la partie sur les poisons est intéressante. Et puis vous êtes bien documenté : j’ai une amie russe qui a travaillé dans les armes chimiques militaires et m’a dit exactement ce que vous mentionnez : le novitchok n’est pas UN gaz, mais une famille de gaz...et en principe la Russie a détruit les stocks. par contre, les Occidentaux ont la formule d’un des gaz.
notons qu’en 1926, le réalisateur soviétique, dans Miss Mend, imaginait une attaque biologique américaine ( financée par un milliardaire fasciste américain) contre l’URSS, à Leningrad...
le développement du Novitchok n’est pas seulement la conception d’une arme d’attaque, il y a une dimension dissuasive face à une menace symétrique et aussi le développement de la connaissance pour contrer une attaque adverse.
petit point historique : entre les deux guerres, en France, on découvrit un laboratoire et une usine allemande de fabrication de gaz mortels militaires...eh bien, il n’y aucune sanctions et l’affaire en resta là !
@Iris il y a des Russes qui le pensent. surtout que comme le dit l’article, il n’était pas populaire auprès des jeunes. là, il suivait un régime à base de pilules pour maigrir dans le but de plaire à un électorat jeune... il a énormément bu avec ses amis ( apparemment, un opposant qui s’amuse bien) à tel point qu’ils se sont fait virer de leur hôtel et ont dû louer un appartement. je ne connais aucun Russe,(ni lu sur aucun média russe), qui ait pris au sérieux la thèse de l’empoisonnement, la seule chose sérieuse étant l’accusation allemande et la demande de sanctions...du reste totalement disproportionnées...
par exemple Assange est torturé en GB depuis des mois : où sont les sanctions ? en Colombie, des centaines d’assassinats des classes pauvres ( plus la pénurie alimentaire) par la Police, des crimes politiques par dizaines : où sont les sanctions ? au début, j’avais dit à ces amis russes que Navalny avait eu une grosse cuite...et ça leur paraissait plausible : le comas éthylique, ça existe...mais il est ici artificiel..
autre chose : par 3 fois, l’ambassadeur de Russie en Allemagne a demandé les analyses à l’Allemagne, qui ne les a jamais données ...autant dire que les analyses infirment l’empoisonnement. bizarrement, la Suède et la France confirme la thèse de l’empoisonnement... sur quelles bases ? qu’elles les communiquent à la Russie.
un dernier point : je lis la newsletter du Guardian chaque matin. or, autant ce torchon était prolixe sur l’affaire Skripal ( à deux pas de Salisbury, centre de recherches militaires britanniques sur les armes biologiques), autant, il s’est montré très circonspect sur le cas Navalny, soit n’en parlant pas, soit formulant « suivant les autorités de Berlin ... » autant dire un démenti...de la part d’un journal tirant ses sources auprès du MI5 et du MI6.
@Trelawney Faut vraiment biberonner à la propagande occidentale — bien muette sur les fascistes et les assassinats politiques en Colombie par exemple, ou plus près de nous, sur la torture d’Assange, citoyen australien et journaliste persécuté sur la volonté des USA dans l’UE et par une juge britannique criminelle ( ne respectant pas le droit international contre un prisonnier de surcroît innocent)— pour qualifier de dictature la Russie : je connais des tas de Russes ici et en Russie, dont aucun ne soutient Poutine, mais alors ceux qu’ils jugent exécrables, ce sont les russophobes. Poutine est respecté, pas craint. La seule dictature en Russie est la même qu’ici : celle du Patronat qui licencie librement sous divers prétextes...
en fait le dénigrement pathologique de Poutine ne fait que le renforcer, donc accentue la soi-disant dictature, puisqu’il se pose en rempart contre l’Occident...mais il a sucré les retraites comme on nous l’a fait ici pour garantir la rente du gaz...aux riches. dans ce cas, on est une super dictature ... interdiction de manifester (ou alors on se gazer au gaz militaire — 1er mai y compris, voir éborgner)...
@amiaplacidus C’est vrai que si c’était un comas éthylique, ça pourrait faire mauvaise impression. il faut absolument trouver une maladie assez honorable, à défaut d’empoisonnement pour une personnalité trouble qui ne trouble guère le jeu politique local.
Petites précisions pour confirmer la teneur de l’article...
Cette candidate, surgie de nulle part, était soutenue d’avance par la Pologne, les USA (soutien d’un sénateur américain qui se soucie de ce petit pays qui n’a aucunes relations étroites avec le sien...et qu’il ne se situe sans doute pas sur une carte...
Elle ne fait que 10% mais s’arroge la victoire : décrétée par ceux qui ont financé sa campagne et l’ont programmée...OK, Macron a été choisi par les mêmes, mais on n’est pas en France ...
là elle se réfugie aussitôt dans un autre pays de l’OTAN -par quels canaux ? — la Lituanie ...pendant que les nouveaux maïdanistes mettent le chaos et sont bizarrement coordonnés ...ne craignant même pas les « forces de la dictature » ( il faudrait savoir ; nous, on se fait gazer et éborgner simplement pour les salaires !)
Tous ces soutiens soudains la discréditent au Bélarus...et devraient la discréditer ailleurs, montrant qui est à la manoeuvre ( déjà lors du coup de Panama contre la Colombie , les Etats-Unis avaient reconnu 2 heures après la sécession !!)
Une info donnée par une amie russe qui m’a envoyé quelques vidéos : cette Tsikhanovskaïa n’a pas l’accent biélorusse et s’exprime dans un russe classique.
donc elle n’est pas biélorusse ( l’amie connaît très bien la Biélorussie y ayant séjourné souvent l’époque soviétique, et aussi les accents et variantes du russe et de l’ukrainien etc ).
Il va de soi que les tous les habitants du Bélarus s’en rendent compte...alors d’où vient cette Tsikhanovskaïa ? difficile à dire, mais elle n’est pas une brave opposante locale au président du seul pays de l’Est ayant conservé les structures soviétiques ( santé, etc ) mais à la position stratégique par rapport à la Russie...qui se retrouverait alors avec un cordon « sanitaire » de fachos...encore plus près qu’en 40...
Par ailleurs, la vie au Bélarus, de l’avis des habitants rencontrés par des Russes avec lesquels ils ont discuté, est satisfaisante : on y étudie, on y a automatiquement logement et emploi, on a droit à la Santé, etc..ce n’est pas le cas en Russie ( contrairement à la période soviétique
la situation s’est même inversée par rapport aux temps de l’URSS où l’on vivait mieux dans les pays baltes ( cela se voyait en traversant en train ou en voiture les pays). aujourd’hui, l’OTAN n’a pas enrichi ces pays, mais les a détruits : les gens n’ont plus rien, les médecins y deviennent caissiers de supermarché, les fermes sont ruinées ( par l’UE)... et c’est au Bélarus qu’on vit mieux ... à l’abri de l’OTAN et de l’UE.