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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • koudou 30 avril 2008 19:43

    @hihanhihan etc ...

    Je vais vous apprendre quelque chose l’âne qui braie : ce n’est pas parce que c’est écrit que c’est vrai. Vous ne vous en êtes pas encore rendu compte ?



  • koudou 30 avril 2008 19:41

    J’ai bien noté que l’article parle des medias et de l’information, et pas de la situation des droits de l’homme en Chine et en Tunisie, ni de leur comparaison.

    J’aurais donc tendance à dire que les considérations sur la situation de ces droits de l’homme dans ces pays est hors sujet, même s’il y a matière, et même s’il y a sujet à discussion.

    J’aurais également tendance à dire que les sujets qui concernent l’attitude des dirigeants, qu’ils soient français ou autre concernant cette situation des droits de l’homme ou de la pression économique pesant sur leurs décisions sont également hors sujet. La réaction des politiques est quelque chose de plus complexe et dépend à la fois du besoin de faire le spectacle et de la nécessité de ne pas en faire plus que le chef.

    Mais le sujet de l’article d’altair73 me paraît clair (j’espère ne pas me tromper en tout cas) : c’est la différence énorme de traitement de deux informations de nature et intensité similaire.

    Ma réponse n’est malheureusement pas très positive : c’est que les medias (on parle surtout d’audio visuel, donc radio et TV) ne sont plus des entreprises d’information mais des entreprises de spectacle autour de l’information.
    Il y avait des spectacles de musique, il y avait des spectacles de théâtre, il y avait des spectacles de cirque, il y a maintenant et de façon intense des spectacles d’information. Ce n’est pas une prise de conscience récente, et rappellez vous en particulier des errements graves de la couverture media de la guerre du golf.

    Dans ce cadre, c’est simple : compte tenu du bruit actuel, qu’est-ce qui va attirer plus de spectateurs ? Un sujet sur la Chine ou un sujet sur la Tunisie ? La réponse est assez évidente, et les rédactions ne s’y trompent pas. Car le nombre de spectateurs, c’est le fric car les coûts de la seconde de publicité se fait selon les taux d’écoute ....

    La manière d’être journaliste en est complètement modifiée à un point qui me laisse pantois. Y compris d’ailleurs sur AgoraVox.

    Il y a ainsi un lecteur qui m’est tombé dessus parce que j’indiquais les positions (opposées bien entendu) de deux parties et le lecteur a traité l’article de nul parce que j’écrivais une chose et son contraire .... Grave dérive de la compréhension du journalisme où un article ne peut plus être objectif mais partisan au point que l’effet de manche et la déformation de la vérité devraient devenir la règle.

    Je suis aussi subjugué par la façon dont un groupe suit fidèlement les articles de Morice qui ne sont en général pas très bons parce que trop fouillis dans la rédaction, et inventant des théories que l’on démonte en deux phrases rétablissant des faits patents mais oubliés. En tout cas, autour de ses articles on arrive parfois à plusieurs centaines de commentaires dont la plupart sont inintéressants mais parce que c’est devenu un spectacle et où la vérité n’a plus aucun importance.
    Il faut dire que son style est inimitable : des théories abracadabrantes soutenues par un travail gigantesque de recherche google et des tas de liens où le jeu consiste à vérifier s’il a bien lu le texte qu’il cite qui dit parfois quelque chose d’autre que ce qu’il voudrait ou parfois même le contraire.

    Du spectacle, je vous dis.



  • koudou 30 avril 2008 19:02

    @Avril

    Je vous trouve bizarre quand même.

    Les choses les plus graves vous indignent au point que vous n’en parlez pas tellement cela vous dégoute, et donc vous venez protester contre celles qui vous dégoutent moins ?



  • koudou 30 avril 2008 18:57

    A caïus qui écrit si joliment et si inexactement :
    "Ce grand humaniste de Mugabe en sait quelque chose puisque sa politique a consisté à piller les blancs !"

    Je ne sais pas si vous souffrez de paranoïa comme le plus illustre porteur du prénom que vous avez choisi comme pseudonyme, à savoir Caïus Caligula qui était givré complet et a brulé Rome, mais je vais comme si ce n’était pas le cas et faire une réponse raisonnable à votre intervention qui ne l’est pas.

    Je présume que vous faites allusion à la réforme agricole de 2000 décidée par Mugabe et qui a consisté principalement à confisquer les terres des fermiers blancs sans compensation pour les redistribuer aux fermiers noirs.

    Si pour vous, l’arrivée du nouveau millénaire (l’an 2000, puisqu’en fait le nouveau millénaire n’a démarré qu’en l’an 2001) nécessite de faire table rase de tout ce qui a pu arriver avant qui n’existe plus et doit être ignoré par tous, vous avez raison, et vous pouvez arrêter de lire, Caïus.

    Par contre, si vous êtes né avant 2000, cela va peut être être un peu plus difficile à ignorer, et on va commencer par remonter à 1996, à un moment où le transfert des fermes des fermiers blancs aux fermiers noirs se faisait sur la base d’accords bi-partites ("willing seller, willing buyer") avec un paiement qui correspondait à la mise en valeur des terres (et pas aux terres elles-mêmes). A cet époque, le paiement de ce transfert était fait grâce à des fonds de Grande Bretagne. En arrivant au pouvoir, Tony Blair déclare qu’il n’est pas tenu pas les engagements de ses prédécesseurs (des précédents premiers ministres) et suspend tout paiement arrêtant ainsi le processus. Evidemment, cela a gelé immédiatement tous les accords de transfert pas encore passés, alors que seuls 20% avaient été transférés.

    Pour savoir à quand remontait ce système de transfert volontaire, il faut encore remonter plus loin en 1979 où la guerre civile en Rhodésie du Sud dirigée par Ian Smith a poussé l’Angleterre à refaire de cette Rhodésie du Sud un protectorat britannique avec l’accord de tous les belligérants et de faire signer par toutes les parties en présence un accord, dit accord de Lancaster House dans lequel était accepté le transfert volontaire progressif des fermes des fermiers blancs aux fermiers noirs, sans confiscation, avec compensation financière, cette compensation étant fournie par la couronne d’Angleterre. Le prix de base de la négociation était le prix de la mise en valeur des terres comme si on avait des terres non exploitées et qu’on démarrait une ferme.

    La méthode de calcul peut paraître bizarre, mais en fait, cela est dû au fait que ces terres avaient été confisquées aux habitants noirs par les envahisseurs blancs par la force (sans compensation bien entendu) et l’envoi de l’armée britannique pour soumettre le roi Lobengula à Cecil Rhodes. Cela en 1893.

    Pour savoir la base juridique qui a permis aux britanniques d’envoyer l’armée sur réquisition de Cecil Rhodes, il faut savoir que celui-ci avait un contrat en anglais signé par le roi Lobengula lui cédant le pays en entier en pleine propriété. Surprenant et incompréhensible, n’est-ce pas ?

    En fait, il faut encore remonter jusqu’en 1888 pour savoir ce qui s’est passé : Cecil Rhodes possédait alors la BSAC (qui deviendra plus tard la De Beers, société diamantaire bien connue et propriétaire de tous les gisements d’Afrique du Sud) et a fait signer un document au roi Lobengula en lui faisant croire que c’était un simple droit de passage. En français moderne, cela s’appelle une arnaque, et bien entendu, le roi ndébélé s’est rebiffé jusqu’à ce que ses troupes soient massacrées par les fusils des anglais.

    Je vous propose donc de compenser votre phrase par celle-ci :
    "Ce grand humaniste de Rhodes en sait quelque chose puisque sa politique a consisté à piller les noirs !"

    ===========================

    Revenons à aujourd’hui : la confiscation des terres (excusable ou non) par Mugabe pour la redistribuer est une erreur aussi grande que celle (excusable ou non) de Tony Blair de ne pas respecter les engagements pris par la Grande Bretagne.

    Sortir de cette situation dramatique pour les habitants du pays ne peut passer que par un retour à la normalité, c’est à dire une sortie de cette guerre économique qui a assassiné le pays. Et pour cela, il est évident qu’il faut que Mugabe parte, car rien ne sera possible tant qu’il sera là.

     

    Mais cela ne vous autorise pas à déformer l’histoire pour la refaire à votre goût ou selon vos convictions.



  • koudou 30 avril 2008 17:44

    Mon cher Paul,

    Votre article est juste, votre article est bien écrit, votre analyse est pertinente, et j’ai bien aimé le lire, car il est plaisamment rédigé..

    Mais il pêche par un excès d’optimiste qui consiste à croire encore à l’information telle qu’elle est toujours enseignée dans les écoles de journalisme.

    Je crains que l’information n’ait évolué considérablement ces dernières années, et que désormais, l’information, c’est d’abord du spectacle. Dans les salles de rédaction des JT, on le sait : sans image, on ne passe pas un sujet. Et si on a une information qui à elle seule contient le spectacle, alors on fabriquera les images ou on se ruinera pour les acquérir. Désormais une chaîne doit d’abord faire du spectacle, car la survie, c’est le nombre de spectateurs qui permettent les seules recettes à savoir la publicité.

    Les grands perdants de cette évolution, c’est la presse écrite, car faire du sensationnel est beaucoup plus difficile dans ce cadre (je parle de la PQN et de la PQR). Même le Monde, institution dans cet univers a été touchée par la baisse de recettes. C’est une évolution des moeurs, lente et inéluctable comme la montée des eaux dûe au changement climatique, et comme pour elle, sans savoir quand on sera exactement atteint.

    Dans ce cadre, les politiques et les journalistes accrédités ne pouvaient que s’entendre : les uns parce qu’il sont les metteurs en scène du spectacle et qu’ils en vivent et les autres parce qu’ils en sont les acteurs et qu’ils en vivent aussi.
    On le sait, un ministre, un président de Région, un président de Conseil Général, un président tout court et tous les politiques en général ont des relations ami/ennemi avec les journalistes. Ces politiques ont besoin de faire des "coups", de créer le spectacle. Et pour cela, un seul moyen, la presse et particulièrement la presse audio-visuelle.

    Vous avez raison, les journalistes d’accréditation n’auront jamais les informations d’un journaliste d’investigation. Et l’épisode des cordes n’a jamais été qu’un épisode de la guégerre aussi profonde que pouvait l’être la guerre des boutons. Car pour les uns comme pour les autres, une seule chose compte : the show must go on.

     

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