D’accord avec le titre : la laïcité véritable combat révolutionnaire. C’est en effet le coup d’état libéral de 1789 qui a porté au pouvoir le clergé laïc qui impose sa religion au pays depuis lors. Dans la même Déclaration des droits, sous les auspices de leur dieu, nommément désigné comme ’l’Etre suprême" dans son préambule. On sait depuis, le peuple en a payé le prix fort aux XIXème, XXème et XXIème siècles, que ce dieu, c’est le profit (fait sur le dos des premiers). C’est la spécificité du christianisme catholique d’avoir bien séparé le spirituel du temporel (rend à César ...) traduit politiquement en France dès le haut-moyen-âge par une distinction nette entre les clercs et les laïcs. C’est bien la république libérale qui est revenue sur ce discernement pour inventer un pouvoir central unique qui légifère maintenant dans tous les domaines qui regardent (et regardaient avant) la seule vie privée et jusqu’à l’âme des individus. Adieu César, re-bonjour le culte d’Auguste, la république est bien devenu un empire sans noblesse.
La question identitaire est même une double imposture inhérente à la création de la deuxième droite (le PS). D’abord détourner sur le terrain sociétal l’attention publique afin d’étouffer le grand braquage social qui se perpétue sous nos yeux, ensuite s’assurer de la bonne réalisation du projet en écartant les locaux (ceux qu’un sentiment patriotique pourrait faire hésiter dans la manœuvre à un moment donné) au profit d’étrangers que n’encombre guère ce type de pensée puisque aucune racine physique ou affective ne les rattache à la France. Un hispano-suisse-qui-n’est-surtout-pas-lié à-la-France-de-manière-éternelle comme premier ministre, des marocaines au travail et à l’éducation nationale par exemple ou encore un hollandais à la présidence. Le sale boulot entrepris donc à coups de force physique et institutionnel (49.3) au profit de leurs patrons cachés par ces mercenaires-fusibles qu’un pantouflage remerciera lorsque la nouvelle équipe de démolition les clonera en 2017.
On peut comparer 1981 et éventuellement (car à ce stade c’est de la fiction) 2017, et Mitterrand et Le Pen de la manière suivante tout de même : ce sont bien les électeurs populaires et de « gauche », si ce mot avait un sens, qui ont votés pour le premier qui voteront aussi pour la seconde (les électeurs du PC et les (vrais) socialistes ne ce sont pas sublimés dans l’éther). Cela non pas parce qu’ils sont déboussolés, perdus, noyés, car eux n’ont pas changé de conviction et eux savent encore distinguer ce qui est bon (ou en tout cas moins pire) pour leur sort, mais bien parce que la classe unique dirigeante (dite gauche/droite) elle, a complètement perdu le nord. La « droite » ayant abandonné le patriotisme ou profit de la collaboration (OTAN, UE), la « gauche » ayant abandonné le peuple (prétexte électoraliste) pour la bourgeoisie d’affaires et son enrichissement personnel.
A l’auteur. Pire que Chirac et Sarkozy, desquels rien ne pouvait être attendu, le pire président de la Vème République fut sans conteste Mitterrand qui a trahi ceux à qui on avait fait croire qu’il était des leurs, tandis qu’il a poursuivi la libéralisation économique (c’est-à-dire le retour au pouvoir des affairistes financiers du XIXème siècle) et l’américanisation de la société dans les pas de Pompidou, mais à un rythme plus effréné et avec une brutalité contre le peuple que jamais le premier n’aurait osé imaginer.