Certains vivent dans un paradis où tout produit est garanti au minimum 3 ans, où l’accroissement de la consommation est plus que compensée par l’accroissement de la qualité (d’ailleurs dans ce paradis les transports ne vont bientôt plus polluer du tout), où la Terre fabrique naturellement des minerais pour remplacer ceux qu’on lui soutire et des poissons pour remplir les océans, et où il est inconcevable qu’un fabricant programme l’obsolescence de ce qu’il met sur le marché. D’ailleurs ils gardent leurs gsm bien plus longtemps que les 3 ans de la garantie. Ils vont bientôt s’apercevoir que pour préserver leur jardin d’Eden il faudra bien prendre des mesures de protection afin de réserver ses bienfaits à une poignée de privilégiés. Ils risquent aussi de s’apercevoir que même privilégiés, ils seront appelés à sacrifier leurs libertés démocratiques sur l’autel de la sacro-sainte croissance.
Pendant ce temps, d’autres réfléchissent aux moyens de rendre la Terre vivable pour tout le monde et d’éviter qu’on en vienne à considérer l’élimination de quelques milliards d’individus comme la seule solution pour préserver l’espèce humaine. Si tant est qu’on puisse encore parler d’humanité dans ce cas.
Il est plutôt question de semer le doute sur un problème tel qu’il met en danger la pérennité du système libéral si cher à Hayek et Milton Friedman. Pour vous paraphraser, il est question de théories fumeuses de libéraux accros au profit et prêts à tout pour faire passer leur idéologie pour la seule garante de la liberté (en oubliant de préciser qu’il s’agit de la liberté pour le fort d’exploiter le faible).
@xavdr : « Ceci dit rassurez vous, l’histoire du grand méchant CO2 est très probablement fausse. »
MDR
Ce qui me rassure, c’est de voir combien vous êtes à l’Ouest. Toutes les fadaises élaborées par ceux qui refusent de voir la réalité en face, vous les avalez toutes crues !
Continuez donc à croire que la technologie va résoudre le fait incontournable que la Terre a des ressources limitées, et qu’un système basé sur la consommation et le gaspillage va se mettre comme par miracle à les gérer au mieux pour l’ensemble des hommes. Pendant ce temps-là, d’autres réfléchissent aux moyens de préserver la démocratie sous l’une ou l’autre forme plutôt qu’un système qui va bientôt devoir s’en débarrasser pour sauver sa peau.
@ sisyphe : Il existe une troisième possibilité, qui à mon avis s’applique à une
bonne partie des libertariens : ils sont tout simplement incapables
d’imaginer qu’un système qui n’applique pas leur idéologie puisse
permettre à l’humanité de continuer à évoluer, convaincus qu’ils sont
que le Vrai Libéralisme est naturel. Ils en sont donc réduits à des
exercices de contorsionnisme intellectuel tels que l’article ci-dessus
pour expliquer que les vrais coupables sont à rechercher du côté de ceux qui s’y opposent et non pas du côté de ceux qui en profitent à fond.
D’accord sur la condamnation sans appel du développement durable. Pour le reste, cet article est un ramassis d’amalgames (l’anti-capitaliste est forcément communiste !) et de contre-vérités saupoudrés des classiques dogmes capitalistes présentés comme « naturels ».
Mais espérer se sortir des impasses énergétique, climatique et alimentaire sans remettre en cause le productivisme sur lequel est fondé le capitalisme (tout comme le communisme d’ailleurs) est une illusion, pour ne pas dire une arnaque.