"Pourquoi la crise économique continue et pourquoi nous ne la
comprenons pas ?"
Votre analyse est certainement très louable en ce qu’elle part de
deux exemples concrets pour déboucher sur l’impossibilité du capitalisme à se
sortir de la crise actuelle. Bien que juste, cette analyse, loin d’être
complète, est très partielle. Elle fait reposer les difficultés du capitalisme
actuel uniquement sur la raréfaction des ressources impactant sur l’écologie.
En fait, l’inévitabilité, l’aggravation constante, et l’irréductibilité des
crises cycliques du capitalisme et de toutes les conséquences qui en découlent
ont été, depuis au moins Lénine, entièrement analysées et sont aujourd’hui
connues de tous les esprits de bonne science. Il n’y qu’à prendre
connaissance, qu’à s’imprégner et qu’à travailler à partir des explications complètes
ci-dessous pour comprendre en toute transparence le capitalisme actuelle
appelé impérialisme et voir l’horizon.
« En
régime capitaliste, les diverses entreprises, les diverses branches de
l’économie d’un pays ne peuvent se développer également. Dans le cadre de la
concurrence et de l’anarchie de la production, le développement inégal de
l’économie capitaliste est inévitable. Cependant, à l’époque prémonopoliste, la
production était fragmentée entre un grand nombre d’entreprises, la libre
concurrence régnait, il n’y avait pas de monopoles. Le capitalisme pouvait
encore se développer d’une façon plus ou moins régulière. Certains pays en
dépassaient d’autres durant une longue période. Il existait alors sur le globe
de vastes territoires inoccupés. Tout se passait sans conflits militaires à
l’échelle mondiale.
La situation a changé
radicalement avec le passage au capitalisme monopoliste ; alors le partage du
monde est achevé entre les puissances impérialistes qui mènent une lutte serrée
pour un nouveau partage du monde. Cependant le développement inouï de la
technique permet à certains pays impérialistes de dépasser rapidement, par
bonds, les autres pays impérialistes. Les pays engagés tardivement dans la voie
de l’évolution capitaliste utilisent les résultats acquis du progrès technique
: machines, méthodes de production, etc. De là le développement rapide, par bonds, de certains pays et un
retard dans l’évolution d’autres pays. Ce développement par bonds s’accroît
énormément aussi grâce à l’exportation des capitaux. La possibilité s’offre
pour certains pays de gagner de vitesse les autres, de les évincer des marchés,
de réaliser par la force des armes un nouveau partage du monde déjà partagé.
Sous l’impérialisme, l’inégalité de développement des pays capitalistes est
devenue une force déterminante du développement impérialiste.
Le rapport des forces
économiques des puissances impérialistes se modifie avec une rapidité sans
précédent. Il en résulte des modifications très irrégulières du potentiel de
guerre des États impérialistes. La modification du rapport des forces
économiques et militaires va à rencontre de l’ancienne répartition des colonies
et des sphères d’influence, ce qui engendre inévitablement la lutte pour un
nouveau partage du monde déjà partagé. La puissance véritable de tels ou tels
groupes impérialistes est mise à l’épreuve au moyen de guerres sanglantes et
dévastatrices.
En 1860, l’Angleterre
occupait la première place dans la production industrielle du monde ; la France la suivait de près. L’Allemagne et les États-Unis n’en étaient qu’à leurs débuts dans l’arène mondiale.
Une dizaine d’années s’écoula, et le pays ascendant du jeune capitalisme — les
États-Unis d’Amérique — gagnait de vitesse la France, et prenait sa place. Dix ans après, les
États-Unis rattrapaient l’Angleterre et occupaient la première place dans la
production industrielle mondiale, tandis que l’Allemagne dépassait la France et occupait la
troisième place derrière les États-Unis et l’Angleterre. Au début du 20e
siècle, l’Allemagne refoulait l’Angleterre et prenait la deuxième place après
les États-Unis. À la suite des changements survenus dans le rapport des forces
des pays capitalistes, le monde capitaliste se scinde en deux camps
impérialistes hostiles, et les guerres mondiales se déclenchent.
Le développement inégal
des pays capitalistes détermine l’aggravation des contradictions dans le camp
de l’impérialisme et l’inéluctabilité de conflits militaires qui conduisent à
un affaiblissement réciproque des impérialistes. Le front mondial de
l’impérialisme devient facilement vulnérable pour la révolution prolétarienne.
C’est sur cette base que la chaîne du front impérialiste peut se rompre en son
maillon le plus faible, au point où les conditions sont les plus favorables
pour la victoire du prolétariat.
L’inégalité du
développement économique à l’époque de l’impérialisme détermine aussi
l’inégalité du développement politique, qui entraîne pour les différents pays
une différence de maturité des conditions politiques de la victoire de la
révolution prolétarienne. Parmi ces conditions, il faut ranger avant tout
l’acuité des antagonismes de classes et le degré de développement de la lutte
des classes, le niveau de la conscience de classe, de l’organisation politique
et de la fermeté révolutionnaire du prolétariat, son aptitude à entraîner les
masses fondamentales de la paysannerie.
La loi de l’inégalité du
développement économique et politique des pays capitalistes à l’époque de
l’impérialisme est le point de départ de la théorie léniniste sur la
possibilité de la victoire du socialisme au début dans plusieurs pays ou même
dans un seul pays.
Marx et Engels, en
étudiant au milieu du 19e siècle le capitalisme prémonopoliste, ont été amenés
à conclure que la révolution socialiste ne pouvait vaincre que simultanément
dans tous les pays ou dans la plupart des pays civilisés. Mais au début du 20e
siècle, notamment au cours de la première guerre mondiale, la situation avait
changé radicalement. Le capitalisme prémonopoliste s’était développé en
capitalisme monopoliste. Le capitalisme ascendant était devenu le capitalisme
déclinant, agonisant. La guerre avait mis à nu les faiblesses incurables du
front impérialiste mondial. Il découlait en même temps de la loi de l’inégalité
du développement que la révolution prolétarienne viendrait à maturité à des
époques différentes, dans les différents pays. Partant de la loi du
développement inégal du capitalisme à l’époque de l’impérialisme, Lénine est
arrivé à la conclusion que la vieille formule de Marx et d’Engels ne répondait
plus aux nouvelles conditions historiques ; que, dans les conditions nouvelles,
la révolution socialiste pouvait parfaitement triompher dans un seul pays ; que
la victoire simultanée de la révolution socialiste dans tous les pays ou dans
la plupart des pays civilisés était impossible » en raison de la maturité
inégale de la révolution dans ces pays.
L’inégalité du
développement économique et politique, écrivait Lénine, est une loi absolue du
capitalisme. Il s’ensuit que la victoire du socialisme est possible au début
dans un petit nombre de pays capitalistes ou même dans un seul pays capitaliste
pris à part.
V. Lénine, « Du
mot d’ordre des États-Unis d’Europe », Œuvres, t. 21, p. 354-355.
Lénine avait élaboré une théorie
nouvelle, une théorie achevée de la révolution socialiste. Elle enrichissait le
marxisme et le développait ; elle ouvrait une perspective révolutionnaire aux
prolétaires des différents pays, elle développait leur initiative dans le
combat à livrer à la bourgeoisie, affermissait leur certitude dans la victoire
de la révolution prolétarienne. ».
(Voir : Académie des sciences de l’U.R.S.S. - Manuel d’économie politique - LA LOI DE L’INEGALITE DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET POLITIQUE DES PAYS CAPITALISTES A L’EPOQUE DE L’IMPERIALISME ET LA POSSIBILITE DE LA VICTOIRE DU SOCIALISME DANS UN SEUL PAYS)
« AlorsLouphi, petite ordure stalinienne, on vient voir s’il ne serait pas possible de préserver ta future place de bon apparatchik exploiteur et assassin de la classe ouvrière comme tes fumiers d’ancêtres ?.... »
La Révolution ça ne se fait pas avec des faisans bourgeois d’extrême droite comme toi l’ami de Frédéric Châtillon et de son site auquel tu oses faire de la pub sur Avox...."
Quand on est un grand picoleur de jaja, on ne peut qu’écumer les vapeurs éthyliques sur les trottoirs et dans les caniveaux à longueur de temps. C’est le cas de jaja, curé de sa paroisse anarcho-trotskiste. Jaja, trotskisme, anarchisme, c’est le summum de la déliquescence idéologique, politique et morale.
« J’ai parlé de socialisation qui sous-entend non pas le pouvoir des apparatchiks mais celui de l’Assemblée générale souveraine des travailleurs....bref l’application de la démocratie directe au sein de l’entreprise... »
Parmi les nombreuses voix qui se sont élevées contre cet article réactionnaire et emblématique de l’idéologie du capitalisme le plus pourri ambiant, article écrit par tdelache, on pourrait classer la voix de jaja. En réalité, jaja se sent très bien réconforté par cet article réactionnaire. C’est tout le problème de la socialisation prônée par Jaja. Il faut aller visiter ses « Assemblées générales souveraines des travailleurs sans apparatchiks » supposées être « l’application de la démocratie directe dans l’entreprise » pour comprendre ce problème. En écoutant jaja, on se demande si jaja réalise le sens de ses phrases ronflantes. Jaja ne sait sans doute pas ce que c’est qu’une entreprise encore moins une Assemblée Générale. Les jolis mots « démocratie directe »et « souveraine » accolés respectivement à « entreprise » et à « assemblée Générale » ne sont destinés qu’à donner le change.
Considérons une Assemblée Générale. Comment imaginer une Assemblée Générale souverainesans « apparatchik » ? Même le nouveau venu dans la vie associative sait qu’une simple réunion de quelques personnes nécessite un minimum de préparation, d’organisation et de discipline. Et surtout, il faut entre autre un bureau de séance composé au moins d’un coordinateur et d’un secrétaire de séance, c’est-à-dire au moins deux « bureaucrates » ou « apparatchiks »selon la terminologie méprisante de l’anarcho-trotskiste jaja en supposant que les participants se soient rencontrés spontanément chacun par sa propre imagination « souveraine ». Chacun comprend qu’une telle « Assemblée Générale » soi-disant « souveraine » est purement fictive et, en tout cas, ne peut être qu’un foutoir sans autre suite que le désordreet l’impuissance à traiter et à régler le moindre problème posé.
Il n’est pas besoin de raisonner plus loin pour comprendre la vanitéet le crétinisme que recouvrent les anathèmes anarchistes et trotskistes à l’égard de la dictature du prolétariat accusée de « bureaucratie » et autres « apparatchiks »et « nomenklatura ». On mesure tout autant le vide du slogan anarcho-trotskiste « démocratie directe » qui, dans le cadre de l’entreprise, signifie l’anarchie dans l’activité productive de cette entreprise, les travailleurs étant incapables de tenir la moindre réunion sans « apparatchik » comme l’exige Jaja.
« La socialisation c’est l’appropriation collective de l’instrument de travail et non une simple nationalisation où le véritable pouvoir est exercé par l’État... qu’il soit capitalisme privé ou capitalisme d’État (comme en ex URSS) ne changeant rien à sa nature de classe. »
Le trotskiste jaja milite pour l’anarchisme. Ainsi, explique jaja, sa « socialisation », son « appropriation collective de l’instrument de travail » n’est est pas une simplenationalisation. Donc c’est quand même une nationalisation, mais une nationalisationqui exclut« le véritable pouvoir exercé par l’Etat, qu’il soit capitalisme privé ou capitalisme d’Etat comme en URSS ».En clair, jaja, comme tout bon anarchiste qui se respecte, rejette toute notion d’Etat dans le processus de « l’appropriation collective de l’instrument de travail ». Aucune forme d’Etat ne serait donc nécessaire pour exproprier les capitalistes, pour « l’appropriation collective de l’instrument de travail », pour la « socialisation ».
On marche sur la tête avec ce galimatias anarchiste. Déjà, parler de nationalisation en matière d’appropriation collective de l’outil de travail, c’est voguer dans les eaux troubles du nationalisme bourgeois. Ensuite, faire croire que les travailleurs vont pouvoir un jour engager une quelconque « socialisation », une quelconque « appropriation collective de l’instrument de travail » les mains nues, par le sourire, sans aucune forme d’appareil de coercition, sans un appareil despotique destiné à brutaliser et à écraser systématiquement les capitalistes, c’est vendre des chimères aux travailleurs, c’est les condamner pour toujours à l’exploitation et l’oppression capitaliste.
L’anarchisme, quelles que soient ses formes, est une idéologie indulgente à l’égard de la bourgeoise, une idéologie de la démobilisation et du désarmement des masses laborieuses pour leur sacrifice sur l’autel de leur équarrissage par la bourgeoisie. Par exemple, face à oncle archibaldqui se demande « Faudra-t-il à la prochaine révolution pendre le dernier bourgeois avec les tripes du dernier curé pour que quelque chose change ?« , l’anarcho-trotskiste jaja, en bon curé sentant sa paroisse menacée, chuchote doucement à l’oreille d’oncle archibald« Évitons ces carnages inutiles et contentons nous d’exproprier méthodiquement les riches actionnaires et de socialiser les moyens de production et d’échange ! Ensuite nous pourrons partager entre toutes et tous le temps de travail et les richesses produites et ce de façon égale. ». Et jaja ne dit pas à oncle archibald par comment et par quel moyen on peut « se contenter d’exproprier méthodiquement les riches et les actionnaires » sans l’Etat, sans la révolution qu’invoque oncle archibaldCe chuchotement de jaja à l’oreille d’oncle archibald est une belle illustration du rôle de Curé de la bourgeoisie que tient l’anarchisme.
Le Syndicalisme français baigne dans l’anarchisme. Toutes organisations confondues, le syndicalisme français est l’annexe de la bourgeoisie dans le mouvement ouvrier qui ne fait que répercuter les orientations politiques de son gouvernement impérialiste. On ne peut s’attendre à autre chose de l’anarcho-syndicalisme.