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Moristovari

Moristovari

« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 15 juillet 2009 12:46

    La série continue sur la même base. Comme d’habitude, le titre n’a que peu de rapport avec le contenu : on attend une réflexion spéculative sur l’influence d’une certaine idéologie politique dans l’histoire récente, on se retrouve avec un article mi-brouillon mi-pense-bête où des événements nébuleux se mélangent aux réflexions douteuses dans un salmigondis incohérent.

    Cet article ne dit rien sur l’histoire mais en dit long sur vous. Avez-vous noté l’importance du champ lexical de la peur et du malsain dans vos écrits ? « prédation » « peur » « pulsions » « soumission » « vampires » « violence » « gros mangent les petits » « survivre » « mort prochaine »... « Prédation » : ce mot revient si souvent qu’on croirait lire un article zoologique. Bref, on a comprit : vous aimez beaucoup la simplicité du manichéisme et pour vous « la pensée de droite dans l’umps » (quoi que ce terme signifie) c’est le mal. Parano, disais-je ?

    Vouloir comprendre est un noble but, un but qui nécessite travail et humilité : s’instruire et réfléchir, développer sa culture et son esprit critique, ne jamais avoir de certitudes. Pour l’instant, vous n’écrivez que des bêtises et en instruisez les autres. Tout le monde est perdant.



  • Moristovari Moristovari 12 juillet 2009 18:10

    Chacun possède son grain de folie, l’homme parfaitement rationnel n’est qu’un idéal. La colère, par ex, est irrationnelle : elle ne mène qu’à la destruction, ne permet aucune réflexion aboutie. Et vous êtes en colère.

    Votre colère est sincère et juste. C’est sûrement la même que Coluche lorsqu’il créa les restos du coeur. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Pour moi les associations caritatives calment la douleur mais ne guérissent pas la plaie, la cause du problème. Elles ne remplacent pas l’infirmier, l’état, mais lui permettent de s’absenter. A long terme, elle font plus de mal que de bien : l’état oublie son malade.

    Nous sommes gouvernés par des incompétents, c’est vrai. Face à ce constat, faut-il accuser quelqu’un, quelque chose, trouver un bouc-émissaire ? Je ne crois pas. Notre société est la simple résultante d’une longue suite d’erreurs, de laisser-aller, de petites lâchetés, une longue série de chutes dans l’escalier de la réalité. Nulle omerta, juste l’habitude prise de préférer au réel un imaginaire plus agréable. Et souvent de mélanger les deux.

    De même, au plaisir de vous relire



  • Moristovari Moristovari 12 juillet 2009 16:35

    Il faudrait expliquer pourquoi vous avez choisi un titre aussi banalement provocateur et désagréable pour illustrer un article somme toute fort clair et bien écrit, surtout dans sa première partie. Après vient les raisonnement personnels, critiquables.

    Une réflexion inductive est toujours à prendre avec des pincettes. Quelques usagers et travailleurs du métro ne peuvent être représentatifs d’un peuple. Peuple est toujours un gros mot : le « peuple » français est constitué des « peuples » de Bretagne, de paris, d’Alsace, d’Auvergne, de Provence... eux même représentatifs de plusieurs parties. Mais l’ensemble de ces parties ne représente pas le peuple français, le peuple est toujours une idée collective. Et, grâce aux médias, l’idée du peuple français est majoritairement constituée par celle du peuple parisien, de ses valeurs, de ses modes de vie.

    Je dirais donc que les défauts reprochés au « peuple » français sont grandement imputable au « peuple » parisien du fait de sa surmédiatisation. La culture et la folie parisienne a essaimé dans toute la France, au dépend des autres cultures et folies. Paris est la France bien plus que Lyon ou Marseille : elle sert d’exemple.

    Les anglais ont-ils moins changés que les français depuis les 70’ ? Pourquoi l’immigration est-elle réussie en Angleterre et pas en France (hostilité des autochtones, rancune (histoire coloniale...) des immigrants) ? Bonnes questions, réponses compliqués.



  • Moristovari Moristovari 10 juillet 2009 12:37

    Vos pensées virevoltent comme des mouches, il est difficile de les attraper. « Et personne ne s’est dit » « on leur enlève », de qui parlez-vous : la famille, l’état ? Mais restons sur un seul exemple, ce sera mieux :

    Quand vous parlez de « la drogue et son idéologie positive tolérée », vous parlez, si je ne m’abuse, d’une propagande nationaliste destinée à calmer les tensions sociales. Mais comme fondement de cette hypothèse, vous indiquez un seul ex, un personnage des shows de Collaro. Donc pour vous la culture populaire est grandement influencé par les autorités politiques et économiques.

    Mais comment peut-on influencer la culture populaire ? Des hommes des services secrets ont-ils obligé Collaro à présenter un personnage baba sympathique ? Et si, simplement, Collaro avait créé ce personnage pour se moquer des tabous moraux tel qu’ils subsistaient encore à cette époque dans certaines classes de la population, celles dites « petits-bourgeois » ou « vieille france » ?

    Je disais que vous mélangez l’effet et la cause. C’est le cas ici : la culture populaire, surtout française, se moque de l’autorité par principe. L’état interdit les drogues ? Et bien Collaro fait son métier d’humoriste, provoque et dit le contraire de l’autorité.

    Mais si aujourd’hui la drogue est moins tabou qu’autrefois, consommée plus souvent, c’est moins grâce aux efforts d’un lobying quelconque qu’une réaction sociale naturelle : ceux qui voulurent l’accès aux drogues, ce fut la génération qui aujourd’hui détient l’autorité.

    Cette idée que les drogues illégales sont utilisés sciemment pour calmer les tensions sociales ne repose sur rien. Le tabac et les antidépresseurs sont plus faciles à se procurer, mieux régulés par l’état. Les drogues sont interdites par les états car ceux-ci ont peur d’une surconsommation, car les drogues ne permettent guère de bons rapports sociaux : elles individualisent, coupent de la réalité et provoquent un manque qui peut conduire à des accidents.

    L’état à de bonnes raisons d’interdire les drogues et la culture populaire de bonnes raisons d’avoir un avis moins tranché. Il n’y a pas de complot machiévélique, l’état n’utilise pas les drogues pour calmer des tensions, notamment celle des ghettos. L’explication est telle qu’elle est en réalité : simple et, pour celui qui s’attend à une révélation, chiante.

    Amicalement de même, Barbouse. Certainement un peu parano, mais la paranoïa étant pour Lacan la structure même de notre quête de la connaissance, au fond sympathique.



  • Moristovari Moristovari 9 juillet 2009 18:15

    Je le redis ici : quand quelqu’un se réclame « Libre penseur », « conscient » ou « Dissident », voir « esprit libre », on peut être sûr qu’il est adolescent, physiquement ou intellectuellement.

    Le problème de l’adolescent est qu’il dévore les informations mais qu’il ne prend guère le temps de les digérer. Son avidité de savoir n’a pour origine que l’orgueil procuré par la connaissance, si bien que dans sa hâte il prend souvent pour des vessies pour des lanternes, l’hypothèse pour la vérité, l’effet pour la cause. De plus, son esprit étant confus, sa plume l’est aussi. Cet article fournit un bel exemple du résultat : il boite des deux jambes, tant du fond que de la forme.

    Quand on ne comprend pas le monde, on en fait une pièce de théâtre simpliste. Les idées générales entretiennent entre elles des relations confuses mais posées comme des postulats, on passe du coq à l’âne sans s’intéresser au lecteur, ce pauvre lecteur qui ne demande qu’un peu de pédagogie.

    Et voilà ce que ça donne : la féminisation des emplois du service public fut le réflexe organique d’une société de mettre les femmes et les enfants qui en dépendent « à l’abri » (ne serait-ce plutôt le fait que les femmes, plus studieuses, doués pour les mathématiques et les services à la personne, répondent davantage aux critères de ce genre d’emplois ?), la drogue est une idéologie positive tolérée (alors que la plupart des états combattent tout marché noir entrainant la disparition de capitaux imposables et laissent la médecine se charger des tensions sociales, notamment avec les antidépresseurs), comme si « l’anti-nationnalisme des ghettos » fut quelque chose de réfléchi, un complot, et non une réaction sociale naturelle dans la rencontre entre des cultures différentes...

    Le monde n’est pas une pièce de théâtre, la plupart des théories du complots sont de simples bêtises créé par la peur pour la peur, car la peur est un plaisir coupable, une friandise contre l’ennui...

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