• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Moristovari

Moristovari

« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 5 200 196
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 223 72 151
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique








Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 8 juillet 2009 15:28

    Le libéralisme est un humanisme ; l’humanisme n’est pas le libéralisme. Votre définition de l’humanisme est celle du libéralisme : donc fausse ; la mienne, en une ligne, laisse trop de portes ouvertes. Fermons-en :

    Il n’y a pas qu’un humanisme. Disons que l’humanisme ancien se préoccupa plus de culture - rupture avec le moyen-âge « obscurantiste », retrouvailles des lumières de l’antiquité - et l’humanisme moderne davantage de politique. L’Homme avant Dieu et retrouver la dignité de l’Homme, voilà ses principes. « Bonheur » ou développement personnel, même combat.

    Évidemment, « Bonheur » a un tout autre sens aujourd’hui, celui épicuriste de la recherche du plaisir et l’évitement de la douleur. Ici je rejoint Nietzsche : « La souffrance cherche toujours sa cause alors que le plaisir incline à s’en tenir à lui-même et à ne pas regarder en arrière. » Le plaisir est indispensable mais la souffrance ne doit pas être bannie ni rabaissée : la souffrance permet à l’Homme d’avancer, de s’améliorer. L’éducation, qui aujourd’hui dure une décennie, est une forme de souffrance, mais une souffrance nécessaire : qui voudrait d’une société d’enfants sauvages ? Le libéralisme, imprégné d’épicurisme, mène trop vers cette société.

    Est-ce que les droits de l’homme font partis du libéralisme ? J’en doute : trop restrictifs, idéalistes, totalisant. Que pensait Deleuze des droits de l’homme ? « Ça fait tellement partie de cette pensée molle de la période pauvre dont on parlait. C’est du pure abstrait. » Pour Deleuze n’existe que la jurisprudence, le cas par cas, non-éternel, évolutif. Les droits de l’homme, ces nouvelles tables de la loi, sont figés et figent donc l’homme dans un présent auquel l’avenir ne correspondra peut-être plus. Pascal Salin oppose le libéralisme au constructivisme, qui souhaite améliorer le sort de l’humanité selon un plan prédéfini. C’est ce que font toutes nos républiques occidentales.

    Vous parlez aussi en abstrait, en idéaliste. L’action non-violente peut aboutir dans des États De Droit ? Mais dans combien de cas (vous ne donnez pas d’exemples), ne serait-ce pas plutôt les exceptions qui confirment la règle ? Même si, par certains aspects, je suis d’accord avec Deleuze lorsqu’il dit « toutes les révolutions ont échoués », il reste néanmoins que les idées libérales se sont toujours imposées par la force, tel un vaccin, il fallu un mal pour créer un mieux.



  • Moristovari Moristovari 7 juillet 2009 19:42

    L’humanisme, c’est déjà une vieille affaire, toujours partagée entre ces deux idées : favoriser le bonheur de soi ou le bonheur des autres ? L’utilitarisme de Bentham dit que la meilleure société est celle où se trouve le plus petit nombre de malheureux. En réponse, John Rawl dit que la meilleure société est celle où le plus malheureux l’est le moins. Dilemme. Surtout en ajoutant cette maxime : l’enfer est pavé de bonnes intentions.

    Des systèmes conçus pour avoir réponse à tout, la philosophie n’en manque pas : Kant, Hegel, Comte. Mais elle possède aussi l’inverse : Kierkegaard, Nietzsche, Sartre. Beaucoup ont dit que la science, suprême système dogmatique et totalisant, retirait tout le merveilleux du monde. L’ignorance et le savoir ont chacun ses avantages. Sinon un dogme n’est jamais présomptueux : chacun interprète et personnifie une idée à sa manière et, généralement, se range soit à ses cotés, soit s’oppose à elle. La voie neutre est rare.

    En n’acceptant pas que certains hommes ne puissent avoir certains droit, le libéralisme se pose aussi comme une doctrine universelle, une pensée unique. Le débat sur la burqa en est l’exemple actuel. Au niveau littéraire, il y a un rapport à faire avec la société imaginée par Iain M. Banks, « la culture », moins anarchiste qu’ultra-libérale, se considérant comme la meilleure forme d’organisation sociale, imposant sa tolérance culturelle si besoin par la force.

    Une pétition est symptôme d’un problème. Les pétitions sont rarement efficace car ce symptôme ne fait pas mal à l’organisme, à la société. Il pourrait être efficace si la société n’avait rien d’autre à s’occuper. Mais nos sociétés occidentales souffrent de multiples symptômes et s’occupent d’abord des plus dangereux pour elle. Entre les revendications de millions de manifestants et celles des banques, Sarkozy accorda son attention à celles qui faisaient courir le plus de risque à la république. Et les manifestants n’avaient pas l’air de loups mais de moutons.

    Je ne crois pas que L’Angleterre ait abandonné l’Inde par humanisme ni que le pacifisme de Gandhi y aida beaucoup. La plupart des anglais étaient partis avant 1930, maintenir l’ordre entre hindous et musulmans (peu pacifique entre eux) coûtait cher : mieux valait un pays libre attaché à l’Angleterre par une alliance étroite favorisant les échanges économiques : le Commonwealth. Minoritaires, la violence était pour les Noirs des états-unis un échec assuré. Et, comme Gandhi, les grands leaders Noirs apparurent au temps décisifs.

    Mais quand l’on voit le temps et la sueur qu’il fallu aux Noirs pour obtenir ce droit si simple, si fondamental dans une société par avance démocratique et libérale, qu’est l’égalité, comment penser que le pacifisme aurait eu un effet quelconque en 1789 ? Comment croire qu’à l’heure où le féodalisme économique s’impose, la non-violence pourra ramener l’égalité sur terre ? Triste constat, mais constat avant tout.



  • Moristovari Moristovari 7 juillet 2009 13:55

    « Lever le coude », c’est surtout une correspondance avec votre avatar... un emmerdeur stoïque, un esprit libre... comme souvent, le produit n’est pas à la hauteur de l’emballage...



  • Moristovari Moristovari 7 juillet 2009 13:51

    Effectivement ma phrase prête à confusion mais l’idée se tient : Marx n’a pas inventé la dictature du prolétariat, il l’a trouvé (mais pas vraiment théorisé : ce concept est comme celui de la main invisible de Smith : quelques mots parmi des milliers de pages). Il aurait sûrement préféré une transition plus facile mais a fait avec celle-ci. Dès lors, naturellement, comme il a lutté pour l’avènement du communisme, il lutta aussi pour la dictature du prolétariat.

    Humaniste, la doctrine communiste ? Il faudrait définir humaniste, mais faisons sans. Marx a théorisé le communisme en réaction aux dysfonctions du capitalisme pour qui l’homme n’est pas grand chose. Il voulu en finir avec la lutte des classes pour que tous les hommes soient égaux. Il écrivit « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. » et « tous les hommes sont frères », ce qui est proche du libéralisme... Sa pensée est humaniste car l’humanisme fut son fondement : il voulu un monde où les enfants ne travaillent plus et où les profiteurs soient exclus.

    Cependant, cet humaniste fondateur créa-t-il une théorie amenant un monde humaniste ? Évidemment non, mais comme pour le libéralisme : car l’un et l’autre manquèrent d’informations, ils n’eurent pas accès à la psychologie, la sociologie et toutes ces sciences modernes. Dans notre vision du monde plus complète, toutes ces doctrines sont dépassées. C’est pourquoi il existe tant de nouvelles doctrines communistes et libérales : ce sont à chaque fois des adaptations face à de nouvelles informations.

    Je me fais l’avocat de Marx car si l’homme eut des défauts, ce ne fut pas ceux d’idiotie et d’extrémisme aveugle. Effectivement, il accorde trop d’importance à la communauté au dépend de l’individualité. Sur la question de la violence, je me tais : jusqu’à présent l’homme n’a guère trouvé d’autre moyen de se débarrasser d’un despotisme, même aujourd’hui : les grèves, grèves de la faim, pétition, ce sont toutes des formes de violences, des coupures dans l’ordre.



  • Moristovari Moristovari 6 juillet 2009 23:09

    Niveau brèves de comptoir, il faudrait peut-être argumenter au lieu de lever le coude...

Voir tous ses commentaires (20 par page)

LES THEMES DE L'AUTEUR

Tribune Libre Société Culture Culture

Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/