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Krokodilo

Krokodilo

Médecin généraliste à la retraite, je m’intéresse à tous les sujets sur lesquels je n’ai aucune compétence, ce qui me laisse un large champ d’intervention. A l’époque où j’enquêtais sur les OVNI, j’ai percé le grand secret de la zone 51 : les extra-terrestres sont effectivement venus sur Terre, mais ils ont trouvé l’anglais trop difficile et sont repartis. Depuis, je m'intéresse à la question des langues, de la communication internationale et de l’espéranto.

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  • Premier article le 06/12/2006
  • Modérateur depuis le 09/01/2007
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Derniers commentaires



  • Krokodilo Krokodilo 8 avril 2008 09:58

    Saluton. Effectivement, pour les "é" ou les "è", je ne vois guère d’autre méthode que les exemples et la répétition, en tout cas j’ai procédé comme ça avec les miens. Etant donné que, pour les adultes, ces apprentissages de base remontent à pas mal d’années, on sous-estime souvent à quel point la plupart des langues nécessitent la mémorisation d’un grand nombre d’éléments arbitraires.

    Comme tu es dans le métier, saurais-tu si le projet européen Evlang (Eveil aux langues), dont je parle dans mon précédent article, est connu dans le milieu des enseignants ? Car il semble avoir été réellement essayé sur le terrain, dans plusieurs écoles françaises et dans d’autres pays européens ; ce serait une excellente alternative au tout-anglais, à proposer au choix avec celui-ci, en tout cas plus acceptable politiquement que l’Eo en l’état actuel. Malheureusement, malgré le soutien de pédagogues et son aspect tout ce qu’il y a d’officiel et sérieux, Evlang n’allait pas dans le sens du vent anglophone… Mais qui sait, peut-être pourrait-il être réactivé pour équilibrer un peu cette calamiteuse réforme du primaire d’initiation aux langues devenue initiation à l’anglais obligatoire.

    Pour le reste, on a l’air encore plus bizarre quand on parle d’espéranto dans le milieu médical que dans l’Education nationale !
     



  • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2008 19:34

    Heu... Je croyais que mon message s’était perdu, il n’apparaissait pas. J’en perds mon latin - pardon : mon espéranto !



  • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2008 19:32

    En gros, d’accord avec vous, et dévier vers les programmes ne me gêne pas.
    Je crois que le retour aux fondamentaux est déjà bien amorcé, car j’ai pu constater que les PDE revenaient aux classiques, récitation, dictée, écritures diverses, et même au collège, j’ai vu une prof de musique exiger une recherche documentaire à écrire sur plusieurs pages (transversalité, le nouveau credo). Peut-être les tables de multiplication pourraient-elles être davantage répétées, car elles sont une base pour plus tard.

     

    Pour le COD, je pense que là, on pourrait "alléger" la grammaire, c’est-à-dire reporter en 6e et 5e le détail des tous ces COI dont l’analyse ressemble parfois à une agrégation de grammaire - c’est en tout cas un débat récurrent chez les pédagogues et grammairiens, d’ailleurs pas d’accord entre eux sur la façon de la décrire - , et, en contrepartie s’assurer que l’ensemble des élèves a bien assimilé le COD.
    Car il me semble qu’en mettant tout sur le même plan et les mêmes années, certains élèves n’y voient guère de différence et s’embrouillent un peu.

     

    J’en profite pour faire un peu de pub : en espéranto, la notion de COD est fondamentale car marquée (finale en -n), tout le reste étant du complément qui ne porte pas de nom particulier ; d’où une des qualités propédeutiques qu’on nous accuse parfois d’exagérer. En tout cas, mes enfants ont ainsi appris le COD, notion qu’ils n’avaient pas comprise jusqu’alors.
     



  • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2008 18:58

    Sans oublier que la langue anglaise elle-même est un outil très sous-estimé de domination, par le flux financier qu’elle apporte à la GB et aux USA, par le fait que les grandes revues scientifiques sont presque toutes anglophones, et que les francophones croient malin de passer à l’anglais, bref, par d’innombrables aspects, dans des domaines très variés, chacun connaît les médias, l’aviation et l’économie. Ce n’est pas pour rien que de nombreux lobbys veulent rendre l’anglais obligatoire, qu’une part des bénéfices sont réinvestis dans l’aide à l’enseignement de l’anglais dans le monde... Cf. ce discours de Gordon Brown, car si on sous-estime toujours la puissance de l’arme linguistique, eux ne font pas cette erreur :

     

    "To move things forward immediately I will announce in India later this week a new British Council programme to recruit ’master trainers’ who will, in turn, train 750,000 teachers of English in India over the next five years. The trainers will able to work across the country with public authorities and corporate bodies to achieve and raise proficiency in English for millions more Indians.(…)
    And we will go even further to make English language available to the wider world - inviting offers from telephone, telecom, internet, broadcast and website companies to make available through their channels the latest and most dynamic English learning, teaching and practice materials."

     

    http://www.number10.gov.uk/output/Page14289.asp

    Maintenant que la Chine créé des Instituts Confucius partout, il est vital pour certains d’imposer officiellement l’anglais comme lingua franca de l’UE, la croissance ou le déclin…

    Alors, si vous estimez que les USA vivent au-dessus de leurs moyens et font financer ce mode de vie gaspilleur, pollueur et assez dominateur par le reste du monde, par les méthodes financières souvent évoquées, n’oubliez pas que vous pouvez aussi soutenir l’espéranto, qui est en somme la langue de réserve internationale !
    (" en raison de la chute programmée du cours du dollar qui, je le rappelle, sert actuellement de monnaie de réserve internationale.")

     

    La lutte contre la spéculation financière internationale passe aussi par la lutte contre l’hégémonie de l’anglais. Soutenir la langue internationale, demander que son étude soit possible en option à l’école, c’est aussi soutenir davantage d’équité, de justice dans les relations internationales, loin du déséquilibre qui nous voit passer plus de 3000heures à étudier l’anglais tandis que les anglophones disposent de ce même temps à leur guise. Car ces 3000heures, ces stages (payés par les Conseils régionaux ou les entreprises) ces méthodes de langue, ces cours privés, ces dialogues avec des natifs dans les écoles, ces certifications de langue par Oxford (c’est récent), les traductions, les formateurs, tout ça, c’est du business, du blé, et ça rapporte une fortune mais toujours aux mêmes, aux pays anglophones proches ! Le flux financier est dirigé pratiquement vers un seul pays, ce qui n’est pas vraiment dans l’esprit de l’UE. Mais vous ne le lirez jamais dans les médias traditionnels, soit dit pour faire écho au débat sur l’article Agora vox contre médias traditionnels.
     



  • Krokodilo Krokodilo 7 avril 2008 16:16

    5A3N5D,

     

    En gros, d’accord avec vous, et ça ne me gêne pas qu’on dévie sur les programmes.
    Je crois que le retour aux fondamentaux est déjà bien amorcé par les PDE, j’ai pu le constater : récitations (donc mémorisation), dictées, écritures diverses, et même en musique au collège, ils doivent parfois faire une recherche documentaire avec obligation d’écrire le résultat - transversalité des disciplines est le concept en vogue, parfois utile.

     

    Peut-être insuffisamment de mémorisation des tables de multiplication, lesquelles, quoi qu’on en dise, forment ensuite une solide base.

     

    Pour le COD, 100% d’accord, mais je me demande s’il ne faudrait pas à la fois insister dessus en étant sûr que tous les enfants ont assimilé la notion, et alléger le reste qui peut tout à fait être reporté au collège. Autrement dit, je crois que cette grammaire descriptive poussée, avec les différents types de COI détaillés jusqu’à plus soif, ne finit pas par embrouiller les élèves en leur faisant perdre de vue la notion essentielle de COD ? La "simplification" de la grammaire ne me paraitrait pas choquante, assortie d’une certitude que les notions essentielles soient assimilées par tous en fin de CM2. C’est d’ailleurs un débat récurrent de la pédagogie.

     

    Au passage, je fais ma petite pub : la notion d’accusatif est justement essentielle en Eo, puisqu’il est marqué (finale en -n), ce qui permet éventuellement une inversion de la structure courante sujet-verbe-complément, c’est un des aspects de ses qualités propédeutiques qu’on nous accuse parfois d’exagérer. C’est en tout cas de cette façon que mes enfants ont compris le COD, car tout ce qui n’est pas du COD est du complément de précision, dont la fine description qu’on en fait en français aurait davantage sa place à l’agrégation de français qu’à l’école primaire, mais ce n’est que mon avis ! Ou disons à partir de la 6e.
     

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