« il ne faudrait pas oublier que la liberté à également des limites dans un monde respectable » >> Mais nous sommes tout à fait d’accord. Le principe de « pollueur-payeur », la responsabilité individuelle, c’est ce qu’il y a au coeur de la philosophie libérale. La liberté s’arrête ou commence celle d’autrui, c’est l’essence de l’égalité entre les être humains. Et c’est bien pourquoi l’Etat est essentiellement autoritaire : sa liberté n’a aucune limite, c’est lui qui impose ses moindres décisions de force, à coup de CRS et de matraque fiscale, au mépris total des libertés individuelles.
« Les règles ne font pas obligatoirement des dictatures. Elles permettent aussi la bonne entente entre tous les concitoyens, qui partagent un même territoire. » >> Tout à fait. Mais il y a des règles légitimes (qui visent à faire respecter les droits) et les règles iniques (qui violent les droits de certains ou de tous).
Si vous ne voulez pas travailler, libre à vous, mais vous ne pouvez pas imposer vos choix à autrui. Si quelqu’un aime son travail et veut travailler aussi longtemps que possible, tant mieux pour lui, il serait franchement tyrannique que de lui imposer le contraire.
Bien évidemment, puisqu’une épicerie n’est pas une entreprise scalable. Maintenant imaginez un chanteur qui vend ses chansons pour 1€ sur internet : si 100 millions de gens achètent une chanson, il devient bien plus riche que votre patron, sans voler personne.
Les esclaves d’auchan, montrez les moi. Je pense plutôt que vous parlez de milliers de gens qui ont un niveau de vie parmi les 10% les plus riches de la planète, qui ont une assurance santé, 3 repas par jour, des congés payés, un toit sur la tête, etc, bref des conditions de vie franchement luxueuses comparées avec la moitié de l’humanité. Et surtout, ce sont des gens qui, sans Auchan, seraient surement en train de cultiver leurs propres patates pour manger. De même, si les salariés n’ont pas besoin de patron, on se demande franchement ce qu’ils attendent pour créer leur boite, puisque c’est si facile. Qu’il s’en passent, du patron, et on verra.
Bref, on connait la chanson, le socialisme consiste à se plaindre la bouche pleine ce n’est pas nouveau. Merci de confirmer une fois de plus l’évidence : à par des caprices d’enfants gatés, on se demande bien ce qu’ils savent faire les gauchistes.
Je n’ai pas besoin de votre respect, je ne fais que vous rappeler de ne pas interférer avec mes droits, de la même manière que je n’interfère pas avec les vôtres, et rien de plus. « Don’t tread on me », si vous comprenez le sens de cette phrase.
Quant à l’échange marchand, vous faites exprès de ne pas comprendre : bien sur que tout échange est une négociation, mais l’échange ne se fait qu’à partir du moment où les 2 partis acceptent volontairement, c’est à dire qu’elles ont trouvé un point d’entente : le prix du marché. S’il l’une des 2 parties n’est pas satisfaite, il n’y a pas transaction du tout, c’est une tautologie.
Par contraposée, s’il y a transaction c’est qu’il y a non-insatisfaction mutuelle, l’échange est donc mutuellement enrichissant. C’est la raison pour laquelle la quantité de richesse n’est pas fixe dans une économie. Un exemple plus détaillé ici : http://ordrespontane.blogspot.fr/2011/04/la-valeur-des-choses.html
Enfin, bien évidemment que le monde est imparfait, et justement, c’est ce qui donne tout son crédit à l’entrepreneuriat : c’est parce qu’il y a des magouilles, des ententes sur les prix, etc, qu’il y a des opportunités de créations d’entreprises. Là où il y a malversations, il y a une entreprise à créer qui va résoudre le problème, au bénéfice de tout le monde. Là où il y a monopole, il y a une possibilité de faire concurrence, donc possibilité de création de valeur.
« Gagner du fric à tout prix » est la devise des impôts. Pas celle de tout le monde. Si vous voulez gagner de l’argent dans le secteur privé, il va falloir commencer par rendre service à votre prochain, aider, soulager, coopérer. Mais si vous voulez agir gratuitement, libre à vous également. Il n’y a de profit que si le client est satisfait, ça devrait vous faire réfléchir un minimum.
Je passe sur les insultes, elles vous dévalorisent bien plus qu’elle ne m’atteignent. Vous devez vraiment être malheureux pour en arriver là, je vous plains plus qu’autre chose.
Toujours les mêmes poncifs éculés, je passe donc rapidement :
Sur la pensée des nazis :
http://www.contrepoints.org/2012/02/19/69608-hitler-et-le-che-deux-faces-dune-meme-piece (exit donc toute tentative de dichotomie droite-gauche, ça n’a aucune validité philosophique. La vraie dichotomie en politique se situe entre libéralisme et constructivisme, look it up). Ce que vous n’intégrez pas dans votre discours, c’est que le socialisme est un autoritarisme intégral : vous ne pouvez pas empêcher la propriété et niveler la société sans faire un usage intensif de la force. Les individus sont tous différents, inégaux, ont tous des ambitions différentes et parfois contradictoire, et vous ne pouvez nier leur liberté de choix sans foutre tout le monde en taule. C’est bien pour ça que le socialisme ne peut être que dictatorial : il ne tolère pas que l’on puisse vouloir suivre sa propre voie de manière indépendante. Le centralisme qu’il suppose est en plus complètement hiérarchique : il suppose que certains individus soient supérieurs aux autres et aient ainsi le droits de penser et de décider pour autrui, ce qui est non seulement immoral mais aussi contraire à une quelconque ambition de tolérance ou de cohésion sociale. Le socialisme, sous prétexte d’aider les pauvres, ne débouche que sur l’égalité dans la misère, mais surtout ne stimule que l’égoïsme et le chacun pour soi, personne n’ayant intérêt à faire le bien d’autrui.
Sur le collectivisme : libre à vous de créer une entreprise / famille/ tribu / collectivité basée sur un mode de fonctionnement communiste si ça vous chante, comprenez juste que vous n’avez aucun droit de l’imposer de force à des gens qui le refuserait, ça serait tyrannique. C’est pourtant ce que vous essayez de faire. Je ne vous empêche pas de collectiviser vos efforts et vos biens avec votre voisin, ne m’empêcher pas d’échanger librement mes biens avec le mien. Les êtres humains sont libres et égaux en droits, je vous le rappelle (cf plus bas).
Sur le capitalisme : personne ne vous force à acheter ce que vend telle ou telle entreprise. Le choix d’achat est le premier des droits de vote : en donnant votre argent à une entreprise vous validez son mode de fonctionnement. Si vous voulez un modèle différent, créez votre boite, c’est encore légal figurez vous. Et si vous répondez mieux aux besoins des clients, vous gagnerez de l’argent, peut-être même beaucoup, et il sera parfaitement mérité. Quant au salariés, ils sont payés au prix du marché, c’est à dire très cher s’ils sont très compétents et pas chers du tout si leur travail n’a pas de valeur. Au salarié revient la responsabilité de se diriger vers les métiers qui payent mieux ou d’investir en vue de plus-values futures s’il n’est pas satisfait de son revenu actuel, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde. D’ailleurs des tas de salariés sont très contents de leur situation, et trouvent franchement intolérable que des ahuris dans votre genre viennent penser à leur place.
Une entreprise est un commerçant comme les autres : elle achète un bien à Monsieur X et le revend à Monsieur Y avec une marge, c’est du commerce de base comme il se fait depuis 10000 ans, rien de nouveau sous le soleil. Je vois mal ce que vous pouvez trouver à redire la dessus.
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ceux qui voient certains secteurs de l’économie appartenir au public « >> Rien n’appartient »au public« . La propriété est individuelle, uniquement. Un bien possédé par plusieurs personnes est une co-propriété, c’est à dire une somme de propriété privée individuelles. Un secteur de l’économie appartient à ceux qui le produisent, et personne d’autre. De plus, si un individu peut faire mieux qu’un service public pour moins cher, vous n’avez aucun droit de l’empêcher de vendre, donc de vous concurrencer, et on retombe toujours sur un marché privé non monopolistique. Pareil pour la »justice sociale« , il est juste que chacun puisse jouir de sa propriété. Il ne sera jamais juste de forcer quelqu’un à payer pour quelqu’un d’autre (donc à travailler de force, il s’agit bien ici de travail forcé, d’esclavage) contre sa volonté. La »solidarité" imposée par des CRS, c’est du vol, de l’extorsion mafieuse, et rien de plus. La vraie solidarité est volontaire, désintéressée, elle vient du coeur, pas de l’huissier. Mais bon, vous les socialistes êtes tellement fascinés par la violence et la coercition que la notion d’acte volontaire vous échappe, vous ne comprenez que l’usage de la force.
Pour Sophie, va falloir rouvrir un livre d’histoire. La révolution avait principalement pour but d’instaurer la propriété privée des individus face à l’anti-libéralisme des nobles (l’Etat).
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
Article XVII
La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
Pour ceux qui ne comprennent toujours rien à l’économie :