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koudou

Ingénieur en Génie Chimique, Docteur en Informatique, voyageur impénitent, photographe et vidéaste.

Parfois pris de frénésie rédactrice, avec un regard par le petit bout de la lorgnette.

Tableau de bord

  • Premier article le 10/01/2007
  • Modérateur depuis le 19/01/2007
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Derniers commentaires



  • koudou 9 avril 2008 13:44

    M...

    J’ai toujours cru que c’était de Doris Lessing (dont je n’avais d’ailleurs pas lu ce bouquin).

    Cela dit Il me semble quand même qu’ele a vécu au Zimbabwe (je crois avoir lu un interview d’elle à ce sujet)



  • koudou 9 avril 2008 13:31

    Ce que vous dites est totalement exact : le bouquin de Doris Lessing s’appelle bien "Pleure, ô mon pays bien aimé". Et il s’agit bien de l’Afrique du Sud.

    Cela dit, je ne faisais pas allusion à son roman, mais à un article qu’elle a passé dans le Monde Diplomatique en Aout 2003 (en tout cas en été 2003) et qui avait le titre que je cite, sans doute par référence à son propre roman.

    Mais merci de votre commentaire de commentaire qui a permis de souligner e clin d’oeil de Doris Lessing.



  • koudou 9 avril 2008 13:27

    Non, ce n’était pas au Meikles, mais à côté.

    Aujourd’hui, il n’y a plus de steack-house au Meikles : il est devenu un bar supposé branché. mais il y a toujours le coffe-shop (la plate-forme face à l’accueil) où on peu avoir des sandwiches. Au premier, il y a deux restaurants. Un restaurant buffet (où on prend les petits déjeuners le matin) et le restaurant gastronomique qui s’appelle "La Fontaine"

     



  • koudou 9 avril 2008 13:24

    Exact, c’est probablement celui-là : il a une entrée sur la rue et une sur le cntre commercial qui s’appele Grand quelque chose (je ne sais plus le nom)



  • koudou 9 avril 2008 13:21

    Je ne reviens pas sur l’action négative de Mugabe décrite dans ce commentaire. C’est factuel et indiscutable, et cela fait fait partie des grandes conneries de Mugabe. Cela dit, il ne l’a pas fait délibérément, mais par un mélange détonnant de racisme, d’incompétence économique et d’incapacité à obtenir de l’aide des pays occidentaux parce qu’il ne les comprenait pas.

    Cela dit, la réponse de la guerre économique des occidentaux (de la GB et des autres pays derrière) n’est pas plus jolie.

    Pour ce qui concerne les shona et les ndebele, il est vrai que les shona sont très largement majoritaires (80%) et que cela a failli très mal tourner au début de l’indépendance du pays avec ce qui aurait pu tourner en guerre ethnique entre la ZAPU (ndebele) et la ZANU (shona). Il y a d’ailleurs eu un mini-révolution qui a été réprimée dans le sang par le Zanu de Mugabe sans q’aucun pays occidental ne dise rien (à l’époque, Mugabe était dans les petits papiers de tout le monde).
    ZANU et ZAPU ont fusionné en 1987 pour former le ZANU-PF qui est donc mixte et est le parti dont la fondation remonte aux forces révolutionnaires, alors que le parti d’opposition de Tsavangirai (MDC, créé en 1996) est mal considéré par le Zanu-PF arce qu’ils sont en majorité étrangers aux actifs de cette révolution qui a donné l’indépendance au pays.
    Cela dit, même si les Ndebele (branche Zoulou comme le rappelle Frédéric Lyon) et les Shona (branche Shona) sont des groupes ethniques séparés, ils sont tous deux de la famille linguistique Bantou.

    Par contre, je reviens sur ce que dit le commentaire de très négatif sur le futur du pays où je ne suis pas aussi pessimiste que Frédéric.

    ll y a probablement une petite phrase dans son commentaire que les lecteurs n’ont probablement pas relevé tellement elle est discrète : " l’économie sophistiquée installée par les blancs qui devaient parer un embargo
    international". Ce petit bout de phrase est très important, car il est probablement à l’origine de notre vision différente pour le futur.

    Frédéric fait allusion à la première indépendance auto-proclamée par Ian Smith en novembre 1965, avec condamnation de la GB et de l’ONU, avec embargo international. A l’époque le pays disposait d’une forte population blanche qui était non seulement zimbabwéienne d’origine, mais aussi formée des anciens colons réfugiés depuis un an en provenance de la Zambie, Malawi, Kenya et Congo.

    Cette communauté blanche, subissant l’embargo, a donc retroussé les manches et a mis en place toute la chaine industrielle nécessaire à la fabrication de tout ce qui était nécessaire. Un travail remarquable et énorme fait principalement par les colons blancs en réponse à l’embargo international et qui a permis au pays de tenir bon lors des premières années d’indépendance.

    Je suppose que Frédéric fait allusion au fait que cette communauté blanche n’est plus là aujourd’hui pour reconstruire l’ensemble de toute cette industrie et que l’effort sera d’autant moins fait qu’il n’y aura plus la nécessité comme en 1965.

    Je n’ai pas la même vision que lui pour plusieurs raisons, dont la principale est que nous ne sommes plus dans les mêmes circonstances.

    Tout d’abord, en terme de savoir-faire, la population noire a su créer ses propres cadres, qui d’ailleurs sont pour la plupart réfugiés à l’étranger (une grosse partie des 30% de la population réfugiée hors du Zimbabwe) où ils occupent d’ailleurs souvent des postes de responsabilité opérationnelles. Beaucoup sont passés par les cycles de formation britanniques et titulaires de l’objectif suprême du master anglais.
    Ensuite, l’aide extérieure va revenir dans le pays lorsque Mugabe ne sera plus là, avec en plus une concurrence forte entre l’aide fournie par l’Asie et celle par l’Occident.
    L’enjeu est probablement celui des matières premières (ce qui justifie pleinement la pensée de Frédéric sur le développement des industries minières et agricoles), mais la présence d’un encadrement de qualité disponible me fait penser que l’exigence de contre partie pourrait être la remise en place progressive d’équipement industriels secondaires et même tertiaires importants.

    Le seul point qui me fait vraiment peur et qui rend le scénario de Frédéric possible est l’action très négative du FMI.

     

    En tout cas, merci mille fois à Frédéric de son commentaire dont j’apprécie grandement la qualité, la pertinence et la vision.

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