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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 2 mai 2008 18:46

    @Mr Mimose,

    La grande théorie du pétrole est dès le départ une origine fossile, probablement par similitude au charbon qui est prouvé être d’origine fossile (on a trouvé des fossiles pris dans le charbon).

    Mais l’origine fossile du pétrole n’a jamais été prouvée, même si tout le monde s’accorde à penser qu’au moins une partie du pétrole a peut être une origine ofssile.

    La théorie russe qui date des débuts des années 90 est que le pétrole ne serai pas d’origine fossile, mais le résultat d’une concentration du carbone et de l’hydrogène en provenance du magma qui s’est refroidi. Après tout, les gisements d’or, de cuivre, de nickel, et platine, de diamant etc... sont bien dus à des phénomènes de ce type, mal connus, mais dont on est bien obligé d’admettre le résultat.

    Au début, les américains, spécialistes du pétrole se sont gaussés totalement de cette théorie, jusqu’à ce que les russes, forts de cette théorie, ont commencé à réaliser des forages à partir d’études géologiques faisant fi des théories fossiles. Et ils ont trouvé du pétrole en quantité très significative dans des lieux qui devraient être stériles d’après la théorie fossile. D’alleurs, les gisements de la mer du nord ne sont justifiables que par la théorie abiotique (ce mot pour opposer à fossile, veut dire d’origine non biologique).

    A mon sens, cela ne change pas grand chose à l’article que j’ai commis, car les quantités possibles de pétrole d’origine abiotique ont été intégrées par la compagnie russe Yukos dans les possibles et la quantité totale incluant les possibles (ce qu’on appelle les réserves ultimes) n’ont à priori pas changé beaucoup entre 1990 (le déut de la théorie abiotique) et aujourd’hui. 



  • koudou 2 mai 2008 18:27

    @ frédéric lyon

    Pour une fois, j’ai l’impression que vous n’avez pas bien lu en basant votre raisonnement de découverte de nouveaux gisements à partir de l’augmentation des réserves prouvées.

    Je reprécise donc ce que sous-tend l’article sur les "Réserves prouvées" par la définition.

    Les "réserves prouvées" correspondent à la quantité de pétrole des ressources connues (des champs identifés) qu’on est certain ou quasi certain de pouvoir extraire compte tenu des technologies existantes et des prix de vente du pétrole (rentabilité économique).

    Ce qui veut dire que chaque fois qu’on trouve une technique pour récupérer un peu mieux le pétrole, même de puits qu’on a laissé tomber, on peut y retourner, ce qui augmente les réserves prouvées, sans qu’on ait trouvé de nouveau gisement. Au début du pétrole, on creusait un trou vertical, et ça jaillissait. Et quand cela ça jaillissait plus, le puits était à sec. Aujourd’hui, la manière de creuser (puits horizontaux, puits multibrins, déports par profondeur, ...) la façon de récupérer le pétrole (injection de gaz, d’eau,...) fait progresser le taux de récupération (dont j’ai parlé à plusieurs reprises dans l’article) et donc d’augmenter les réserves prouvées.
    Pour donner des chiffres, entre le premier choc pétrolier de 1974 et aujourd’hui, le taux de récupération moyen est passé de 25% à 35%, c’est à dire que même si on n’avait découvert aucun nouveau gisement pendant cette période, la simple technique aurait permis d’augmeter les réserves prouvées de plus de 50%.

    Le prix du pétrole a également un influence considérable, car certaines techniques trop coûteuses ne permettaient pas d’extraire, et donc les quantités de pétrole qui auraient pu être récupérées n’étaient pas comptabilisées dans les réserves prouvées.

    Ainsi donc, l’augmentation des réserves prouvées peut ne rien à voir avec la découverte de nouveaux gisements. Et c’est d’ailleurs le cas, puisque depuis 1980, on n’a plus découvert de gisements géants (supérieurs à 2 milliards de barils) et depuis 1990 on n’a plus trouvé de grands gisements (entre 500 millions et 2 milliards de barils). A titre de comparaison, je rappelle que la demande mondiale en 2007 était de 31 milliards de barils.

    =====================

    Pour ce qui concerne l’origine abiotique du pétrole et de la guerre des théories entre origine fossile et origine abiotique, cela concerne uniquement les réserves possibles et les réserves probables.
    Car même si le pétrole est totalement d’origine abiotique et se renouvelle au sein des grandes profondeurs, il est probable que ce renouvellement se fait selon des échelles de temps géologiques.

    Les réserves de pétroles (prouvées, probables et possibles) se calculent par la somme des déclarations des grandes compagnies (j’ai bien écrit des "déclarations"), y compris Yukos Oil qui est l’unique compagnie spécialisée dans le domaines des champs pétrolifères abiotiques (même si le Vietnam a des puits non explicables par la théorie fossile). Car même abiotique, c’est à dire dans des couches géologiques supposées vierges de fossiles, il n’y a pas du pétrole partout. Et le champs de la mer du nord ne sont explicables pque par une origine abiotique, ce qui ne change rien aux réserves mondiales.

    Il serait donc erroné de croire qu’un changement de théorie d’origine du pétrole puisse modifier fondamentalement les données concernant les besoins énergétiques. Que cela mette à mal d’autres théories comme le pic du pétrole (dont je me garde bien de parler, d’ailleurs), c’est certain. Mais pas le mécanisme général.

    Pour donner un exemple, on pensait autrefois qu’une nappe phréatique était une réserve. Si on pense que c’est une réserve fossile qui ne se renouvelle pas, on est inquiet. Mais même si on découvre finalement qu’elle se renouvelle, si on pompe plus vite qu’elle ne se remplit, on la vide quand même et on a un vrai problème dont i lfaut continuer d’être inquiet. Abiotique ou pas.



  • koudou 2 mai 2008 16:42

    @ jean lasson (... et les autres)

    1. Euuuhhh oui, pardon, ce sont bien une demande de 40 milliards de barils par an de demande prévus pour 2020

    On a beau se relire, un long article recèle souvent des coquilles qu’on n’arrive pas à éliminer complètement.

    2. Il est sans doute logique de penser que la demande d’énergie sera en progression croissante.

    Mais si le coût du pétrole continue d’augmenter au même ryhtme pour arriver entre 200$ et 300$ le baril, il est fort à parier que des investissements et des sources d’énergie actuellement pas vraiment mises en place (telles que l’hydrogène et les hydroliennes) vont pouvoir être très rentables, ce qui fait que l’on peut espérer qu’effectivement, à partir d’un certain moment, la courbe de demande de pétrole va être réduite.

    Pour illustrer un tel propos, il suffit de considérer la demande de pétrole de la France, et la chute très importante de la demande de pétrole qui a eu lieu avec l’arrivée de l’électricité nucléaire et le développement du gaz.

    3. A propos de l’hydrogène : je pense que c’est une voie très prometteuse, car on résoudrait non seulement le problème de la production de l’énergie, mais aussi celui du transport.

    On n’y est encore largement pas, car la plupart des projets actuels se penchent sur le transport (parce que l’hydrogène, c’est dangereux à transporter, plus que le gaz naturel même) et sur les moteurs à hydrogène. Par contre, pas grand chose sur la production d’hydrogène qui est la plupart du temps passé soigneusement sous silence pour une raison super simple : la matière première est l’eau.

    Super si c’est de l’eau allez-vous me dire, puisqu’il y en a partout.

    Oui, mais si on récupère une quantité Q d’énergie en tranformant H2 en H2O, il va falloir fournir au moins la même énergie (et probablement beaucoup plus pour des histoires de rendements de transformation) pour produire H2 à partir de H2O.

    Les deux pistes les plus sérieuses de production sont actuellement soit l’électrolyse de l’eau à partir d’électricité (oui, mais si elle est fabriquéeen brûlant du pétrole, on n’a rien gagné du tout, au contraire), soit des processus mixant chauffe et catalyse. Par exemple, avec des centrales nucléaires (on est reparti vers le nucléaire), soit avec de l’énergie géothermique (par exemple en Islande qui en regorge).

    Tiens, l’Islande ... surveillez bien ce pays qui se réclame européen (et il est vrai qu’ils on plus une mentalité européenne qu’américaine) et qui sera probablement au centre d’une grande bagarre dans le futur. En tout cas, l’Islande est devenu un gros producteur d’aluminium alors qu’ils n’ont pas un seul gramme de beauxite sur leur territoire. La raison en est simple, ils ont de l’électricité presque gratuite avec la géothermie et l’aluminium est très gourmand en électricité parce qu’il est fabriqué par électrolyse de l’alumine (fabriqué à partir de la beauxite).

     

    Et puis, ne pas oublier que H2O est aussi un gaz à effet de serre.
    Au niveau du sol, ce n’est pas si grave, puisque de toute façon, on est déjà entre 60 à 80% de la pression de vapeur saturante (100% quand il y a du brouillard). Mais l’injection à haute altitude par des moteurs d’avion à hygrogène, ce n’est pas si top. H2O, c’est mieux que CO2, mais cela reste plus longtemps et c’est aussi un gaz à effet de serre ...



  • koudou 1er mai 2008 11:16

    Le processus électoral dans un pays doit être fait par les citoyens du pays. Et malgré les vicissitudes, c’est ce qui se passe au Zimbabwe. Mugabe a déjà perdu les législatives, et j’espère qu’on va avoir le résultat des présidentielles dans les jours qui vont venir (avec quelque chose qui ne devrait pas être loin des premières estimations qui ne venaient pas d’un des partis présentant un candidat, à savoir Tsvangirai autour de 49%, Mugabe autour de 42% et Makoni autour de 7%)

    C’est quoi votre idée exprimée dans votre commentaire ? Que le Cameroun organise des élections pour décider qui va diriger le Zimbabwe ?



  • koudou 1er mai 2008 10:33

    J’ai lu l’article avec attention et intérêt. Et je l’ai trouvé bien écrit et assez fidèle à l’émission d’Envoyé spécial que l’auteur remercie d’ailleurs. Je ne serais donc pas aussi acerbe que Vincent, mais en regrettant tout de même avec lui qu’il n’y ait qu’un seul point de vue présent dans cet article.

    Le tout est probablement un peu lourd à préciser pour un simple commentaire, et je vais donc essayer de faire un papier sur le sujet pour mieux comprendre le pourquoi et le comment des enjeux et mettre les épisodes navrants des pétroles de l’Athabasca en perspective.

     

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