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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 3 septembre 2009 19:41

    A vrai dire non, mais c’est pas grave ! Je suis opposé à toutes ces sections bilingues car cela ne résoudra jamais la question de la communication dans l’UE, tout en compliquant terriblement la logistique scolaire, tout en faisant moins de français et en favorisant l’anglais, largement majoritaire - pas de statistiques du ministère...



  • Krokodilo Krokodilo 3 septembre 2009 18:02

    "Un élève de lycée a bénéficié en moyenne de 2 000 heures de cours de français dans sa scolarité, contre 2 800 il y a quinze ans. Réformer l’orthographe n’y changera rien."
    le Figaro, suite au bouquin de De Closets, dont la télé a largement parlé...



  • Krokodilo Krokodilo 3 septembre 2009 17:51

    Houla ! y en a tant que ça ?
    « et la mise à disposition par le Kent d’un enseignant étranger. » Soutenons l’économie de la GB !



  • Krokodilo Krokodilo 3 septembre 2009 16:18

    Claude, bonjour et merci de votre intervention sur un sujet que vous semblez bien connaître. A vrai dire, les sections européennes n’ont guère besoin d’être défendues puisque l’ensemble des médias et des professionnels (du moins ceux qui s’expriment…) semblent partager le même enthousiasme. C’est moi qui aurait besoin d’être défendu !

    Commencer par l’Alsace me semble biaiser le sujet, car c’est une exception dans de nombreux domaines. A l’école primaire, par exemple, je sais qu’il y a souvent possibilité de faire de l’allemand, parfois même un vrai choix selon disponibilités, alors que dans le reste du pays, l’anglais est imposé sans choix, à l’exception parfois de langues régionales. Il en est de même avec les sections européennes. Il faudrait disposer de données nationales, le pourcentage de classes bilingues fr-angl, mais je ne suis même pas sûr que le Ministère dispose de telles infos !

    « l’approche européenne de l’enseignement leur ouvre d’avantage l’esprit,(…) »

    Cliché standard très surfait. De nombreuses choses ouvrent l’esprit, la musique, le dessin, l’étude des insectes, les voyages, et même regarder la télévision à bon escient ! Il ne faut pas sacraliser les langues. En ce moment, excellent documentaire sur Arte, sur la route du thé (20 h) en 5 émissions, est-ce que ça n’ouvre pas l’esprit ?
    Un contre-exemple : Alexandra David-Néel a-t-elle appris le japonais, le tunisien, le hindi, le tibétain, et bien d’autres langues des pays qu’elle a visités, voire explorés ? Non. Peut-on dire qu’elle n’avait pas l’esprit ouvert aux autres cultures ? Non plus.
    La majorité du peu que nous savons des autres nous vient de la traduction, pas de l’apprentissage de leurs langues.

    « C’est un atout de premier choix en vue des classes préparatoires aux Grandes Écoles ou encore des Instituts de Sciences politiques : »
    C’est un cercle vicieux, rien n’oblige les écoles de commerce et les instituts politiques à réclamer un anglais fluent sinon leur croyance que c’est indispensable, ou que c’est un signe d’intelligence ? En outre, ceux qui se destinent à ces filières peuvent très bien perfectionner leur anglais dans l’année qui précède le concours, sans pour autant qu’il faille chambouler toutes nos écoles secondaires, voire primaires !

    « en apprennant à connaître les autres peuples, à travers la maîtrise de leur langue, n’est pas par là même une manière de mieux apprendre à vivre ensemble sur notre planète ? »

    Nouveau cliché standard, assez hypocrite dans sa formulation, si vous le permettez car de toute façon vous n’en êtres pas à l’origine. Je veux dire que nous ne parlons pas DES peuples ni DES langues, mais de l’anglais à 90% si l’on tient compte de l’Alsace (estimation perso et celle de journalistes). Je ne vois pas comment l’hégémonie culturelle de l’anglais nous aidera à mieux vivre together sur notre earth. Au contraire, le libre choix des langues et la diversité de l’offre à l’école, la reconnaissance de la valeur de la langue d’immigration (validation officielle), voilà diverses pistes qui nous aideraient à vivre ensemble.

    Vous citez le rapport Legendre. Le précédent rapport dirigé par le même sénateur signalait justement que l’enseignement des langues était organisé d’une façon chaotique, sans but défini, sans vision d’ensemble, changeant de cap au gré de divers facteurs, et très lourd à gérer sur le plan logistique (prof recrutés à vie pour enseigner telle ou telle langue).

    « et de prendre conscience de l’ampleur du défi à relever pour contrer la prédominance de l’anglais et la voie du monolinguisme en Europe : »
    « ne laissant donc aucun choix aux élèves. »
    Ben, c’est un peu ce que je répète, non ?

    « L’enquête spéciale de l’Eurobaromètre 54 « Les Européens et les langues » analyse les compétences linguistiques des Européens et leurs attitudes à l’égard de l’apprentissage des langues étrangères : »
    Eurobaromètre n’analyse rien du tout, ce sont des sondages approximatifs réalisés par autoquestionnaire, dont les résultats sont manipulables à souhait. Par exemple « seuls 32 % sont convaincus de l’utilité de maîtriser deux langues étrangères ; » peut-être sont-ils plus réalistes que les autres, ou plus modestes ?
    La vérité, c’est qu’il n’existe aucune étude scientifique du niveau en langue étrangère dans les divers pays européens, tout simplement faute d’outil de mesure, l’échelle commune CECRL étant relativement récente, et on en est encore à discutailler pour mettre au point les tests servant à mesurer ce niveau selon le CECR !

    En matière de langues étrangères, la motivation est essentielle, plus encore que l’intelligence, c’est ce que tous ces rapports oublient, ce qui fait qu’ils sont déconnectés de la réalité, de même que les recommandations européennes : la plupart des gens n’ont ni l’envie ni le temps ni l’occasion d’acquérir une langue étrangère à un bon niveau, à fortiori deux !
     Cette voie ne sera jamais l’avenir de l’UE, seulement l’illusion de son avenir.

    Il faut libérer les langues et les élèves, laisser le total libre choix de deux langues à valider (A2 pour les deux, ou B1 l’une et A1 l’autre) parmi toutes les langues acceptées en option au bac, en y rajoutant l’espéranto, honteusement refusé au bac en France. Mais la liberté des langues est un concept dérangeant, ou une idée nouvelle dans notre école, qui serait pourtant tout à fait adaptée à la construction européenne. Cette liberté ne demande que d’introduire un peu de souplesse et d’imagination pour l’organiser, pas de dépenses supplémentaires.



  • Krokodilo Krokodilo 3 septembre 2009 15:21

    Zen, inutile d’employer le mode ironique car ça vient tout doucement ! Certains prônent déjà l’anglais à la maternelle sous couvert de bilinguisme précoce, s’appuyant sur des études soi-disant scientifiques, assimilant le bilinguisme à fr+angl. Demain peut-être, du Michaël Jackson dans les salles d’accouchement !

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