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Luniterre

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  • Premier article le 17/05/2014
  • Modérateur depuis le 08/09/2014
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Derniers commentaires



  • Luniterre Luniterre 29 octobre 16:23

    PS >>> et sinon, pour une définition plus complète de la plus-value >>>

    .

    « Dans la « chaîne de valeur », à chaque étape du processus productif, et quelle que soit la proportion dans laquelle il y rentre, le travail est donc un ingrédient parmi d’autres, et il a donc et une valeur d’usage et une valeur d’échange.

     

    Dans la chaîne de valeur du processus productif, le « vendeur » de l’ingrédient travail, c’est le travailleur lui-même, qui vend sa force de travail contre un salaire, qui est donc, pour lui, la valeur d’échange de sa force de travail.

     

    La valeur d’échange de cette force de travail est donc déterminée par le rapport entre l’offre et la demande, sur le marché du travail, au moment de la signature du contrat de travail. Les proportions dans lesquelles elle peut varier résultent de multiples facteurs, sur lesquels on reviendra plus loin.

     

    Pour l’employeur la valeur d’usage de cette force de travail, répondant aux besoins de son entreprise, est donc réalisée par l’emploi de cette force de travail dans une phase particulière du processus de fabrication du produit, une phase au cours de laquelle elle y ajoute donc une quantité de valeur particulière et déterminant la « valeur ajoutée » à ce stade du processus productif.

     

    Au cours de cette phase particulière du processus, l’entreprise « consomme » donc littéralement, en fait, la force de travail.

     

    Pour l’entreprise, la force de travail est donc bien une valeur d’usage, à priori parmi d’autres, qu’elle a acheté à sa valeur d’échange, parmi d’autres marchandises dont elle a le besoin et l’usage pour survivre en tant que processus productif.

     

    Pour autant, la force de travail, par nature, n’est pas un objet ni une substance plus ou moins inerte, mais bien, par nature et par définition, une substance vivante, une énergie qui fait donc littéralement « corps » avec son vendeur, le travailleur !

     

    Les limites dans lesquelles elle peut varier, en tant que valeur d’échange, sont donc déjà biologiquement celles de la survie physique du travailleur, et même, plus précisément, celles de sa survie dans les conditions qui permettent une reproduction optimum de sa force de travail.

     

    Et de plus, ces conditions ne sont pas déterminées uniquement de manière biologique, mais aussi socialement, par la capacité d’adaptation du travailleur à la société de son époque et donc aussi à son environnement culturel, éventuellement déterminant en termes de formation professionnelle.

     

    Tous les déterminants de la reproduction de la force de travail, pour le travailleur, sont donc des valeurs d’usage, correspondant à ses divers besoins de consommation, sur tous les plans, que ce soit alimentaire ou autres.

     

    Au moment de la signature du contrat de travail, tous ces déterminants deviennent donc ceux de la valeur d’échange de la force de travail, sous forme de salaire.

     

    Dans la mesure où le prix du kilo de steak est l’un de ces déterminants, par exemple, nécessaire à la reproduction de la force de travail de l’ouvrier, on peut effectivement résumer symboliquement le processus de la chaîne de valeur, en termes de valeurs d’usage, en exposant simplement que le patron consomme la force de travail de l’ouvrier comme l’ouvrier consomme le steak !

     

    Autrement dit, si la valeur ajoutée à la production par la force de travail est supérieure à la valeur du steak et autres biens consommés par l’ouvrier, il y a donc production d’une plus-value au bénéfice du patron, détenteur, par contrat, de la force de travail de l’ouvrier.

     

    C’est pourquoi, selon Marx, on peut définir la plus-value comme la différence entre la valeur d’échange de la force de travail, le salaire, et la valeur d’usage de cette force de travail, au cours du processus productif. »


    .


    Extrait de >>>


    .


     Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

    https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921


    .


    Luniterre






  • Luniterre Luniterre 29 octobre 14:20

    @Jean-Paul Foscarvel

    @ddacoudre

     "le modèle de compréhension initial du capitalisme classique n’est pas, comme vous dites, scolaire, mais marxiste, via l’analyse de la valeur comme temps de travail et de la plus-value comme écart entre le temps de travail effectif et le temps de travail nécessaire à la reproduction du travailleur (le salaire, qui aujourd’hui peut être étendu à certaines cotisations)."

    Mais ce qui vous égare, l’un comme l’autre, est donc bien qu’il s’agit d’un « modèle » défini par Marx au milieu du XIXème siècle sur la base du travail humain productif directement intégré à la marchandise en tant que « quantum de travail » moyen au cours du processus productif.

    Cette plus-value au véritable sens du terme, qui est donc une partie spécifique de la valeur ajoutée par le travail productif, se réduit et tend carrément à disparaître avec la robotisation de la production .

    >>> donc elle ne peut pas être à l’origine des superprofits actuels.

    >>> la marge de profit actuelle ne provient donc quasiment plus du peu qu’il reste de cette plus-value mais bien de la masse monétaire « extra » en circulation dans l’économie du fait de la dette publique et privée.

    >>> la dette privée devant être soldée tôt ou tard, c’est donc bien la dette publique qui sert en quelque sorte de « vase d’expansion » de l’économie globale pour permettre la circulation monétaire « extra » et les superprofits qui en découlent.

    >>> elle sert en outre de « collatéral », c’est à dire de caution de garantie, à travers la circulation des titres de dette, pour la plupart des transactions financières à grande échelle.

    >>> c’est la base de l’économie « moderne », banco-centralisée, et non plus « capitaliste » au sens originel marxiste du terme, fondé sur la plus-value extraite du travail productif.

    >>> une évolution qui semble donc vous échapper complètement et ce qui vous empêche d’y voir clair dans le monde actuel, malgré ce qui semble être une grande sincérité, chez l’un comme chez l’autre.

    >>> il vous faut simplement « atterrir » dans la réalité du XXIème siècle.

    >>> même si c’est un atterrissage « douloureux » par rapport à vos préjugés idéologiques.


    Luniterre





  • Luniterre Luniterre 28 octobre 21:04

    @l’auteur



    « La guerre devient ainsi la seule porte de sortie valable pour sortir des crises répétitives du système capitaliste, puis turbo-capitaliste, devenant ainsi un système polemo-capitaliste. »


    La guerre n’a pas été inventée par le capitalisme, et n’en a jamais été une caractéristique qu’en période de crise.

    Mais toute société en crise n’est pas forcément « capitaliste » parce que ses crises mènent à des guerres, un phénomène qui remonte à la nuit des temps de l’histoire humaine.

    Le capitalisme apparaît d’abord sous sa forme commerciale, durant plusieurs siècles, avant d’apparaître sous sa forme industrielle, basée sur le travail humain productif, au XIXème siècle >>> une forme aujourd’hui en train de disparaître avec la robotique et l’IA.

    Mais le capitalisme repose sur l’élargissement du capital investi, et non pas sur l’élargissement de la dette.

    Or la masse monétaire actuellement en circulation, et d’où proviennent les superprofits, provient elle même de l’élargissement encore plus important de la dette >>> le bilan global de l’économie mondiale penche donc du côté de la dette, c’est à dire d’un déficit global, et non de l’élargissement du capital.

    >>> donc il faut simplement arrêter de parler de « capitalisme » si l’on veut parler de l’économie globale actuelle.

    >>> tout ce qui est argent n’est pas capital, par définition.

    >>> il y a néanmoins différentes formes de capital, donc.

    >>> le seul capital capable de s’élargir de manière endogène est le capital productif, et seulement dans la mesure où il met en mouvement de la force de travail humaine productive directement incorporée à la production lors du processus productif.

    >>> un cas de figure minoritaire à l’ère de la production robotique, de l’IA et des services « dématérialisés »

    >>> c’est à dire toutes autres productions qui ne prospèrent que sur la masse monétaire provenant de la dette, directement ou indirectement.

    >>> ceux qui décident du sort de la dette et de sa circulation sont les véritables maîtres de l’économie moderne, et ce sont essentiellement les banquiers centraux, que personne n’a élus.

    >>> « bienvenue » dans l’ère de la dictature banco-centraliste déguisée en « démocratie capitaliste libérale » !!!

    >>> il faut donc débusquer ce nouvel ennemi principal des peuples, et là où il se trouve réellement, et pas là où la pseudo « opposition anticapitaliste » veut nous le faire croire, en accord, en pratique, avec les médias « mainstream » systémiques.

    Luniterre



  • Luniterre Luniterre 28 octobre 12:59

    @ddacoudre

    Je ne parle pas de « financiarisation » au sens précisément de l’émergence du capital financier, qui s’est produite au début du XXème siècle et s’est développée tout au long de ce XXème siècle, mais de banco-centralisation, c’est à dire le stade suivant, encore actuel, où le capital financier est encore la matrice de renouvellement du capital fixe, devenu archi dominant par rapport au capital variable, la masse salariale, qui continue de vous préoccuper, à juste titre sur le plan humain, mais qui a totalement cessé d’être déterminante, que ça nous plaise ou non, dans l’évolution des rapports de production.

    Au stade actuel la dialectique essentielle de l’économie se joue donc autour du cycle de renouvellement du capital fixe, et faute de plus-value suffisante encore extractible du capital variable, du cycle de renouvellement de la dette publique qui est devenue le « collatéral » ultime de la circulation du capital financier.

    Donc, stricto sensu, votre approche de l’économie en est encore au stade de l’émergence du capital productif telle qu’au XIXème siècle, essentiellement >>>

    « le capitalisme c’est cela c’est la fabrication du capital par le travail des salariés seulement »

    Je vous invite donc à faire le voyage dans le temps en sens inverse et à revenir dans notre époque, mais pour la comprendre il vous faudra effectivement comprendre l’époque « intermédiaire » que constitue le XXème siècle, avec effectivement sa « financiarisation », pour finalement revenir dans notre époque, au début du second quart du XXIème siècle, avec sa banco-centralisation fondée, entre autres, sur la circulation financière des titres de dette publique, condition actuelle sine qua non du cycle de renouvellement du capital fixe, et donc condition sine qua non, tout simplement, de l’économie banco-centraliste qui s’est imposée comme substitut et « successeur » du capitalisme dans l’ordre historique des systèmes de domination de classe.

    Bon voyage dans le temps, et bon réveil dans notre époque « moderne » avec ses qualités et ses défauts, mais malheureusement, surtout, ses défauts...

    Encore faut-il les identifier correctement pour pouvoir tenter d’y apporter des solutions.

    Luniterre

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