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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • koudou 2 mai 2008 23:31

    @Dominque Larchey-Wendling

    Merci de m’avoir fait passer cet article très intéressant, il donne quleques clef de compréhension importantes concernant les raisons du déclenchement de la crise alimentaire.
    Il va d’ailleurs falloir s’attaquer à ce sujet, mais l’étude scientifique des données m’avait paru trop lourde quand j’avais fait un premier tour.

    Pour les milliards au lieu de millions, ou c’est exact, un lecteur m’en avait déjà fait la remarque avec justesse. J’avais d’ailleurs compté des milliards dans tous les calculs, et mes doigts ont fourché.

    Pour ce qui concerne la part du pétrole, l’IEA (Agence Internationale pour l’Energie) indique dans son rapport 2007 35% pour le pétrole au niveau monde pour 2005 (derniers chiffres consolidés) pour l’utilisation énergétique hors Electricité (page 6 du rapport). Par contre, si on considère la quantité finale d’énergie directe et indirecte (dont incluant la prod d’électricité), la part du pétrole est de 43,4% (page 28 du rapport). Comme cette part est en diminution régulière et que les chiffres sont de 2005, j’ai fait une approximation à 40% pour aujourd’hui en ajoutant le mot "environ" dans l’article.

    Si vous êtes intéressé par le rapport, on peut le télécharger ici :
    http://www.iea.org/textbase/nppdf/free/2007/key_stats_2007.pdf

     



  • koudou 2 mai 2008 23:17

    @ yvesduc

    Je n’ai pas commenté l’article, mais j’étais un peu gêné par le raisonnement. En effet, on vient de découvrir du pétrole (qui n’est donc au mieux que dans les réserves probables, puisqu’à 1000m de fond alors qu’on n’a même pas identifié vraiment la taille du gisement), et l’auteur annonce que cela place le Brésil au rang de 6e producteur mondial (là, on parle de production et même pas de réserves prouvées). Il y a comme un truc ...

    Pour la découverte elle-meme et pas l’article, en fait il y a deux découvertes différentes. Celle de Tupi concerne un gisement de 8 milliards de barils et celle de l’offshore un gisement de 33 milliards de barils.

    Il est probable que le gisement de Tupi aura une taux de récupération moyen (de l’ordre de 35% actuellement, touts puits confondus), tandis que celui au large de Rio sera un peu moins bon si on considère l’expérience du bassin de mer du nord. Je n’ose pas avancer de chiffre, car il n’y a aucune donnée disponible, mais la plupart du temps, en mer du nord on est autour de 20 à 30% (certains puits sont à 10%, d’autres à 50% et même un à 80%).

    De toute façon, ces chiffres sont à rapprocher de la demande mondiale actuelle autour de 32 milliards de barils par an.



  • koudou 2 mai 2008 22:25

    @frédéric lyon

    Vous m’avez habitué à meux commec ommentaires !

    Pétrole abiotique ou non, les notions de réserves prouvées, probables ou possibles, ne sont pas des notions physiques, mais des notions économiques, elles indiquent la quantité de pétrole qui est placé dans des gisements exploitables dans les conditions économiques actuelles.

    Pour ce qui concerne les réserves prouvées, oui, absolument.

    Pour les réserves probables, partiellement, puisque c’est la somme des ressources connues qu’on pense que l’on va pouvoir exploiter bientôt, et de celles qui seront exploitables quand on aura trouvé les ressources qu’on soupçonne fortement.

    Pour les ressources possibles, pas du tout, c’est du pif complet sans aucun élément de preuve, et cela n’a rien à voir avec ce que vous écrivez en fin de paragraphe.

    Les experts pétroliers se garderaient bien de donner une évaluation des réserves physiques d’hydrocarbures, car comme je l’a indiqué : Personne n’a aucune idée de la quantité physique d’hydrocarbures présente sur notre planète.

    Bien sûr que si ! Les experts ne font pas QUE ça, mais cela fait partie de leurs fontions et responsabiités. Pour vous en rendre compte, il vous suffit de vous plonger dans leurs différents rapports.
    Pour vous mettre le pied à l’étrier, vous pouvez commencer par lire le dossier de Institut Français du Pétrole

    http://www.ifp.fr/actualites/dossiers/les-reserves

    Contrairement à ce que vous dites, on découvre de nouveaux gisements d’hydrocarbures tous les ans. Les Brésiliens viennent, par exemple, d’annoncer la découverte d’importants gisements offshore au large des côtes brésiliennes, par plus de 1000 mètres de fond.

    C’est vrai, ils ont découvert ce gisement dont ils ne connaissent pas encore la taille l’annonce est récente, je l’ai entendue mi-avril et pas encore intégrée, même s’il pensent qu’il peut atteindre 33 milliards de barils. C’est une découverte importante, c’est la première de cette importance depuis 25 ans. Mais même si on arrive à un taux de récupération de 50% (rassurez-vous, on n’y arrivera probablement pas à 1000m de profondeur), cela correspond aux besoins de 6 mois actuellement.

    La précédente découverte importante était celle de Tupi avec 8 milliards de barils. Et l’ensemble de toutes les découvertes ont eu pour effet principal de faire passer des réserves possibles aux réserves probables et un peu aux réserves prouvées. En tout cas les réserves utimes n’ont pas été modifiées.

    Quant à l’augmentation actuelle du prix du pétrole, elle tient à l’évolution de la demande dans le monde, notamment dans les pays émergents, et non à la production de pétrole qui augmente régulièrement tous les ans.

    Là, je suis en désaccord complet.

    Pour commencer, à aucun moment ni dans l’article ni dans mes commentaires, je n’ai parlé des raisons de l’augmentation du prix du pétrole, mais uniquement du fait que les réserves prouvées augmentent du fait que des extractions trop chères deviennent économiquement possibles.

    Ensuite, il suffit de savoir faire une règle de trois pour se rendre compte que l’évolution du prix ne peut pas venir de la simple variation de la demande. Elle vient de la spéculation.

    Disons pour simplifier que la production augmente, mais qu’elle augmente trop lentement, tout au moins de façon trop lente en ce moment.

    Pourquoi la production ne parvient-elle pas à suivre la consommation ?

    Non. Vous mélangez (je ne sais pas si c’est volontaire ou non) la capacité maximale de production et la production réelle. Et en plus vous ne tenez pas compte des stocks commerciaux de l’OCDE.
    Cet ajustement de la production au marché est normale : pourquoi voulez-vous que les producteurs fabriquent plus à un certain prix, alors qu’il savent que ce qu’ils n’ont pas vendu aujourd’hui n’est pas perdu et sera vendu beaucoup plus cher demain ?

    A ce sujet, je vous propose de lire l’excellent papier d’Emmanuel Broto qui m’a fait comprendre pas mal de choses sur le jeu de la spéculation sur le pétrole.

    http://www.terredebrut.org/article-13865998.html

    Le dernier barril de pétrole présent sur la Terre ne sera JAMAIS extrait, ni même JAMAIS découvert, car on en aura JAMAIS besoin !

    Ca, c’est un affirmation purement viscérale, du même ordre que celui de croire en Jésus-Christ, Allah ou Yahvé. C’est une simple question de foi, sans aucun fondament scientifique, parce que ça n’a aucun rapport avec la science.

    Cela peut servir de base à toute votre façon de vivre, et entraîner tout un ensemble de convictions profondes, mais cela ne m’oblige pas à croire au même Dieu que vous.



  • koudou 2 mai 2008 21:00

    @Mimose,

    Il va vous falloir réviser totalement vos connaissances ...
    Le procédé Fischer-Tropsch date de 1925 et a considérablement été modifié et on appelle désormais ça des procdés XTL. Pour éviter de leur donner un nom, dans l’article, je parle de cracking (casser les chaines longues) et hydrogénation (ou réduction par l’hydrogène, c’est pareil).

    L’objectif prncipal de F-T était de faire de l’essence à partir de charbon. Pour cela, on fabriquait du méthane à partir du charbon (par chauffe), puis on l’oxydait partiellement pour obtenir du CO et de l’hydrogène, et enfin, par un procédé catalytique et en rajoutant un peu d’hydrogène, ont réduisait le CO pour obtenir des chaines longues d’hydrocarbures.

    Toutes ces techniques ont été améliorées pour être regroupées sous le nom générique de techniques CTL (Coal To Liquid). Et on a commencé à utiliser directement le méthane des torchères (gaz naturel ou coupe hautes des raffineries de pétrole) pour des techniques GTL (Gaz To Liquid) ou même des méthanes d’origine bio pour les techniques BTL. Et toutes ces techniques ont été rassemblées sous le terme générique de XTL.

    De ce point de vue, votre commentaire n’apporte rien, car cette notion est déjà totalement intégrée dans l’article, et en particulier pour ce qui concerne les shales, la seule exploitation étant de chauffer ces shales pour obtenir un gaz et en refaire un syncrude par une technique GTL (je précise, qui n’a rien à voir avec le GPL, on en sait jamais ...)

    Le deuxième point de votre commentaire concerne la théorie abiotique du pétrole.

    Là encore il va vous falloir remettre à jour vos connaissances, car si autrefois, on avait encore le loisir d’y croire ou non, aujourd’hui, il n’y a plus le choix, car on a trouvé du pétrole qui ne peut pas être expliqué par une théorie fossile. Cela ne veut pas dire que le pétrole fossile n’existe pas, ni la proportion qu’il y a entre pétrole fossile et pétrole abiotique, mais il est désormais certain que les deux théories sont exactes et non exclusives.

     



  • koudou 2 mai 2008 18:52

    @dalat-1945

    Si vous voulez ne parler que de barils par jour, c’est votre droit, il vous suffit de diviser par 365 le nombre de barils par an, et c’est vrai que c’est l’unité de débit standard pour la production.

    SI vous voulez dire que personne ne parle jamais de barils/an, alros vous êtes à côté de la plaque.

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