Limpide. Cela démontre bien qu’en restant dans la logique de croissance tous les gains de productivité et d’efficience énergétique réalisés ne servent qu’à produire plus, pas à polluer moins ! On pourrait ajouter que plus un processus est efficient plus il devient difficile d’encore l’améliorer, avec comme résultat que la croissance de l’efficacité ne suit pas la croissance de la production.
Peut-être que le jour où suffisamment de gens auront réalisé que la croissance ne crée même plus d’emplois, on parviendra à regarder la réalité en face : il faut inventer une nouvelle société, qui ne soit plus dépendante de la croissance. En espérant que cette prise de conscience se fasse à temps !
Réflexion intéressante malgré ses redondances, d’autant plus qu’elle émane d’un (ex ?)soldat de la finance ! Dommage qu’elle n’aille pas jusqu’à conclure qu’il faut remettre en cause non pas le modèle de croissance actuel mais la croissance en tant que dogme. En effet, si nous sommes passés d’une croissance soutenue par la consommation des ménages à une croissance soutenue par l’endettement, c’est bien parce que le premier processus ne répondait plus aux exigences de rentabilité du capital. Et à supposer qu’on y revienne, cela signerait l’arrêt de mort de toute prétention à ne pas saccager la planète. D’où cette conclusion logique et inéluctable : il faut sortir de la logique de croissance.
Trouverait-on normal dans notre société « développée » que dans un village vive un richissime seigneur entouré d’une floppée de crève-la-faim ? Non, on se scandaliserait d’un tel retour au moyen-âge.
Mais il en est pour trouver des arguments en faveur de cette mortelle cupidité dans un monde devenu village par la grâce de la globalisation. La seule différence est que la confrontation physique est impossible, permettant aux nantis de ne pas regarder la misère dans les yeux. Il en est même pour prétendre que cette accumulation de richesse ne se fait pas sur le dos des masses, niant ainsi la réalité des chiffres : pendant que la fortune des riches suit une courbe exponentielle, le nombre de mal-nourris s’approche du milliard, et le dépassera très probablement avant la fin de cette année.
Je rêve d’un monde où le titre d’homme (ou de femme, soyons dans
l’illusion jusqu’au bout) le/la plus riche serait considéré comme une
infamie.
La politique de l’offre c’est la pub ET les subventions. La consommation de masse doit correspondre à des capacités de production sans cesse croissantes. A partir du moment où la société de consommation a été mise en place (via la pub !) pour absorber les productions, il est devenu logique d’instaurer des politiques de subventions pour soutenir la consommation. Cela s’est fait d’autant plus facilement qu’on a disposé pendant quelques dizaines d’années d’une source d’énergie au rendement extraordinaire et que le coût environnemental n’a jamais été inclus dans le coût du transport. Mais c’est bien la pub qui a installé la société de consommation en poussant les gens à se muer en citoyens-consommateurs - de plus en plus consommateurs et de moins en moins citoyens, d’ailleurs.