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Tiens ! L’auteur se sent insulté ?! Il réclame respect et égards, sens de la mesure et contradiction polie.
Citons un extrait de son article :
« Il m’apparaît consternant d’observer tous ces commentaires acides proférés par des « anti-sarkozistes » primaires toujours prêts à diffamer, n’ayant d’autre capacité cérébrale que celle de commenter ce qu’ils ont envie de croire »
Petite explication de texte à l’usage du gauchiste décérébré de base qui aurait pu y voir un compliment :
- « consternant » : ma pauv’ dame, c’est à peine croyab’ c’qu’on voit de nos jours !
- « commentaires acides » : ne peuvent provenir que d’aigris à l’activité gastrique anarchique par suite d’inavouables rancœurs, de nourritures malsaines et de boissons frelatées.
- « proférés » : péjoratif.
- « anti-sarkosiste primaire » : ici, « primaire » est opposé à « secondaire », autrement dit, on oppose l’épidermique au réfléchi, l’impulsif au raisonnable... D’ailleurs, un « anti-sarkosiste » (comme en son temps un « anti communiste »), ne saurait être que « primaire », car s’il se mettait à être « secondaire », c’est à dire à réfléchir avec objectivité, il ne pourrait que se jeter aux talonnettes de Notre Président en battant sa coulpe et en implorant Son pardon pour avoir été si longtemps dans l’erreur.
- « toujours prêts à diffamer » : ce sont donc des menteurs, que des menteurs, et toujours des menteurs.
- « n’ayant d’autre capacité cérébrale que celle de commenter ce qu’ils ont envie de croire » : ouf ! Dieu merci , ce sont des crétins. Pas de danger donc de devenir « secondaire » ! Vous m’en voyez soulagée, car l’idée de me lacérer jusqu’au petit linge après avoir réfléchi et réalisé l’ignominie de ma défiance à l’égard de l’Elu me donnait des sueurs froides.
Et l’auteur prétend « respecter » ceux qui ne pensent pas comme lui ? C’est heureux ! Que serait-ce s’il les méprisait ? J’en frémis...
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de décoder « gogos », repris dans les commentaires, « pères la pudeur », « cons », « malhonnêtes », « crétins », « imbéciles », « gourdasse », « conneries »...
Je me permets de reprendre ici cette tirade pleine de délicatesse par Chichile (IP:xxx.x51.180.45) le 15 juin 2007 à 15H01
« Réflexe pavlovien, dites : Sarko, et vous trouverez tout une foule, la bave aux lèvres, le lippe tremblante, l’oeil jaillissant de l’orbite, la pupille dilatée, le souffle court, prête à planter ses crocs dans la barbaque, en râlant. » Un style émouvant, tout en finesse... Bref, ceux qui ne sont pas d’accord avec l’auteur sont des chiens enragés. Tous ces charmants extraits sont issus de commentaires favorables à l’article, et je vous mets au défi, cher auteur, d’en trouver ne serait-ce que la moitié d’aussi virulents dans les commentaires de vos détracteurs que vous accusez encore une fois de « proférer » et « vociférer ». Et puisque vous aimez les proverbes, occupez-vous donc de la poutre dans votre œil ... Vous connaissez la suite !
@ Bill.
Bon : on fume le callumet de la paix, alors !!!
Je me suis mal exprimée sur le départ de sa femme : je crois qu’elle a fait EXPRES de quitter le G8, rien que pour l’enquiquiner, comme le coup de ne pas aller voter au deuxième tour des présidentielles... La chieuse quoi, comme nous savons toutes parfois si bien l’être. Cette bonne femme se venge ; je ne sais pas de quoi, mais elle se venge, et à mon avis, il n’a pas fini d’en baver car il a beaucoup plus besoin d’elle qu’elle de lui, du moins en ce moment.
Imagine qu’elle se barre, fasse des révélations embarrassantes (souviens toi de la bio envoyée au pilon.., du journaliste de Match viré après une photo jugée « compromettante »...). On comprend qu’il soit nerveux, le pauvre !
Promis, je t’invite si je passe directrice de l’établissement (je postule à la formation).
T’en auras du rodéo !
Cordialement.
Toujours @ Bill.
Et rassurez-vous pour les fautes d’orthographe, d’accords, d’étourderie ou de frappe : tout le monde en fait, moi aussi,et il ne me viendrait pas à l’idée de descendre quelqu’un pour ça, à moins qu’il ne critique les miennes...
Le respect, toujours le respect...
@ Bill
« Voici enfin le sempiternelle moraliste de l’assemblée ! »
Moraliste ? Pouvez -vous me dire de quelle morale je me réclame ? Judéo-chrétienne, bouddhique, musulmane, évangélique ? Je suis agnostique. Je crois en l’homme dans le sens générique, en son évolution, et je milite pour que ses droits soient respectés. Or, j’estime que quelqu’un qui se met régulièrement minable, que ce soit par l’alcool, la drogue, les médicaments ou le dopage ne se respecte pas lui-même, et souvent parce qu’il n’a pas été suffisamment respecté.
Si ne pas apprécier les conséquences dramatiques que l’ingestion massive d’alcool peut avoir (j’ai dit « PEUT AVOIR »), alors oui, je suis « moraliste ».
« Mango, tu ne sais donc pas ce qu’est l’humour ? L’humour entre copain, qui change des conversations politiques ? » Non seulement je crois savoir ce qu’est l’humour, y compris entre « copains » (ou copines), mon homme en a beaucoup (d’ailleurs, il m’a choisie ! La preuve...). Mais c’est vrai qu’on ne s’est jamais tordu de rire devant un nourrisson assommé. Handicap navrant, je vous l’accorde.
« Alors soyons clair : je ne mets jamais de tempe à ma femme, elle n’en a pas besoin, et quand je lui demande quelque chose elle le fait, non pas parce que je la menace, mais parce qu’il y a toujours une raison dans ma demande, par ailleur nous nous entraidons chaque jour. » Ahhh ! Ben si elle en a pas besoin, alors ! C’est une chance.
« la réunion familiale est pour nous plus importante que la date de la réunion... »
Personnellement d’accord avec vous, et il faut croire que nos enfants sont mieux éduqués que ceux du couple présidentiel, mais je ne crois pas que ça soit la vraie raison du départ de Madame. C’était du second degré... Humour quoi !
« Mais ma femme resterait avec moi dans une réunion de ce type par affection et par respect pour moi, »
C’est donc que vous êtes respectable.
« Je suis plutôt quelqu’un de sobre, et je n’ai pas été saoul depuis de nombreuses années. Cela doit remonter à mon service militaire ! Pour autant je ne crache pas sur l’alcool, et j’en bois volontiers avec mes amis, sachant toujours m’arrêter à temps. J’ai d’ailleurs horreur des gens saouls et qui rigole bêtement. Je ne fume plus de joint depuis belle lurette ! et j’ai horreur de la violence sur les enfants. Je ne m’interdis pas les fessées, mais ne me souviens plus de la dernière que j’ai pu mettre... »
C’est ça, respectable. Et c’est bien ce que je disais : quelqu’un de normal, d’ordinaire, comme vous et moi, s’en prend quelques bonnes histoire de tester le truc, et puis il passe à autre chose parce qu’il a une estime de soi acceptable, une personnalité correctement construite, et qu’en vieillissant, surtout s’il a des enfants, il acquiert le sens des responsabilités et de l’exemplarité. En principe, il répugne à s’effondrer devant ses gosses, et sans bouder son plaisir, il gère sa consommation.
Est-ce que j’ai dit quelque chose contre ça ?
Quant à la fessée, elle peut-être aussi saine qu’humiliante, mais le fait que vous ne vous souveniez plus de la dernière tendrait à prouver que, tout comme moi, vous n’avez en fait pas besoin d’y recourir pour vous faire respecter- d’autant que dans mon cas particulier, je me verrais mal inculquer le sens de la loi à des enfants et des ados parfois plus grands et plus lourds que moi, majoritairement victimes de maltraitances et d’abus sexuels, en les fessant !
Et, malgré ça, rassurez-vous, ils apprennent vite à respecter ce qui est respectable, c’est à dire avant tout quelqu’un qui les respecte et ne tolère pas l’injure, la menace ou les coups en tant que moyens d’expression et de communication. On m’appellent « Madame », on me vouvoie, on m’écoute, sans que j’aie besoin pour cela de ressembler à Schwarzenegger ou de porter une arme.
Quant à mes ados et jeunes adultes à moi, ceux que j’ai à domicile, je n’ai jamais eu besoin de lever la main sur eux... Coup de bol, ou « mérite » ? Plutôt discussions, échanges, rigueur, et respect (toujours...).
« Alors votre petit pathos, vous pouvez vous le carrez où vous le voulez ! »
Pourquoi « petit » ? (humour pied-noir : un « patos », c’est un français de France, un métropolitain qui « cause pointu » si vous préférez). J’en ai bien un à la maison qui ne demande pas mieux que je me « le carre » comme vous le suggérez avec délicatesse, mais il est grand.
« Pathos » ? Ce que vous appelez du « pathos », c’est ma réalité quotidienne, Monsieur. Les gosses dont je parle existent, ils sont bien vivants (pour l’instant) : c’est pas le feuilleton de l’été pour faire pleurer Margot. Je vous invite une semaine si vous voulez : vous verrez, on rit beaucoup. Il faut beaucoup d’humour, un sacré moral et une belle capacité d’engagement pour encaisser. Alors les injures et les locutions vulgaires...
« Vous êtes pathétique ! Etre pour les indiens plutôt que les cow-boys, d’une façon aussi automatique relève du manque de nuance absolu ! »
Façon de parler, ô, homme subtil ! En plus, face à Buffalo Bill, on ne pouvait pas la rater celle-là.
« Savez-vous que dans certaines contrées les indiens étaient divisés ? Certaines tribus avaient pour coutume de prendre un ennemi, et de l’attacher à un poteau en plaçant des feux à une petite distance, pendant des heures, jusqu’à ce qu’il rotisse vivant ! ».
C’est pas dieu possible ! Les hommes ne vivaient donc pas en paix au jardin d’Eden avant l’arrivée des cow-boys ... J’en suis comme deux ronds de flan et je sens que je ne m’en remettrai pas... Heureusement que vous êtes là pour m’éclairer.
« Savez-vous que parmi les populos, tous ne battent pas leurs femmes ni leurs enfants ? Parfois même ils les aiment, figurez-vous ! Oui, je sais tout cela doit vous échapper un peu, vous êtes de gauche, ce sont des choses que vous ne devez pas comprendre ! »
Alors là, oui, un peu que je le sais ! Mes grands-parents étaient au boulot à 8 ans, mes parents à 12, notre génération a passé le bac sans qu’on lui tape dessus et s’est mise à bosser pour pouvoir reprendre des études plus tard, sans être aux crochets de « pôpa-môman », nos enfants font des études supérieures à l’âge où l’on doit les faire, si on veut, et si on peut. Je devrais en avoir honte ?
Alors oui, je connais « le populo », j’en viens, je sais que , heureusement, il y a des gens qui aiment leurs enfants, et je dirais même que la maltraitance n’est pas une question d’amour, mais c’est un autre débat. Sauf que chez nous, ce sont les maltraités qui atterrissent. Les autres, on ne les voit pas et c’est tant mieux : ils n’ont pas besoin de nous.
Ce que vous, vous ne semblez pas comprendre, et qui me semblait pourtant clair dans mon post, c’est qu’il n’y a pas de bons riches bien élevés et de méchants prolos qui cognent : il y a des gens sains et bien insérés dans la vie sociale, quel que soit leur niveau d’instruction ou de revenus, et il y a des malades de l’alcool, des gens qui ne le supportent pas, qui en deviennent dépendants et qui se révèlent violents sous son emprise, parfois après une ou deux bières seulement.
Mais il n’y a que chez les prolos que ça se VOIT ! Parce que chez eux, cette dépendance s’accompagne de difficultés matérielles. Un nanti ne se ruinera pas (à part la santé), même à 3 l de pur malt 12 ans d’âge par jour. Il ne perdra pas son travail, a fortiori s’il n’en a pas et vit de ses rentes, et s’il travaille, il le perdra peut-être mais ça prendra plus longtemps : on ne vire pas un PDG, un juriste ou un prof aussi facilement qu’un manœuvre, et chez un artiste, la dépendance fait même « chic » ! Ils auront aussi les moyens de se soigner. Les voisins n’entendront rien parce qu’ils ne sont pas en HLM.
Ce que je dis n’est en rien injurieux pour le « populo ». Au contraire, je déplore qu’il n’y ait pas égalité de traitement devant la dépendance.
J’ai été mariée 13 ans à un alcoolique mondain, bien élevé et propre sur lui, qui devenait sadique après trois cocktails, mais restait suffisamment éduqué pour attendre d’être rentré à la maison avant d’humilier et de brutaliser sa femme et ses enfants. Alors je sais de quoi je parle. Allez donc expliquer à votre entourage que la vie est impossible quand la façade est préservée !
Enfin, entre gens respectables et pas puritains, je vous le demande : qu’est -ce qui peut bien empêcher un adulte dans la force de l’âge et aimant jouir de la vie de boire un petit coup de temps en temps, à part être conscient que l’on a un problème avec et qu’on ne le supporte pas, hummm ???
Je termine en vous assurant que mon sexe n’a que faire de vos égards : si je voulais que l’on jonche mon chemin de pétales de roses, je me garderais bien d’intervenir en féministe de gauche sur ce forum, et pour pousser des coups de gueule en plus ! Pas féminin , ça ! Non, croyez-moi, et vous le savez, si nous voulons vous caresser dans le sens du poil, nous nous y prenons autrement : flatterie, duplicité, séduction, œil de biche, bouche en cœur, décolleté plongeant et jambes croisées haut, quelques « je ne comprends pas », quelques « comme tu expliques bien ! », un peu de « je n’y arriverai jamais toute seule », beaucoup de « merci »... Si c’est ça que vous voulez, on peut vous en servir, mais il me semble que ce lieu n’est pas site de rencontres : chacun à le droit de s’y exprimer et d’enrichir le débat par sa propre expérience. Nous ne sommes pas dans le domaine de la séduction.
Si vous aviez réellement écrit ce que vous vouliez dire, à savoir « conversation » au lieu de « trempe », je n’aurais pas piqué un coup de sang après une semaine qui comptait déjà 35 heures jeudi soir et n’aurais pas perdu un précieux quart d’heure à vous répondre.
Ce soir, ma semaine en compte 44, dont deux passées en écrits de signalement, demain, je fais mes courses, mon ménage, mes papiers, ma lessive, je cuisine, je repasse, je me fais belle pour mon homme, dimanche on rattrape le sommeil en retard, on parle un peu plus que les autres jours, on brunche, et l’après-midi, je prépare ma classe pour lundi-mardi. Et c’est reparti pour des journées de 10 heures, réunions comprises, avec des petits bouts tout cassés, réunions le mercredi matin, prépa du jeudi-vendredi le mercredi après-midi...
Pas de pathos là dedans : de la passion, de la conviction et du vivant, la fierté de servir plutôt que celle de s’enrichir, la satisfaction de bien faire ce qu’on a choisi de faire plutôt que la jubilation mesquine d’avoir entubé son patron, son client ou son voisin.
Ce n’est pas de la morale, c’est le sens de l’honneur.
Je vous quitte : ce soir, pizza et un petit Tavel bien frais. A la vôtre !
Ouahhhh ! Quel homme ce Bill !
Se pochetronner parce qu’on est pas « puritain », admirer le dernier qui roule à terre dans le vomi des autres, ou le sien, et pour finir la soirée, mettre « une trempe » à sa femme histoire de montrer qui est le chef !
Cette vie de rêêêêve !
Vous faites partie du fan club de Bertrand Cantat ? Pas le chanteur , l’artiste génial et inspiré que j’admire, mais le pauvre type frustré, jaloux, rendu parano et violent par ses excès, et qui finit par tuer sa femme ?
Trop rebeeeelle, le mec !
Moi, cette semaine, je me suis coltiné un élève qui a vécu le truc en direct chez lui : la teuf de ouf avec les potes de papa, trop de la balle quand le tonton n’a pas rattrapé le bébé de 3 mois qu’il s’amusait à jeter en l’air !
Trop marrant quand mon élève de 10 ans s’est jeté sur le tonton en l’accusant d’avoir tué sa sœur (qui, heureusement, n’était que commotionnée).
Trop la déconne quand le papa (qui riait de l’incident avec ses potes), envoie valdinguer le môme dans un meuble.
Super défonce quand la mère menace tout le monde avec un couteau de cuisine pour les faire partir et se fait passer à tabac par une demi-douzaine de « vrais mecs » fin cuits.
Trop délire la fin de soirée avec flics, pompiers, urgences, pied fracturé pour mon élève, hématomes divers et variés pour le bébé et la mère, qui souffre en prime d’un nez cassé et d’une arcade sourcilière explosée.
Et enfin, trop le top quand le lundi matin venu, les éducateurs d’internat et les profs spé récupèrent un gamin plâtré, ravagé au physique comme au moral, qui va passer sa semaine à essayer de se balancer dans le vide d’une hauteur proportionnelle à la taille de son tonton .
Son raisonnement : ma petite sœur (prématurée de deux mois), mesure 55 cm, je mesure 1m 55 , soit 3 fois plus à la louche (il ne maîtrise pas la division, mais il a collé ensemble des bandes de papier de 55 cm jusqu’à ce que le total le dépasse), mon tonton mesure 1m80, alors 1, 80 + 1,80+ 1,80= 5, 40 (il ne maîtrise pas la multiplication), alors si je saute de 5, 40 m, je ne risque rien parce que moi, tout puissant, super héros en herbe, je suis forcément plus costaud qu’un bébé de 3 mois, une fille en plus !
C’est ce qu’il explique à tous les psy-choses alertés depuis quatre jours, et depuis quatre jours, on l’a déjà rattrapé plusieurs fois : de la fenêtre de sa chambre, de la cage d’escalier de l’école, du haut des jeux de la cour, de la terrasse du directeur, du toit du hangar...
Heureusement, son pied cassé le handicape, sinon, il aurait déjà réussi. Il repart demain soir en famille, pour un autre week-end de fête. Le juge est pour le maintien des liens familiaux.
Quand tout le monde sera bourré, il réussira peut être son expérience de physique amusante sur la chute des corps.
C’est un « cas social », me direz-vous. C’est vrai, et déficient en plus, et vous applaudirez au passage les profs spés capables de faire piger la proportionnalité à un « cassoss » déficient de 10 ans : ces sacrés planqués ne volent pas tous leur salaire, N... d.. D... !!! Vive la pédagogie !
Comme c’est un cas social, ça se voit. Pas de quoi planquer derrière les cliniques privées, les voyages à l’étranger, les psys discrets... Ce sont les voisins qui appellent les flics et les pompiers, qui se plaignent au proprio... Il y a enquête sociale, audience, votre histoire s’étale dans les réunions de synthèse qui décideront du sort de votre enfant : récupérable ou pas ?
Cela ne veut pas dire que ça n’existe pas dans les plus hautes sphères de la société : la violence domestique est, comme la connerie, la chose au monde la mieux partagée, sauf, j’ose à peine le dire, chez les employés des professions intermédiaires et supérieures, et... les fonctionnaires !!! Bref, les moins soumis à la pression, les moins précaires, ceux qui sont assurés : assurés d’avoir un emploi ou d’en retrouver un, assurés sociaux, assurés sur la vie, assurés chez une mutuelle, assurés de pouvoir payer leur loyer ou leur crédit, assurés que leurs enfants s’en sortiront même s’ils ne sont pas premiers de la classe, assurés de leur valeur, de leur utilité, quelle que soit la modestie de leur contribution humaine, et qui n’ont pas besoin de prouver quoi que ce soit à qui que se soit, en avalant plus d’alcool, en cassant la gueule à quelqu’un ou en sautant de plus haut.
Que l’on s’y essaye ado ou jeune adulte, soit... C’est un rite initiatique : la première biture !!! Et quelques autres pour suivre, à l’occasion, dans les très bons ou très mauvais moments. Mais ériger la beuverie en art de vivre et en « culture »...
Quant à la « trempe » à sa femme... Je ne sais pas si notre président à attendu votre conseil... Et puis mettre une trempe à sa femme parce qu’elle veut être présente aux 20 ans de sa fille : l’héroïsme du truc ! C’est vrai que ça, au G8, ça aurait vachement rehaussé l’estime internationale pour la France. Imagine dans Match : « On attendait Madame Sarkozy en Prada, et la voici en St. Laurent, coiffée par Carita, maquillée par Chanel dont le dernier anticernes masque admirablement les petites imperfections du teint : boutons, rougeurs, ecchymoses... ».
Non, tu vois, à mon avis, s’il ne lui a pas filé la trempe que selon toi, elle méritait, c’est qu’il lui doit une fière chandelle d’être là où il est, car n’étant pas un cas social, les éclats de la famille Sarkozy ne dérangent pas les voisins, et le feraient-ils que rien ne transpirerait. Il y a là de quoi arroser tout le monde.
Enfin, bien que n’étant pas fan de Royal mais portée par un esprit de révolte et de contradiction qui m’a toujours amenée à prendre le parti du perdant, du faible, de l’opprimé, de l’indien contre le cow-boy (par exemple), ce qui est d’ailleurs l’esprit de la loi dont on nous rebat les oreilles (elle est faite pour protéger les faibles contre l’ordre naturel qui est la loi du plus fort), eh bien non seulement je suis persuadée que la « bourgeoise nunuche » n’hésite pas à s’en jeter un derrière le rang de perle (indice : son rire. Elle s’esclaffe. Une femme qui s’esclaffe comme ça n’est pas une bourge coincée, ou alors, vous ne connaissez pas de bourge coincée, ou pas de femmes... : faites des recherches...). Sauf qu’à se retrouver pompette de temps en temps à jouer à celui qui de met minable le moins , ou le plus vite, il y a une nuance.
Et il est une chose dont je reste persuadée : Poutine se serait fait envoyer sur les roses avec le sourire mais avec fermeté s’il avait essayé de la saouler, et même si elle avait accepté le verre de « l’amitié », elle ne serait jamais apparue en public suante, bafouillante et essoufflée.
A nous, les filles, on nous apprend à se tenir.
A grands coups de baffes dans la gueule s’il le faut...
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