citoyens. Ces phénomènes ont été prévu dès Schumpeter et ensuite très bien été analysés par les travaux de l’école des choix publics durant la deuxième moitié du XXème siècle.



  • John_John John_John 16 août 2012 17:15

    J’ajouterai un extrait d’une analyse de ce « socialisme de gauche et de droite » à la française, par Alain Laurent :


    « Les trois visages concrets complémentaires de l’ultra-étatisme sans lequel le socialisme ne serait qu’une coquille vide :

    a) Une bureaucratisation de l’économie régie par une »régulation« centralisée (qui se substitue désormais au projet de planification, trop connoté de soviétisme et discrédité par ses échecs catastrophiques et meurtriers).

    b) Une entreprise de redistribution autoritaire et massive des revenus par le biais d’un État-providence tentaculaire fonctionnant aussi à crédit, par l’endettement. Ce qui se traduit par une pratique fanatique de l’impôt (rebaptisé »citoyen« ), que W. Röpke avait bien repérée dès les années 1950 en parlant de »socialisme fiscal«  : au lieu de collectiviser et nationaliser les entreprises en amont, on le fait en aval, en confisquant la majeure partie des revenus des individus productifs, transformés en »animaux sacrificiels« (Rand).

    c) Une socialisation directe ou indirecte des emplois, dans la perspective d’une »fonctionnarisation« générale de la société ( »Tous fonctionnaires !« , y compris les créateurs culturels ou les entrepreneurs…) : il n’y a plus à terme qu’un service public illimité.

    Au passage, il faut souligner que ces caractéristiques intrinsèquement perverses du socialisme (surtout version française) rendent d’avance vaines toutes les élucubrations sur la possibilité d’un »socialisme libéral« , relevant autant de l’oxymore que jadis celles portant un »communisme à visage humain« . Pour qu’il puisse exister, il lui faudrait renoncer aux trois caractéristiques précédemment énoncées, mais ce ne serait alors plus du socialisme… Le grand et vrai pré-libertarien de gauche Franz Oppenheimer a bien montré que le souci de faire entrer les plus modestes dans le libre marché doit exclure le recours aux »moyens politiques« spoliateurs et autoritaires !

    Comme si cela ne suffisait pas, et c’est un élément nouveau qui accroît encore sa malfaisance foncière, le socialisme à la française s’est depuis au moins deux décennies toujours plus culturellement gauchisé sous l’influence de son »écolo-boboisation« et de l’influence prépondérante qu’y exerce désormais la bourgeoisie intellectuelle de gauche et d’extrême gauche. Méprisant et délaissant les salariés modestes accusés de »populisme« , il s’est voué à la défense de tout ce qui est réputé »exclu« et »stigmatisé«  : délinquants et détenus, cancres, chômeurs et endettés volontaires, squatteurs, fraudeurs »sociaux« , »minorités visibles« , »racaille« , sans-papiers et dévots de la charia. Bref, de tous ceux qui contreviennent à la simple observance des »règles de juste conduite« (Hayek) assises sur la responsabilité de soi, le respect des droits de propriété d’autrui et le droit de vivre en sûreté – qu’il faudrait… laisser faire et laisser passer, c’en est la version socialiste évidemment contrefaite et antithétique de celle des libéraux cohérents. Le socialisme est ainsi devenu le principal foyer de confection et de propagation de la tyrannie du »politiquement correct« (l’anti-sécuritaire, la religion de l’ »Autre« …) qui empoisonne la vie sociale et intellectuelle en France. Et qui, en conjuguant pillage et angélisme, détruit à petits feux le peu de vraies libertés dont nous disposons.

    Le ressort de cette extension du domaine de la lutte et le lien entretenu avec la social-étatisation sont clairs bien que peu souvent perçus : c’est l’égalitarisme, cette corruption de l’idée classique et légitime d’égalité (hommes et femmes, électeurs…). Égalité, donc, entre individus productifs et créateurs et individus irresponsables et assistés, entre citoyens de souche et immigrés illégaux, entre citoyens respectueux des droits des autres et délinquants, entre civilisations fondées sur le primat de la liberté individuelle et civilisations tribales théocratiques et monolithiques, entre parents et enfants ou enseignants et élèves. Mais tout en maintenant ou accroissant quelques inégalités révélatrices : entre agresseurs et victimes devant la Justice, ou simples citoyens et oligarques de la nomenklatura d’État…

    C’est dire si, dans une France déjà amplement hypersocialisée et donc institutionnellement socialiste où l’on n’a électoralement le choix qu’entre diverses variétés de socialisme plus ou moins accentuées (Bayrou et sa »France solidaire« , Le Pen et son protectionnisme nationalisateur, Sarkozy et sa défense du »modèle social français« entrent évidemment dans ce champ), l’arrivée des socialistes du PS et de leurs compagnons de route, les néo-bolcheviks à la sauce Mélenchon, à la tête de l’État signifierait l’entrée durable dans un État social et multiculturaliste total. Qu’attendre d’autre dans un pays où le PS détient déjà le pouvoir dans toutes les régions et les grandes villes, au Sénat, et où ses compagnons de route intellectuels font déjà la loi dans les médias, la magistrature, l’enseignement et le show-biz – avec le renfort des syndicats ? »


  • John_John John_John 16 août 2012 17:07

    Si on peut trouver des différences énormes entre la gauche et la droite, ça ne veut pas dire qu’ils se battent pas des deux côtés contre les individus !


    La droite se veut corporatiste, conservatrice, souvent récupérée par une minorité oligarchique pour saper les libertés de leurs concurrents et ainsi pérenniser leurs rentes et leurs positions dominantes contre les forces entrepreneuriales du peuple. C’est historiquement un mouvement paternaliste, anti-libéral, hostile au changement. Concrètement elle augmente les taxes et multiplie les réglementations tout autant que ses opposants, bien qu’elle s’en défende, et ne soucie pas des conséquences sociales et économiques de ses actions.

    La gauche, sous prétexte d’une « défense des opprimés » est en réalité le premier des oppresseurs, une mouvance largement idéologique qui n’a de cesse de nier les libertés individuelles pour soumettre l’individu à un totem « collectif », en pratique à l’Etat et aux caciques des partis dit « de gauche », qui sont eux mêmes des oligarques de premier plan. La « gauche » jadis défenseur des droits de l’homme (liberté - propriété - sûreté - résistance à l’oppression), c’est à dire héritière du libéralisme classique des Lumières, s’est peu à peu muée en son contraire, elle est aujourd’hui le lobby de ceux qui veulent obtenir par la force ce qu’ils refusent d’obtenir légitimement par l’effort, le lobby de la loi du plus fort : l’Etat, le réceptacle de toutes les idéologies collectivistes et autres délires mortifères qui ont tant sévi au XXème siècle. On voit d’ailleurs encore aujourd’hui des gens qui se réclament « de gauche », et qui ne parle que de principes marxistes de planisme centralisateur, concrètement voler l’argent des autres, interdire, contraindre, taxer, gouverner, bref d’une autorité centrale incontestable qui oppresse et mène les gens à la baguette comme un troupeau d’animaux à la solde d’un grand leader au mépris le plus total de leurs libertés et de leur propriété. Jadis parti du peuple, la « gauche » est aujourd’hui majoritairement despotique, étatiste, liberticide et intolérante, en un mot presque totalitaire. Les anars doivent êtres contents, tient !

    Si la droite s’appuie sur le conservatisme, et la gauche sur la négation de l’individu, en réalité la droite comme la gauche ne sont que les deux faces d’une même constructivisme, l’idée que l’individu n’a pas de droits et qu’il ne doit exister qu’en tant que vassal d’une autorité supérieure, l’Etat, Dieu, les membres du parti, etc., eux seuls autorisés à penser pour les autres et leur expliquer ce qui est bon pour eux. C’est, selon sa définition première, deux expression différente du socialisme.

    Comme disait Tocqueville : « [Le socialisme] est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui caractérise [les systèmes qui portent le nom de socialisme], c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est un nouvelle formule de la servitude… » 

    L’idée de base qui anime donc le socialisme dans son essence même peut se caractériser ainsi : les individus sont par nature incapables de diriger judicieusement et efficacement leur vie par eux-mêmes ainsi que de coopérer volontairement et équitablement entre eux. Ce sont de grands enfants forcément irresponsables et égoïstes (dans l’acception péjorative du terme) ; ils ne sont nullement propriétaires d’eux-mêmes mais appartiennent, au sens possessif, à la « collectivité » ou au grand organisme social dont ils ne sont que des fragments. En conséquence de quoi, l’État (=les membres du Parti, les « gentils » qui ne veulent que notre bien) forcément omniscient et omnipotent doit les prendre en charge et les placer sous sa tutelle économique et sociale, relayée par des « collectifs » locaux, afin de les organiser, les diriger, les solidariser et les contrôler. Ce qui ne peut bien sûr se faire qu’en les dépossédant de leur indépendance et leur responsabilité individuelles. Les socialistes de droite comme de gauche rivalisent ainsi de créativité pour déresponsabiliser l’individu de manière à le soumettre et le rendre le plus dépendant possible de l’autorité centrale que constitue l’Etat et l’oligarchie qui est dans ses petits papier (principalement toutes les très grosses entreprises qui se gavent de subventions). C’est la raison pour laquelle on observe depuis la guerre un phénomène de destruction de la sphère privée, le système s’insinue dans les moindres recoins de la vie et de la propriété privée pour imposer les décisions centrales. La courbe perpétuellement croissante de la dépense publique, du taux de prélèvement obligatoires, le nombres de normes, réglementations, ingérences étatiques dans les affaires privées des gens est une parfaite confirmation de cette évolution. En 2012 comme dans les années 30, on peut entendre des discours qui prônent ouvertement la vassalisation entière et complète des individus à l’Etat (notamment via la fiscalité), l’extension sans aucunes limites des prérogatives de la loi arbitraire d’une poignée d’élus, jusqu’à nier complètement l’existence de droits de l’homme à la liberté et à la propriété privée inaliénables, pourtant gravés dans le marbre depuis la révolution. 





  • John_John John_John 14 août 2012 08:45

    Justement, vivez une vie de loisirs si ça vous chante, mais avec votre argent, pas celui des autres.


    Les « machines » ne vous appartiennent pas, elles appartiennent aux gens qui les fabriquent, et vous n’avez bien évidemment aucun droit d’en profiter gratuitement !


  • John_John John_John 13 août 2012 21:42
    Leçon de socialisme appliqué.

    Un professeur d’Economie a un jour raconté qu’à sa grande fierté, aucun de ses élèves individuellement n’avait échoué à son examen de fin d’année. Du moins jusqu’à ce qu’une de ses classes entière ait raté ce même examen !

    Cette classe était unanime à prétendre que le « socialisme » aller fonctionner, et qu’avec lui, personne ne serait pauvre, et personne ne serait riche : bref, une politique très égalitariste. 

    Le professeur en question dit à ces élèves : « OK, nous allons faire dans cette classe une application du programme socialiste. Je ferai la note moyenne de la classe, et tout le monde recevra cette moyenne comme note. Ainsi personne ne devrait échouer, et personne, vraisemblablement, n’aura non plus la note maximum A ». 

    Après le premier test, la note moyenne obtenue par la classe fut B. Par conséquent, tous les élèves obtinrent la note B. Les élèves qui avaient travaillé dur leur test furent un peu déçus, mais ceux qui l’avaient peu travaillé furent très contents.

    Pour le second test, les élèves qui avaient peu étudié ont travaillé encore moins, et ceux qui avaient bien étudié décidèrent de se donner un peu de temps libre, et travaillèrent donc moins.

    La note moyenne de ce second test fut D ! Pour le coup, personne ne fut vraiment ravi !

    Quand le troisième test eut lieu, la note moyenne obtenue par la classe, et donc par chacun des élèves, fut F !

    Par la suite des autres tests de l’année, les notes ne s’améliorèrent pas. Les querelles, reproches et insultes commencèrent à se répandre parmi les élèves. Personne ne voulait étudier pour le bénéfice de ceux qui ne faisaient rien.

    A leur grande surprise, tous les élèves sans exception, furent recalés à l’examen final.

    Leur professeur leur dit que le socialisme finirait par échouer aussi, parce que, quand la récompense potentielle est importante, l’effort pour réussir est également important. Mais quand le gouvernement prive quiconque de cette récompense, personne n’essaie ni ne désire réussir. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

     Le professeur leur tira de cette expérience les cinq enseignements suivants :
    - On ne peut pas tirer les pauvres vers la prospérité en sortant les riches de la prospérité.
    - Pour que quelqu’un obtienne quelque chose sans rien faire, il faut qu’une autre personne travaille sans recevoir la juste récompense de ses efforts.
    - Le gouvernement ne peut pas donner quelque chose à quelqu’un sans auparavant le prélever sur quelqu’un d’autre.
    - On ne peut pas multiplier la richesse en la divisant !
    - Quand la moitié de la population se fait à l’idée qu’elle n’a pas à travailler parce que l’autre moitié va s’occuper d’elle, et quand cette seconde moitié se fait à l’idée que ça ne vaut pas le coup de travailler parce que quelqu’un d’autre va bénéficier de son travail, c’est le début de la fin de toute Nation.
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