« Et qu’en est-il du libéralisme ? » >> C’est une bonne question, vu qu’on s’en éloigne de plus en plus, au fur et à mesure que tout se dégrade.
« c’est une doctrine qui mène à une rupture de fait avec l’égalité des individus » >> Dogme. Désolé, mais c’est un fait, ce qui empêche la mobilité sociale, c’est l’Etat, pas la liberté, et on comprend bien pourquoi. De plus, « l’égalité de fait » on lui fait dire ce qu’on veut. Une inégalité n’est pas forcément une injustice, elle peut être une différence tout au plus.
« Il suffit de prendre l’exemple des états unis, champions du libéralisme » >> LOL. Pas besoin de lire la suite, ça commence et c’est déjà faux. La dépense publique, la dette, l’ingérence fédérale et surtout le copinage entre big business et big government augmentent sans cesse depuis reagan. En d’autres termes, les US sont de MOINS EN MOINS libéraux. Allez y un de ces jours, et vous y découvrirais la même chose qu’en Europe : un welfare state, de la corruption, et la destruction des libertés, etc. L’antithèse du libéralisme. Des pays comme Hong Kong, Singapour, la Nouvelle Zélande, le Canada ou encore la Suisse sont plus libéraux que les US, c’est indéniable.
« Il serait aussi judicieux de tirer les conclusions du libéralisme tel qu’il est appliqué depuis les années 80. » >> Même chose ici, ce qui est appliqué depuis les 80s, c’est la toute puissance des grosses corporations elles mêmes en collusion complète avec les gouvernement. Du capitalisme d’Etat, du capitalise de copinage, du « crony-capitalism », rien de libéral là dedans (et d’ailleurs les libéraux gueulent assez contre ces dérives !) ; il n’y a qu’à voir le secteur bancaire et financier et les « too big to fail », parfaite création antilibérale. A l’inverse, quelques secteurs peuvent se réclamer plus ou moins « libres (notamment Internet, même si c’est loin d’être parfait et qu’il est férocement combattu par les Etats) et comme par hasard ce sont ces secteurs qui innovent, qui permettent de la mobilité sociale, qui ont le moins de chômage, les plus hauts revenus, etc, etc.
»Attention je sors le saint indicateur, j’ai nommé le taux de « croissance »« >> Pas pertinent : les libéraux se foutent de la croissance, seul l’Etat en a besoin pour espérer combler les déficits qu’il s’évertue à créer. Le libéralisme défend la liberté des individus, et rien d’autre. Il n’a pas d’agenda politique outre que la défense des droits individuels. Si certains individus veulent de la croissance, laissons les libres de croître dans le respect des droits des autres individus. Et inversement, si certains veulent décroître, qu’ils décroissent, c’est leur liberté la plus absolue. Le libéralisme ne promeut aucun modèle plutôt qu’un autre : il veut que les gens soient libres de choisir leur vie en dehors de tout dogme imposé de force. Que ce soit une vie de croissance ou non, à chacun de choisir. En soi, parle de croissance comme d’un indicateur d’une quelconque façon lié au libéralisme n’est donc pas pertinent.
Pour finir, je rajouterai que si vous voulez créer votre propre société avec vos propres règles, votre propre modèle politique et social, etc, les libéraux vous dirons »libre à vous, tant que vous n’imposez rien de force à autrui« . Après tout, c’est de l’entrepreneuriat, l’expression basique de votre liberté individuelle. Le gouvernement, lui, vous fera foutre en taule. Cf l’expérience du liberty dollar. Choisissez donc bien : des individus libres ou des moutons au service de l’Etat tout puissant. La liberté ou la »sociale-démocratie" qui n’est ni sociale, ni démocratique, et tout sauf libre.
« L’impôt progressif peut être aussi la solution pour faire circuler l’argent. » >> Ça c’est de l’utilitarisme bête et méchant, ça fait un siècle que - normalement - on a compris que c’était le pire moyen de légiférer. L’impôt progressif est une rupture évidente de l’égalité des individus devant la loi, et c’est surtout l’expression d’une volonté idéologique de niveler la société. Bref, du dogme collectiviste bien nauséabond.
« les plus riche une fois qu’il ont gagné de l’argent risque de le stoquer pendant 20 à 30 ans. » >> En pratique c’est très rare, et quand bien même ils le feraient c’est leur droit. Cet argent est leur propriété privée, ils en font ce qu’ils veulent et ça ne regarde personne d’autre. C’est un droit de l’homme, ne l’oublions pas.
« et un riche coûte plus cher qu’un pauvre en terme de sécurité policière » >> Peanuts. Et vu combien le « riche » contribue à la société en valeur absolue, ce n’est pas un argument. Juste une invective anti-riche de plus.
Et allez, un ramassis d’idéologie collectiviste totalitaire de plus... Décidément, la jalousie du voisin plus riche que soi semble avoir de beaux jours devant elle.
Passons sur les détails sordides et liberticides de ce plan de spoliation fiscale, il suffit de rappeler l’évidence : les libertés individuelles (dont la liberté de commercer avec son voisin) préexistent à l’Etat, ce dernier n’existe que pour faire respecter les droits fondamentaux des individus : liberté, propriété privée, sûreté, résistance à l’oppression. Ça s’appelle la constitution, les droits de l’homme, la démocratie, à supposer que ces mots aient encore un sens sur ce site de concours du jaloux le plus aigris de France. Lorsque l’Etat devient fou, et se met à considérer les individus comme ses sujets au lieux de les servir comme ses légitimes maîtres, il devient illégitime, lui et ses impôts iniques puisque ne servant plus à financer l’édifice commun mais bien à niveler la société de force par pure idéologie égalitariste.
L’Etat est devenu fou, il s’immisce dans les moindres recoins de la vie privée et de la propriété privée des gens, et c’est inacceptable. Face à ce renouveau du totalitarisme, la résistance à l’oppression (fut-ce-t-elle fiscale) de la pègre étatique est un devoir moral des individus, le dernier rempart face à la servitude et la soumission totale au souverain tout puissant. Non, aucun « bien commun » ne justifiera jamais que l’on prélève de force la moitié - voire plus - des revenus d’une personne, cela s’apparent à du travail forcé. L’Etat prélève aujourd’hui plus de 44% des revenus totaux des français, le record historique (exit donc les dangereux menteurs qui voudraient faire croire que les impôts baissent), nous somme bien au delà de ce qui peut être considéré comme un compromis fiscal acceptable, et ne parlons même pas de l’efficacité économique d’un tel racket à grande échelle.
Je le répète pour ceux qui ne l’ont pas encore intégré : L’Etat est le serviteur des individus, pas l’inverse. L’Etat n’existe que pour garantir les contrats privé, les libertés individuelles et la propriété privé, en aucun cas pour asservir les individus à sa botte, ni égaliser la société de force. En aucun cas, dans aucune société, il n’est « juste » que le peuple soit forcé de travailler contre son gré plus de la moitié de l’année pour l’Etat, le Roi, le Parti, le Général ou je ne sais qui d’autre. La jalousie des aigris du coin n’y changera rien.