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Moristovari

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« Traverser un désert, c’est pas grand chose. Ce qui est terrible, c’est naître dedans, c’est grandir dans un désert. » - Deleuze

Tableau de bord

  • Premier article le 03/06/2009
  • Modérateur depuis le 23/09/2009
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Derniers commentaires



  • Moristovari Moristovari 29 juin 2009 12:23

    Ce problème de la confiance accordée aux malhonnêtes est vieux comme Hérode. Déjà, au début du siècle dernier, on pouvait lire ce témoignage :

    "P De Rousiers compare l’américain à un capitaine de navire qui, pendant une navigation difficile, n’a pas le temps de surveiller son cuisinier qui le vole. " quand on vient dire aux américains que leurs politiciens les volent, ils vous répondent d’ordinaire : parbleu, je le sais bien ! Tant que les affaires marchent, tant que les politiciens ne se trouvent pas en travers de la route, ils échappent, sans trop de peine, aux châtiments qu’ils méritent. "

    Pourquoi cette indéfectible confiance envers les élus qui abusent ? Parce que l’on vote moins pour une personne que pour un parti et une idéologie ? Parce que la malhonnêteté n’empêche pas la compétence ? Parce qu’aucun autre candidat sérieux ne se présente ? Parce qu’une bonne campagne médiatique fait de tout homme un saint ? Parce qu’un problème qui n’a pas d’incidence sur notre vie est jugé peu important ? On le voit : les réponses ne manquent pas.



  • Moristovari Moristovari 28 juin 2009 17:35

    Et oui, 1984 est devenu le petit livre rouge du contestataire lambda. On le lit comme la bible, sans se soucier d’aller plus loin dans la réflexion : on aime la peur, on aime l’adrénaline qu’elle engendre, les pulsions morbides qu’elle réveille. Quand on a pas les moyens de faire des sauts en parachutes, on rumine cette peur bon marché que sont les théories du complots, on attend l’apocalypse nucléaire comme une petite vieille. Et, peu à peu, à force d’excès, on sombre dans la paranoïa.

    Le marketing de la peur est moins une réalité voulue par les gouvernements et les médias qu’une réponse à un besoin désiré par les citoyens. Le nihilisme à encore un bel avenir devant lui.



  • Moristovari Moristovari 23 juin 2009 12:53

    Que contient votre article : une simple publicité pour quatre œuvres : la révolution de la conscience / Home / Réveillez-vous / Le sens du bonheur. Libre penseur autoproclamé mais en réalité incapable de réfléchir par vous-même : toutes vos opinions personnelles sont copiés-collés sur d’autres. Amusant et si fréquent aujourd’hui : un mouton qui critique les moutons.

    Votre statut d’adolescent transpire par tous vos mots. On dit que l’écriture est le reflet de la pensée, et c’est vrai, mais ce n’est guère flatteur pour vous : « Moi dans ce cas, personnellement, je s’abstient, mais bon chacun est libre de se ridiculisé ! »



  • Moristovari Moristovari 22 juin 2009 15:45

    Quand quelqu’un se réclame « Libre penseur », « conscient » ou « Dissident », voir « esprit libre », on peut être sûr qu’il est adolescent, physiquement ou intellectuellement. C’est le cas de l’auteur de cet article et de bien des commentateurs qui l’approuvent.

    Je n’aime pas les combattants de la liberté prêt à tout sacrifier au nom d’un monde meilleur. Je n’aime pas les articles ou des mots sont écrits en majuscules comme des imprécations, ou des films usent des mêmes ficelles propagandistes et essoreuses de cerveaux que celles utilisées par la publicité ou Goebbels.

    Continuez à croire en une révolution qui lavera le monde de tous ses péchés mais vous seriez les premiers à pleurer si cela arrivait en constatant tout ce que vous avez perdu. Heureusement, un ramassis de Tartuffes encore plus anémique et dégénéré que les hippies et rebelles des seventies n’a aucune chance de concrétiser leurs pulsions morbides. Jouer de la guitare, tout au plus.

    Pour vous éviter cet avenir évident vers lequel vous entraîne vos références culturelles actuelles - Home pour l’écologie et Matrix pour la philosophie - vous aurez sûrement beaucoup de peines à endurer. Car l’instruction est comme le travail : quand on ne le pratique pas avec plaisir, on le fait avec effort.



  • Moristovari Moristovari 21 juin 2009 17:24

    Un plus mérité pour ce post. Comme pour toute les matières qu’elle enseigne, l’éducation national ne rend pas justice à la philosophie et son programme n’en est qu’une vulgarisation honteuse. Comme si la philosophie ne pouvait se pratiquer qu’à la manière d’Hegel (thèse/antithèse), comme si la philosophie était l’art de donner des réponses stupides à des questions idiotes. Combien d’étudiants ont ainsi acquis un dégoût quasi pavlovien envers « l’amour de la sagesse » ? De ce que j’ai vu, presque tous. Et pourtant, la philosophie est l’un des formateurs essentiels de l’esprit critique. Car il ne suffit d’emmaganiser les connaissances, il faut pouvoir les juger.

    Pour l’éducation nationnale, la philosophie en est resté au début du XIXème : l’étudiant découvre ainsi une philosophie idéaliste, sans incidence possible sur la réalité. Car notre belle république égalitaire sait bien ce qu’elle encourt à réveiller les esprits. Elle ne veut pas d’un nouveau mai 68, pétard mouillé qui aurait pu être une bombe, elle n’a aucun intérêt à faire découvrir la pensée de Marx, Nietzsche, Foucault, Sartre et tant d’autres critiques du système capitalo-républicain bi-séculaire qui perdure encore dans tout le monde occidental.

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